Peut-on encore tomber réellement s’aimer à l’ère des applications de rencontre ? Quand des milliers de profils défilent sous nos doigts, quand on “matche”, qu’on “unmatche”, qu’on ghoste, qu’on compare, qu’on hésite ? Qu’on les utilise ou non, les logos de Tinder, Bumble, Meetic ou Hinge font partie du paysage. Ils sont sur nos téléphones, dans nos conversations, parfois même dans nos histoires de couple. Pour beaucoup, ils sont devenus le premier lieu de sociabilité amoureuse. Et en même temps… jamais les inquiétudes n’ont été aussi fortes : est-ce que les apps abîment nos relations ? Est-ce qu’elles nous rendent plus exigeants, plus volatils, plus seuls ? Ou est-ce qu’au contraire, elles ouvrent des possibilités que les générations précédentes n’auraient même pas imaginées ? Quel rôle ont elles dans les transformations de nos sexualités, et particulièrement de celles des jeunes générations, qui les utilisent en plus grand nombre ? Pour répondre à ces questions, Salomé Saqué reçoit l’une des grandes spécialistes de cette thématique, la sociologue Marie Bergström, autrice des Nouvelles lois de l’amour.
Rencontre avec Juliette Roguet, pour la présentation de son livre Jouir de l'exotisme.
Au terme de plusieurs scrutins et d’un débat, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée a le plaisir de décerner son Grand Prix de la critique ACBD 2026 à Les Sentiers d’Anahuac de Romain Bertrand et Jean Dytar, publié par les éditions Delcourt. Romain Bertrand et Jean Dytar livrent l’une des BD les plus abouties et pertinentes de l’année 2025. Dans Les sentiers d’Anahuac, ils reviennent sur l’époque charnière de la conquête de l’Amérique centrale par l’espagnol Cortès. Ils retracent le sacerdoce d’un indigène autochtone qui consacre sa vie à la constitution d’un codex détaillant sa propre culture précolombienne, sous l’égide d’un prêtre franciscain. Ce faisant, ils interrogent des notions passionnantes : comment l’évangéli- sation forcée a-t-elle remplacé la culture aztèque ? Le pouvait-elle radicalement en si peu de temps ? Comment conserver les traces essentielles de la civilisation d’avant ? Pour cette histoire authentique et documentée de la création d’un codex culturel, Jean Dytar a réinventé une écriture BD à base des hiéroglyphes et des symboles utilisés par les indigènes pour codifi er leur écriture. Ils accompagnent l’oeil de subtile manière à travers des planches fourmillantes d’informations, qui conservent une fl uidité de lecture et une griffe proche de la ligne claire. Cette oeuvre essentielle en dit long sur notre propre époque, à laquelle la tentation du recouvrement culturel anime toujours bien des velléités géopolitiques.
Rencontre et débats avec Ziad Majed, auteur de Le Proche-Orient. Miroir du monde Comprendre le basculement en cours.
Rencontre avec Ziad Majed, pour la présentation de son livre Le Proche-Orient. Miroir du monde Comprendre le basculement en cours.
Rencontre avec Christelle Taraud, pour le lancement de son livre Les Filles-au-diable.
Rencontre avec Laélia Véron et Guillaume Fondu pour le lancement de leur livre " T'es sérieuse ? " Problèmes politiques de l'ironie.
Avec Léa Hobson, autrice de Désarmer le béton. Ré-habiter la terre.
Les Éditions La Découverte ont appris avec tristesse le décès de Mohammed Harbi – historien, intellectuel et combattant de la première heure pour la libération de l'Algérie.
Il avait publié en 2001 Une vie debout – premier volume de ses Mémoires politiques.
Avec sa disparition, c'est une page de l'histoire du mouvement national et du rôle qu'ont joué des intellectuels qui se tourne….
Ovidie dénonce le « slut shaming » auquel les femmes sont confrontées | Speech.
Elle décrit comment les femmes qui exposent leur corps sont très souvent déshumanisées, avec une volonté de la société de « les faire payer ».
Slut shaming - Faire payer les femmes, parution le 8 janvier 2026.
À l’époque du « Porno Chic », cinéma, mode et médias s’encanaillaient avec l’imaginaire du X. Vingt-cinq ans plus tard, à l’aune de #MeToo, Ovidie relit et interroge ce moment charnière, fait d’exhibition et de stigmatisation, pour analyser la violence du « slut shaming » : ce marquage au fer rouge de femmes exposées à la sexualisation, et prises entre consécration et opprobre.