Alors qu’une « garantie à l’emploi vert » est de plus en plus évoquée en France, parait La garantie d’emploi de l’économiste étatsunienne, conseillère de Bernie Sanders, Pavlina Tcherneva. Représentante de la « Modern Monetary Theory », ce courant économique prometteur qui progresse outre-Atlantique, cette économiste évoque dans ce livre un programme accessible et réalisable qui nous libérerait enfin du chantage à l’emploi, tout en se donnant les moyens d’une action déterminée sur le front de l’écologie.
Si le plaidoyer de Tcherneva est appliqué au cas étatsunien, Le Grand Continent propose de manière très convaincante de le mettre en lien avec le cas français. Dans une interview pour Libération, elle évoque également dans quelle mesure le cadre européen pourrait être adapté à cette mesure.
La préface de ce livre est disponible sur le site de Contretemps.
Régulièrement, des discours pointent le déclin du français et en font une langue en danger. Mais est-ce vraiment le cas ? Que révèlent nos craintes et nos fantasmes langagiers ? Maria Candea et Laélia Véron répondent dans cette vidéo et dans une tribune à lire sur AOC.
Retrouvez les différentes vidéos réalisées par Maria Candea et Laélia Véron : Qu'est-ce qu'une faute de français ? à voir ici, Certains jeunes auraient 400 mots de vocabulaire. Vrai ou faux ? à visionner ici, « Autrice », c'est moche ? à voir ici ou encore Qu'est-ce que la glottophobie ?.
Et pour poursuivre la réflexion sur la langue française et les discours tenus en son nom, nous vous invitons à plonger dans leur ouvrage Le français est à nous ! Petit manuel d'émancipation linguistique.
Les qualités du roman graphique de Claire Le Men ont été saluées dans la presse comme dans Elle qui parle d'un ouvrage « éclairant » (voir photo ci-contre).
Les Inrockuptibles estiment, quant à eux, dans un article publié sur leur site internet, que « convoquant l'esprit de Michel Foucault, Claire Le Men donne à son Syndrome de l'imposteur la dimension d'un essai vivifiant et accessible sur la place de la folie dans notre société ». Un article à retrouver ici.
Le Monde a également consacré un article à la bande dessinée sur son site internet, à lire ici ainsi que 20 minutes (voir ici).
En déplacement fin juillet au Cameroun, Emmanuel Macron a exprimé son souhait de créer une commission d’historiens français et camerounais pour faire la lumière sur « l’implication de la France et le rôle des autorités camerounaises de l’époque avant et après l’indépendance ». Une façon de ne pas reconnaître directement les atrocités commises sur des Camerounais par l’armée française pendant la lutte pour l’indépendance du Cameroun, alors que celles-ci ont pourtant été largement documentées. Dès 1972, les Éditions François Maspero (dont les Éditions La Découverte ont pris le relais) publiaient ainsi Main basse sur le Cameroun, un livre réquisitoire qui fut censuré par les pouvoirs publics. En 2011, les journalistes indépendants Thomas Deltombe et Manuel Domergue et l’historien Jacob Tatsitsa mettaient en lumière dans Kamerun ! cette guerre secrète menée par les dirigeants français dans les années 1950 et 1960 pour garder la mainmise sur le pays. Une histoire qu’ils relatent également de façon synthétique dans La guerre du Cameroun, préfacé par Achille Mbembe. Des livres qu’il est urgent de (re)découvrir !