Vous les connaissez bien. Leur visage et leur voix vous sont familiers. Ils signent tous les jours un éditorial dans la presse écrite ; ils livrent une chronique chaque matin sur une antenne de radio ; ils occupent les plateaux des grandes - et des petites - chaînes de télévision ; chaque année, voire plusieurs fois par an, leur nouveau livre envahit les tables des librairies. « Ils », ce sont les « éditocrates ». Ils ne sont experts de rien mais ils ont des choses à dire sur (presque) tout et, à longueur de journée, ils livrent à l'auditeur-lecteur-télespectateur-citoyen leurs commentaires creux ou délirants sur le monde comme il va et comme il devrait aller. Sentencieux, ils racontent (à peu près) tous la même chose et dans (presque) tous les domaines, que ce soit sur la vie politique, la crise économique, les problèmes de société, les questions internationales, etc. Pontifiants, ils répètent à tout bout de champ qu'ils sont « politiquement incorrects » - alors qu'ils sont les plus illustres représentants du conformisme intellectuel. À travers dix portraits drôles et corrosifs, ce livre dévoile l'imposture de ces professionnels de la pensée-minute.
Prix : 12,50 € ISBN : 9782707158697 Dimensions : 136 * 220 mm Façonnage : Broché Nb de pages : 196
Mona Chollet, 34 ans, journaliste au Monde Diplomatique, animatrice du site « peripheries.net », est l'auteur de La tyrannie de la réalité (Calmann-Lévy, 2004 / Folio – Gallimard, 2006).
Mathias Reymond est maître de conférences en sciences économiques.
Introduction. Les fabricants du consentement : voyage en éditocratie Alain Duhamel, le cardinal des éditocrates, par Olivier Cyran « J'ai bati ma carrière sur les cumuls et j'ai bonne conscience » L'unique embarcadère d'un parcours irréprochable Enfoncer les clous de la « réforme » Bernard-Henri Lévy, ou la vérité à distance,par Sébastien Fontenelle Un audacieux touche-à-tout Choses (presque) vues en Bosnie et en Algérie Israël, juillet 2006 : « Une armée plus sympathique que martiale » Géorgie, août 2008 : Gori « réduite à l'état de ville fantôme » Au pays (imaginaire) de la gauche antisémite Gaza, janvier 2009 : quand Israël entreprend de « libérer les Palestiniens du Hamas » Gaza by night Christophe Barbier ou la « génération saine », par Olivier Cyran « La moitié de mes déjeuners avec les politiques, les autres en interne » « Il semble admis que ce pays soit atteint de \"palu social\" » « Aider les meilleurs à être plus forts encore » « Mon édito est adapté au Web, mais est-il adapté au téléphone portable ? » Jacques Attali, l’insubmersible imposteur, par Mathias Reymond Le « roi des ondes » (Grosses) approximation et (vastes) emprunts Jacques le Modeste Alexandre Adler, l’imagination au pouvoir, par Sébastien Fontenelle Le Nostradamus des urnes « Un esprit indépendant, libre de tout engagement et de toute contrainte partisane » Du Komintern aux « néocons » : la bascule d'Alexandre le rouge Sus aux Tchéchènes et aux hitléro-trotskistes ! L'antiaméricanisme est (aussi) un antisémitisme Quand l'Espagne vote pour Hitler Haro sur le « fasciste » Besancenot, ou l'hitlérisme à nos portes Laurent Joffrin, ou la victoire du capitalisme dans la gauche, par Sébastien Fontenelle « La vie est ailleurs : elle sourd de la crise par l'entreprise, par l'initiative, par la communication » Le Nouvel Obs, un « Gala pour les riches » « Le problème, c'est les trotskistes » « Sacré Joffrin ! » Jacques Marseille au secours des riches, par Olivier Cyran « La pauvreté, c'est essentiellement subjectif » Quand l'historien Jacques Marseille réécrit l'histoire du patronat « Il fallait pas négocier ! Il fallait pas négocier ! » « Bienvenue chez les Français » Nicolas Baverez, la sentinelle du patronat , Sébastien Fontenelle Un fauteuil au Medef Un « essayiste brillant » Une « guerre civile entre les races » Les 35 heures, « c'est de l'alcoolisme » Nicolas Baverez ose tout Le capitalisme est une émancipation Ivan Rioufol, l’imprécateur du vendredi, par Sébastien Fontenelle Le maquisard d'une guerre imaginaire Amalgames (très) grossiers Furieuses phobies Le croisé des combats contre le « totalitarisme bourgeonnant » Philippe Val, le Torquemada de Radio France,par Mona Chollet Intolérance à la contradiction Le « politiquement correct » du nouveau Charlie-Hebdo « Les vrais éditorialistes sont comme ça » Le grand art du verrouillage Agiter le spectre de l'islamisation « Priorité absolue »... à l'ambition.
« On n'en peut plus de les entendre sur les ondes, de les voir sur les plateaux et de lire leur prose dans la presse. "Ils", ce sont ces "éditocrates" qui assènent quotidiennement leur analyse du monde tel qu'il va et leurs pompeuses prédictions sur ce qu'il adviendra. Publié ces jours-ci, Les éditocrates ou Comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi vient à point dégonfler sinon leur ego, du moins le ballon d'air tiède qui leur tient lieu de discours. De Jacques Attali à Alexandre Adler, d'Alain Duhamel à Bernard-Henri Lévy, Philippe Val et cinq de leurs confrères en "pensée-minute", ce pamphlet délicieusement cruel déshabille d'un coup de lame dix maîtres causeurs. » TÉLÉRAMA
« Télé, radio, presse écrite: partout, une horde d'éditorialistes se répand. Fiers de leurs mots autant que de leur renommée, ces insatiables commentateurs sont un pouvoir en soi. Après les "intellocrates", catégorie inventée en 1981 par Patrick Rotman et Hervé Hamon, voici les "éditocrates". Ils fréquentent les plateaux télé, les studios de radio, les colonnes des journaux bien exposées plutôt que le cadre feutré d'un café obscur. Journalistes, auteurs, voire professeurs, ils forment "la crème de l'aristocratie médiatique". Dans un essai au vitriol, écrit par quatre journalistes issus des médias critiques et alternatifs, dix d'entre eux (ils pourraient être trente) se font habiller pour plusieurs hivers de suite. » LES INROCKUPTIBLES
« Ce livre, agréable à lire, nous remet en mémoire les sottises de ces intellectuels autoproclamés. » TOUT EST À NOUS !
« Dans Les éditocrates qui devrait être remboursé par la Sécu, une bande d'auteurs passent au Kärcher les bavardages de nos maîtres à dire; qui rêvent d'être nos maîtres à penser. La sentence prononcée, dix intellectuels bavards et graphomanes ont été convoqués devant le peloton réuni par les éditions La Découverte. In memoriam: Alain Duhamel, BHL, Christophe Barbier, Jacques Attali, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Jacques Marseille, Nicolas Baverez, Ivan Rioufol, Philippe Val. À La Découverte, les juges font bien leur travail: on ne trouve aucun innocent parmi les condamnés. » BAKCHICH
« Rien sur rien. Ce qu'ils écrivent est insignifiant, grotesque, odieux parfois. Un de leur valet disait, il y a vingt ans déjà, que leur production éditoriale était inversement proportionnelle à la densité de leur réflexion. Depuis leur nombre s'est accru, au point qu'on ne peut les rassembler dans une même tribu parisienne. Quatre auteurs qui ont eu le courage de scruter leur logorrhée et d'y faire des prélèvements les nomment "éditocrates". C'est qu'ils ont le pouvoir de faire régulièrement publier leurs vaticinations. [...] Tous doivent haïr les insolents qui soulignent, citations à l'appui, leur nullité intellectuelle et leur veulerie politique. Ils ont tort. Dans un demi-siècle, les historiens qui voudront sonder l'insondable bêtise de nos chiens de garde médiatiques ne perdront pas leur temps à consulter leurs ouvrages débiles: ce sont Les éditocrates qu'ils consulteront. » ROYALISTE
« "Ils ne se taisent jamais: c'est à cela, aussi, qu'on les reconnaît", note Sébastien Fontenelle - qui officia jadis pour Rolling Stone. Les auteurs de cet essai sont journalistes ou universitaires. Et proposent un essai assez pamphlétaire autour d'un ras-le-bol bien délimité: la surabondance de quelques personnes (dix) bien choisies (Attali, BHL, Joffrin, Duhamel, Adler, Val, Barbier, etc.; de droite comme de gauche) qui "continuent à donner le la du prêt-à-penser médiatique". Voici une photo de famille subjective dans son ton, un voyage au pays des cumuls. Qui dissèque le parcours et les paradoxes de chacun. Et dessine une cartographie bien utile des systèmes de porte-voix - du pouvoir, du libéralisme, de la bien-pensance - d'aujourd'hui. Sur un ton très alerte. Donc réjouissant, cynique et juste. » ROLLING STONE
« Les Editocrates: le titre a l'avantage d'être clair; Mona Chollet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle et Mathias Reymond mettent une bonne raclée à cette bande d'hyper-parleurs que sont les éditorialistes parisiens, ces "fabricants du consentement", comme ils disent. Qui "ne connaissent pas la honte". De sorte que, malgré toutes les erreurs et compromissions, ils continuent "à donner le la du prêt-à-penser médiatiques". » L'ÉCHO DES SAVANES