


2025-12-26 - Alvaro Goldet - L'Eclaireur
Autrice et documentariste, ex-star du X, Ovidie,diplômée d'un doctorat de lettres, est spécialiste de l'intime et du rapport au corps. Dans son
2026-01-29 - Gala
Une émancipation à reconquérir. La sortie du livre événement de Gisèle Pelicot en février ne doit pas écraser la parution d'autres ouvrages évoquant les violences faites aux femmes, la culture dite " du viol " et l'impact de la pornographie. (Ovidie a été) au premier rang de cette culture qu'elle rêvait moins violente, et fait de (son) expérience et de celle de (ses) consœurs les témoignages d'un XXIe siècle pas si libérateur pour la sexualité. (...) Fascinante plongée dans l'histoire de cette libération ambiguë, faite d'un style tout en nuances,
2026-02-01 - Eugénie Bourlet - Lire Le Magazine littéraire
Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour La Matinale du Monde, a lu " Slut Shaming ", le dernier livre d'Ovidie. L'écrivaine y retrace les dérives engendrées par le mouvement " porno chic ", où la transgression était reine. Elle met aussi en garde contre le " sexpositivisme " qui lui a succédé. (...) Ovidie raconte l'émergence de cette nouvelle génération de stars qui vont incarner une appétence collective pour le sexe. (...) Elles ont en commun de s'être données à voir, pas toujours complètement consciemment d'ailleurs (comme Loana). Invariablement, on les prend pour des imbéciles. Invariablement, les prédateurs tentent de profiter de la situation. Au fil des pages, on croise un titulaire du prix Goncourt en casting sauvage pour un court-métrage imaginaire (Michel Houellebecq), des producteurs qui donnent rendez-vous directement dans leur appartement (anonymes), un humoriste sans pitié (Laurent Baffie), un animateur-producteur aussi intrusif que cruel (Thierry Ardisson). Avec notre regard d'aujourd'hui, ces jeunes autrices et actrices ressemblent à de la chair à canon, complètement piégées dans la contradiction fondamentale des années porno chic : une époque qui a voulu tout savoir sur le sexe, pour mieux massacrer celles qui ont apporté des réponses à ces questions. En lisant Slut Shaming, j'ai réexaminé ces années pré-#MeToo, pré-nouvelle vague féministe. La rivalité entre femmes était exploitée sans vergogne :
2026-02-01 - Maïa Mazaurette - Le Monde
Entre récit personnel et analyse politique, Ovidie raconte comment l'hypersexualisation des corps féminins s'est retournée en stigmatisation. Son dernier ouvrage aborde plus spécifiquement, sous la forme d'un récit en première personne, le cas d'une mécanique de stigmatisation dont elle a été à la fois le témoin et la cible, qu'elle nomme le " slut shaming ". Par cette expression, elle désigne une forme de stigmatisation qui vise les femmes et qui consiste à les culpabiliser dès lors que leurs comportements –; et en particulier leur sexualité –; sont jugés provocants. Afin d'en comprendre les mécanismes, Ovidie retrace, à travers son propre parcours personnel, l'histoire des années 1990-2000 au cours desquelles on assiste à l'émergence du " porno chic ". À l'époque, la mode, le cinéma et les médias répandent des images pornographiques dans la culture dominante et contribuent à légitimer une certaine sexualisation du corps des femmes.
2026-02-13 - Christian Ruby - Nonfiction
Entre récit personnel et analyse politique, Ovidie raconte dans son livre Slut shaming - Faire payer les femmes comment l'hypersexualisation des corps féminins s'est retournée en stigmatisation.
2026-02-21 - Christian Ruby - Slate
Dans Slut shaming. Faire payer les femmes, Ovidie raconte une histoire, qui est la sienne en premier lieu. Mais, ce faisant, c'est une multitude d'autres vies qu'elle convoque : celles d'actrices, d'écrivaines, de modèles ou d'anonymes qui partagent avec elle l'expérience de la stigmatisation, en lien avec leurs activités sexuelles, réelles ou supposées, et avec la circulation de leurs images sexualisées. Son essai s'élève avec force contre l'assignation des femmes à la honte.
2026-03-03 - Perrine Lachenal - En attendant Nadeau


Introduction. La putain savante
Là d'où je parle : le féminisme pro-sexe
Recherche jeune femme naïve pour faux casting
Et pour les scènes de sexe on fait comment ?
De la " putasserie " à l'autofiction
Le suicide comme seule issue
Grandeur et décadence du porno chic
Porno et téléréalité, les cousins germains
La rédemption
2003-2004 : la fête est finie
Elle l'a bien cherché
La mort du féminisme pro-sexe ?
Conclusion. Après #MeToo, peut-on encore filmer le sexe ?