Avec Laurent Mauduit, autour du livre Collaborations. Enquête sur l'extrême droite et les milieux d'affaires.
De Steilneset à Ciudad Juârez, à quatre siècles d'intervalle, c'est bien "une guerre dans le corps même des femmes qui, avec constance, est menée". La puissance du texte de Christelle Taraud, entremêlant le travail historique et la part sensible d'un voyage au bout de la nuit norvégienne, se loge sur ce pont érigé entre les violences d'hier et celles d'aujourd'hui. A Steilneset, elle a compris que la violence à l'égard des femmes constituait "une structure élémentaire qui transite par la répétition assommante de l'histoire, au-delà de notre volonté, de notre conscience, de notre foi". Les Inrockuptibles
Afin de rédiger Les Filles -au-diable, Christelle Taraud se rend à l'extrême nord de l'Europe, sur l'île de Vardø, dans le Finnmark norvégien, l'un des épicentres majeurs de la chasse aux " sorcières " en Europe moderne. (...) Le voyage à Vardø constitue un geste méthodologique et politique fort : écrire l'Histoire depuis les lieux mêmes du massacre, parce que malgré ce lointain géographique, ce lieu apparaît comme un nœud central de la violence misogyne institutionnalisée au XVIIe siècle. C'est là où furent prononcées les condamnations, dans la forteresse sombre et glaciale de Vardøhus, c'est là où furent exécutées de nombreuses femmes, sur une île encore plus exposée aux vents froids : Steilneset. Le livre se distingue par un dispositif narratif particulièrement efficace : l'alternance entre essai historique et journal de terrain, et par l'introduction d'un personnage central, Anne Lauritsdatter, femme réelle, historiquement attestée, condamnée à être brûlée vive. Collateral
Christelle Taraud était l'invitée, avec Judith Godrèche, des "Matins" sur France Culture.
L'ironie confine souvent à de la raillerie, de la méchanceté pure, sans perspective. Pour Laélia Véron, elle peut cependant aussi être positive quand elle se met au service d'un but "pédagogique". Lire/Le Magazine littéraire
Depuis que Socrate en a fait une arme discursive (en feignant l'ignorance pour exposer la faiblesse de l'autre), nous avons appris à en faire usage, parfois jusqu'à plus soif. Le problème, c'est que comme l'analyse finement la linguiste Laélia Véron dans son essai co-écrit avec Guillaume Fondu, l'ironie nous divise, puisqu'elle appuie là où cela fait du bien pour les un·es, et là ou cela fait du mal pour les autres. Tout sauf consensuelle, l'ironie tire sa force et sa limite de sa hargne subversive. Arme discursive redoutable, l'ironie "semble pouvoir se prêter à des fins très diverses'. C'est l'éclaircissement de ces fins diverses que le livre prend pour objet, en cartographiant dans le paysage de l'humour actuel les différents points d'accrochage possible, de ses modes d'écriture à sa capacité à rassembler ou diviser... [...]. Les Inrockuptibles
Laélia Véron était l'invitée des "Matins" sur France Culture : Faut-il prendre l’époque au sérieux ? | France Culture.
Laélia Véron et Guillaume Fondu étaient également invités sur RTS : L'ironie, un humour émancipateur ou humiliant? | RTS
Rencontre avec Isabelle Guérin, pour le lancement de son livre La Femme endettée.
Avec Mark Mazower, auteur de Antisémitisme. Métamorphoses et controverses.
Guillaume Coudray est l’invité de Michel Cymes pour son livre-enquête De l’essence dans nos assiettes.
Rencontre avec Romain Huret, autour du livre Les Oubliés de la Saint Valentin.