Rencontre avec Léa Hobson pour le lancement de son livre Désarmer le béton - Ré-habiter la terre.
Rencontre autour du livre Comment torpiller l'écriture des femmes de Joanna Russ en présence d'Élisabeth Lebovici, préfacière de l'ouvrage, et de Cécile Hermellin, traductrice du livre.
« Christophe Darmangeat pointe d'emblée la confusion courante entre guerre et autres affrontements collectifs violents. Il s'emploie avec force pédagogie, et un certain humour, à proposer une classification méthodique de ces derniers, en s'appuyant sur plusieurs cas rapportés dans de nombreuses sociétés. Puis, il se penche sur la question de l'origine de ces violences en renvoyant dos à dos les explications pulsionnelles mobilisant une supposée agressivité inhérente à certains peuples et celles fondées sur un matérialisme trop étroit, qui les fait reposer exclusivement sur l'acquisition de ressources. Il souligne le rôle de motifs symboliques, comme la justice ou la vengeance ainsi que l'acquisition d'autres attributs investis d'une importance cruciale, comme les têtes des adversaires. L'ouvrage vaut aussi le détour pour la rigueur du raisonnement. Une leçon loin d'être superflue en ces temps où le cours de l'irrationnel remonte en flèche. » Alternatives économiques
« Avec le passionnant "Casus belli", l'ethnologue Christophe Darmangeat refonde le problème de l'origine de la guerre, non sans un certain humour noir. » Le Monde des livres
Il était l’invité du Grand face-à-face sur France Inter.
De Black Lives Matter à Femme, Vie, Liberté en Iran, les soulèvements contemporains révèlent la force révolutionnaire du féminisme. Face aux politiques de la cruauté, l’attachement devient un mode de résistance, ancré dans l’expérience sensible et affective. Chowra Makaremi explore ces liens qui transforment le chagrin, l’affection et la colère en puissance politique.
« Résistances affectives, un essai personnel et bouleversant, un très grand livre de ceux dont on se dit en le lisant qu'il nous marque pour toujours. » Sylvain Bourmeau - FRANCE CULTURE - La Suite dans les idées
« Comment résister ? Comment faire face aux politiques de la terreur ? L'anthropologue Chowra Makaremi, nous donne peut-être un chemin. Elle montre que "la cruauté est mise en spectacle pour gouverner par la peur". Torture, disparition, condamnation à mort, mise en scène du temps judiciaire et exécution... Cette "pédagogie sociale de la cruauté" fabrique du consentement. Alors, la sidération nous paralyse politiquement. Mais il est encore possible de résister parce que le chagrin et la colère, notamment des femmes, se transforment en une nouvelle puissance d'agir. Parce que les émotions sont aussi un moteur en politique. Parce qu'il n'y a pas que la raison.» Nora Hamadi - FRANCE INTER - Dans l'oeil
Chowra Makaremi était également l'invitée de Marie Richeux dans Le Book Club sur France Culture.
La violence recouvre une multitude de phénomènes, de ses bouffées collectives les plus spectaculaires qu’illustre le retour des guerres à ses expressions intimes dont l’actualité ne cesse de révéler l’ampleur, en passant par ses formes structurelles. Que dit-elle du monde ? Pourquoi tant de difficultés à la documenter, à la qualifier et à la représenter ?
« Omniprésente dans la littérature et chez les philosophes, la violence est négligée par les sciences sociales. L’anthropologue Didier Fassin comble cette lacune en offrant une plongée dans nos ténèbres. C’est un livre dédié “aux victimes des violences, des guerres et des génocides dont on détourne le regard, dont on protège les auteurs, dont on condamne celles et ceux qui les dénoncent”. Un essai salutaire et bienvenu dans le terrible vacarne des armes, et qui interroge la violence sur “ce qu’elle dit au monde” à partir de cinq portes d’entrées : notre façon de l’écrire, de la représenter, de l’attester, de la qualifier et de la refuser. C’est la force de ces Leçons de ténèbres, composées par Didier Fassin, d’éclairer un peu les “ténèbres” de notre monde, de suspendre un temps les tensions et polèmiques sur les conflits qui surgissent partout, et d’ouvrir un espace de réflexion loin du bruit, de la fureur et du renoncement à penser. » Télérama
Retrouvez Didier Fassin dans L’Échappée, la nouvelle émission d’Edwy Plenel sur Mediapart.
Les Éditions La Découverte et Pascal Combemale ont appris avec beaucoup de tristesse le décès d’Armand Mattelart, survenu le 31 octobre dernier.
Bien que plus âgé que notre regretté François Gèze, il appartenait à une même génération, désormais sur le point de disparaître. Elle avait certainement quelques défauts, mais il est permis d’espérer que survivront ses plus belles qualités, qu’Armand possédait toutes. Il fut un universitaire et un chercheur engagé, parvenant à préserver un équilibre entre ces deux activités, parfois difficiles à concilier. Engagé, il le fut inévitablement dès lors qu’il commença sa carrière comme démographe au Chili, dans les années 1960, participa à l’Unité populaire et fut expulsé après le coup d’État de Pinochet en septembre 1973. En témoigne son film documentaire réalisé en collaboration avec Chris Marker : La Spirale (1976).