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Les moissons du futur
Comment l'agroécologie peut nourrir le monde

Marie-Monique ROBIN

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Les moissons du futur
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« Si on supprime les pesticides, la production agricole chutera de 40 % et on ne pourra pas nourrir le monde. » Prononcée par le patron de l’industrie agroalimentaire française, cette affirmation est répétée à l’envi par les promoteurs de l’agriculture industrielle. De son côté, Olivier de Schutter, le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations unies, affirme qu’il faut « changer de paradigme », car « l’agriculture est en train de créer les conditions de sa propre perte ». Pour lui, « seule l’agroécologie peut relever le défi de la faim et répondre aux besoins d’une population croissante ». D’après la FAO, il faudra augmenter la production agricole de 70 % pour nourrir 9 milliards de Terriens en 2050. Comment y parvenir ?
C’est à cette question que répond ici Marie-Monique Robin, en menant l’enquête sur quatre continents. S’appuyant sur les témoignages d’experts mais aussi de nombreux agriculteurs, elle dresse le bilan du modèle agro-industriel : non seulement il n’est pas parvenu à nourrir le monde, mais il participe largement au réchauffement climatique, épuise les sols, les ressources en eau et la biodiversité, et pousse vers les bidonvilles des millions de paysans. Et elle explique que, pratiquée sur des exploitations à hauteur d’homme, l’agroécologie peut être hautement efficace et qu’elle représente un modèle d’avenir productif et durable.
Du Mexique au Japon, en passant par le Malawi, le Kénya, le Sénégal, les États-Unis ou l’Allemagne, son enquête étonnante montre que l’on peut « faire autrement » pour résoudre la question alimentaire en respectant l’environnement et les ressources naturelles, à condition de revoir drastiquement le système de distribution des aliments et de redonner aux paysans un rôle clé dans cette évolution.

Introduction. « On ne pourra pas nourrir le monde sans pesticides » : nous pouvons faire autrement !
« Il n’y a pas d’alternative »
« L’agroécologie peut nourrir le monde »
« La maison brûle »
I / Les promesses de l'agroécologie
1. « Mettre la plume dans la plaie » : l’arbre de vie du Malawi
La contre-offensive préventive des tenants de l’agriculture industrielle
Le coup de force de Monsanto au Malawi
L’Église du Malawi se mobilise
L’« arbre magique »
Les arbres légumineux
L’échec des « coupons » du gouvernement
« Assurer la sécurité alimentaire du Malawi »
2. Des arbres pour sauver la planète
L’échec de la conférence de Copenhague sur le climat
Péril en la demeure
La naissance de l’agroforesterie
Une pratique ancienne mais oubliée
« L’arbre à usages multiples »
Des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique
Les méfaits de l’agriculture industrielle
3. Des arbres dans les champs de blé
Agroforesterie : la « révolution doublement verte »
La station d’agroforesterie de l’INRA
Du blé à l’ombre des noyers
La complémentarité entre arbres et cultures
Les arbres et le réchauffement climatique : « adaptation » et « mitigation »
La nécessité d’une « vraie volonté politique »
4. L’heure des pionniers a sonné
La conversion précoce de Manfred Wenz
Les techniques culturales simplifiées
La fin des ravageurs et des mauvaises herbes
Les fondateurs de l’agriculture biologique et la théorie de l’humus
La révolution agrochimique et la théorie minérale
La vision « bellomécaniste » de l’agriculture chimique
5. Soigner le sol pour bien nourrir les hommes
Rudolf Steiner et la biodynamie
La « bouse de corne »
Le couple Müller, Hans Peter Rusch et… mon père
Le Testament agricole d’Albert Howard
L’expérience pionnière de l’Institut Rodale
Le Farming Systems Trial : avantage à l’agriculture biologique
6. « Les plantes malades des pesticides »
«Yes, we can !»
L’autre cauchemar de Darwin
Les miracles du push-pull
L’agriculture chimique appartient au passé
Les maïs hybrides ne sont pas des « plantes intelligentes »
Les pesticides rendent les plantes malades
« La maladie est un état anormal »
II / L’agriculture à la croisée des chemins
7. L’échec de l’agriculture industrielle
Le « réveil » des agences onusiennes
Le rapport de l’IAASTD : « Changer de paradigme »
Les « fruits amers » de l’agriculture industrielle
La « logique du pire »
Crise de l’eau et érosion des sols : « Les engrais artificiels, l’une des plus grandes stupidités de l’ère industrielle »
Le coût exorbitant des « externalités » du modèle agroindustriel
En Europe, les pesticides cancérigènes coûtent 27 milliards d’euros par an
8. Main basse sur l’Afrique
L’improbable rencontre d’Accra
Le concept de « révolution verte »
Les « blés miraculeux » de Norman Borlaugh
L’Inde en danger
Kofi Annan, Bill Gates et Monsanto
La guerre des semences
« Le cheval de Troie des multinationales »
Les « microdoses » et les OGM
« L’agriculture n’est pas l’informatique »
9. Le retour des paysans
L’ONU soutient l’agriculture biologique
La nécessaire mutation des « ermites de laboratoire »
Le mouvement « Campesino a campesino »
Le système milpa
« Les petites fermes sont plus productives que les grandes »
Un grand céréalier au bout du rouleau
« Tout reprendre de zéro »
« La conversion sera plus difficile au Nord qu’au Sud »
III / Le nouvel ordre alimentaire mondial
10. Le « libre-échange » affame le Mexique
L’Accord de libre-échange nord-américain : une « bonne affaire » ?
« La disparition des petits paysans était programmée »
Les villages abandonnés du Zacatecas
Les déportés du libre-échange
Le trafic de drogue comme seul futur
« Les États-Unis pratiquent le dumping »
Le royaume de la malbouffe
Les « jetables » mexicains de l’agrobusiness américain
La crise de la tortilla de 2007 et le droit à l’alimentation
11. Les affameurs
La crise alimentaire de 2008 et le business de la faim
L’ordre alimentaire des multinationales
Les diktats du FMI et de la Banque mondiale
L’OMC promeut la dépendance alimentaire
« Les aliments ne sont pas une marchandise comme les autres »
12. La revanche des petits paysans
« Le monde est une chaîne »
La descente aux enfers du Sénégal
L’interdiction temporaire d’importer des oignons
« Il faut soutenir les petits paysans »
« Le protectionnisme ne doit plus être un gros mot »
Le pionnier de la bio
13. L’alliance entre paysans et consommateurs
La souveraineté alimentaire : « Priorité à la production et à la consommation alimentaires locales »
Le désespoir des paysans de Fukushima
La naissance des teikei
Kaneko : « Celui qui cultive cent choses »
Masanobu Fukuoka et l’agriculture naturelle
Reconstruire le lien entre producteurs et consommateurs
« Le moteur d’une transformation collective »
L’agriculture biologique peut nourrir le Japon
L’ultime mensonge de l’industrie
« Tous ensemble ! »
Conclusion. Ici et maintenant
Manger moins de viande
Lutter contre les biocarburants
L’agriculture biologique n’est pas forcément l’agroécologie
Notes
Index


Livre paratre le 11 octobre 2012



 





 

mardi 16 octobre 2012

Marie-Monique Robin : "les moissons du futur" par FranceInfo


 

Du géant mondial des OGM Monsanto à l'armée française, en passant par les trafiquants d'organes en Colombie, sa plume n'épargne personne. Marie-Monique Robin est l'auteure de deux cents films et d'une dizaine de livres où elle dénonce, depuis vingt-cinq ans, les atteintes à l'homme et à la terre. C'est une investigatrice indépendante, patiente et obstinée qui, en cette rentrée, revient avec un livre et un documentaire aux accents poétiques : Les Moissons du futur. Là où ses précédents films dressaient des réquisitoires contre les méfaits de l'agriculture intensive, elle propose ici, ni plus ni moins qu'un changement de système pour... nourrir le monde.

01/10/2012 - Adélaïde Robault - Causette

 

Nourrir la planète sans assécher les sols, polluer les cours d’eau ou mettre en péril la santé des hommes, c’est possible grâce à l’agroécologie. Pour mettre à bas les arguments de certains industriels et politiques qui ne jurent que par les grandes exploitations gorgées de pesticides, Marie-Monique Robin a fait un tour du monde des initiatives les plus réussies, s’appuyant sur les témoignages d’experts et d’agriculteurs. Du Kenya au Japon, de l’Allemagne au Mexique, la réalisatrice du Monde selon Monsanto raconte le push-pull au Kenya, le système de circuits courts des teikei au Japon, les techniques culturales simplifiées et, dans leur sillage, le retour de la souveraineté alimentaire, de la sérénité économique et du bonheur d’être paysan.

01/10/2012 - Karine Le Loët - Terra Eco

 

Un livre très bien écrit, passionnant, montrant que les alternatives existent d'ores et déjà. Il faut lire ce livre !

01/10/2012 - L'Ecologiste

 

Peut-on nourrir les milliards de Terriens avec une agriculture plus écologique et sans engrais chimiques ? Après des enquêtes à charge sur Monsanto ou les pesticides, la journaliste militante Marie-Monique Robin, originaire des Deux-Sèvres, a parcouru les continents pour témoigner des réussites de l'agroécologie. Les Moissons du futur, dont la version écrite paraît demain et la version filmée sera diffusée le 16 octobre sur Arte, clôt la trilogie «alimentaire» de l'auteur du Monde selon Monsanto (2008) et Notre poison quotidien (2010).

10/10/2012 - Charente Libre

 

Marie-Monique Robin nous a accoutumés à sa plume « trempée dans la plaie » : la journaliste et réalisatrice s’est fait une spécialité de la dénonciation des turpitudes de ce monde. Dans son dernier ouvrage, elle monte certes au créneau contre les vilains de l’agriculture chimique et biotechnologique, mais en contrepoint seulement: Les Moissons du futur se déroule comme une ode jubilatoire à l'agroécologie, ce monde passionnant des champs dont sont exclus les pesticides, les monocultures, les grosses machines, les OGM, etc.

11/10/2012 - Patrick Piro - Politis

 

Après Le Monde selon Monsanto et Notre poison quotidien, vibrionnants réquisitoires contre les OGM et l'utilisation des produits chimiques, voici le dernier volet de la trilogie agricole de Marie-Monique Robin. Et cette fois, la dénonciation laisse place aux propositions. Dans cette nouvelle enquête, la journaliste primée une trentaine de fois dans le monde, livre ses solutions pour résoudre la crise alimentaire tout en renonçant aux méthodes productivistes actuelles. Selon elle, le recours à une agriculture plus "artisanale", héritée de méthodes traditionnelles constituerait la voie à suivre. Mais attention, prévient-elle, il ne s'agit pas de "retourner à l'âge de pierre". Cette agriculture est "savante" et ne peut être mis en oeuvre qu'au prix d'une véritable révolution technique et culturelle. Il faut le reconnaître, les exemples de bonnes pratiques mis en avant dans une dizaine de pays se révèlent convaincants: au Mexique, le système de la "Milpa" et au Kenya celui du "push-pull" montrent qu'il est possible de cultiver du maïs bio dans de bonnes conditions en l'associant avec d'autres cultures. En Allemagne, les performances des Techniques culturales simplifiées (dites "TCS") dans lesquels l'exploitant ne laboure plus sa terre, semblent tout aussi étonnantes. Ceux qui connaissent le travail de Marie-Monique Robin retrouveront les ingrédients qui ont fait son succès: récit à la première personne, interlocuteurs nombreux, démonstration puissamment argumentée...

13/10/2012 - Séverin Husson - La Croix

 

A force d'entendre demander, dans les débats qui la conduisent aux quatre coins de la planète, comment sortir de ce modèle agro-industriel dont ses enquêtes dénoncent l'emprise et les méfaits (Le Monde selon Monsanto, Notre poison quotidien, etc.), Marie-Monique Robin a décidé de se consacrer, pour une fois, moins aux problèmes qu'aux solutions. « Tout a commencé en février 2011, se souvient-elle, sur le plateau du magazine Mots croisés où je me suis trouvée face au ministre Bruno Le Maire et à Jean-René Buisson, président de l'Association nationale de l'industrie agro­alimentaire qui affirmait, chiffres à l'appui, qu'on ne pourrait jamais nourrir le monde sans pesticides. Deux semaines plus tard, je filmais à Genève Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, qui m'expliquait tout le contraire. Selon lui, seule l'agro-écologie peut aujourd'hui résoudre le problème de la faim. Les Moissons du futur est né de cette contradiction. ».

13/10/2012 - François Ekchajzer - Télérama

 

Malnutrition et malbouffe avancent d’un même pas. Près d’un milliard d’individus souffrent de la faim tandis que d’autres développent des affections liées à l’obésité, des diabètes, des cancers, des maladies coronariennes… La journaliste Marie-Monique Robin s’est penchée avec deux documentaires sur une des sources de ces maux : l’agriculture industrielle. Le Monde selon Monsanto exposait les pratiques de cette multinationale de l’agroalimentaire spécialisée dans les pesticides, engrais et OGM. Notre poison quotidien s’interrogeait sur ce qui reste dans nos assiettes des produits toxiques utilisés. Elle clôt son enquête avec Les Moissons du futur, où elle montre, au cours d’une convaincante balade planétaire ponctuée d’expertises, que des initiatives nombreuses et concordantes sont déjà à l’œuvre pour redonner à l’agriculture sa place et sa fonction nourricière en tournant résolument le dos aux méthodes et produits industriels.

14/10/2012 - Jean-Luc Bertet - Le Journal du Dimanche

 

Près de 900 millions de personnes dans le monde ne mangent pas à leur faim, selon le dernier rapport de la FAO, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Un fléau que, selon leurs défenseurs, seule l’utilisation des OGM et des pesticides peut enrayer. «Si on fait des produits absolument sans pesticides aujourd’hui, c’est 40% de production en moins, 50% de coûts en plus», prévient Jean-René Buisson, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania). C’est cette doxa martelée qui a incité Marie-Monique Robin, l’auteure du Monde selon Monsanto (2008) et de Notre Poison quotidien (2010) à aller voir si, réellement, on ne peut pas faire autrement. A l’origine du documentaire de ce soir, et du livre du même titre publié aux éditions de la Découverte, la volonté de vérifier sur le terrain le potentiel de l’agroécologie, ces méthodes fondées sur le renouvellement des sols, sur l’agronomie et exemptes d’intrants chimiques. Durant un an et demi, la journaliste est allée à la rencontre de fermiers et de paysans qui ne sont pas intégrés au système agroalimentaire «conventionnel», mais développent des pratiques agricoles alternatives.

16/10/2012 - Eliane Patriarca - Libération

 

HARVESTS OF THE FUTURE
A world tour of alternatives to industrial agriculture

In this fascinating investigation that spans four continents and is based on interviews of experts but also of many farmers, Marie-Monique Robin takes a comprehensive stance on the agro-industrial model, which, after half a century, is still not able to feed the world, but is largely to blame for the current ecological disaster and for pushing millions of farmers into slums. This study shows that, yes, it is possible to \"do things differently\" and to solve the food problem.
From Mexico to Japan, through Malawi, Kenya, Senegal, the United States and several European countries, this book examines ways in which to solve the food problem whilst respecting both the environment and natural resources. In order to do so it is necessary to fundamentally change the food distribution system and to give back to farmers their key role in this evolution that will prove crucial to the survival of humanity.


Marie-Monique Robin, journalist and film director, is the winner of the Albert London award (1995). The author of many documentaries - rewarded by thirty or more international awards - and investigations in Latin America, Africa, Europe and Asia. She is also the author of several books, including Voleurs d’organes, enquête sur un trafic (Bayard), Les 100 photos du siècle (Le Chêne/Taschen), Le Sixième Sens, science et paranormal (Le Chêne), 100 photos du XXIe siècle (La Martinière). Editions La Découverte, has published: Escadrons de la mort, l’école française (2004, 2008), L’École du soupçon (2006) and co-published with Arte-editions, the bestseller : Le Monde selon Monsanto (2008, 2009) and Notre poison quotidien (2011).


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