La Découverte Live
Twitter
Youtube
Facebook
Catalogue / Documents / « Au nom de la France »     

« Au nom de la France »
Guerres secrètes au Rwanda

Benoît COLLOMBAT, David SERVENAY

présentation
infos techniques
auteur
table des matières
vidéo
extraits presse

« Au nom de la France »
Imprimer la fiche



 
Que faisaient au Rwanda ces militaires français, avant et pendant le dernier génocide du XXe siècle ? Ont-ils joué un rôle, et lequel, dans l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, cette « ténébreuse affaire » qui a déclenché le début des massacres le 6 avril 1994 ? Quelles opérations militaires clandestines ont été conduites au Rwanda ? Dans quel but ? Des armes ont-elles été vendues et livrées au gouvernement du génocide ? Auprès de qui ces soldats, dont le plus célèbre d’entre eux, Paul Barril, prenaient-ils leurs ordres à Paris ? Et que savaient les hauts responsables politiques et administratifs français de ce qui se préparait ?
Pour répondre à ces questions toujours brûlantes, Benoît Collombat et David Servenay ont retrouvé des archives inédites et rencontré les témoins : politiques, militaires, « barbouzes », etc., dont certains, vingt ans après les faits, ont souhaité témoigner pour l’Histoire.
Dans ce livre d’enquête, ils démontent les entreprises d’intoxication politico-médiatiques qui ont voulu exonérer la responsabilité de notre pays, et racontent l’engrenage qui a conduit la France à mener une diplomatie secrète aux confins de l’Afrique. Pour finir par compromettre son armée dans une guerre qui s’est accompagnée d’un génocide : le massacre planifié de près d’un million de Tutsi et Hutu modérés par le régime extrémiste de Kigali, durant l’été 1994.
Prologue. « De la mayonnaise africaine… »
Introduction

« On lui sciait les jambes avant de le tuer »
Un discret accord d’assistance militaire
Depuis octobre 1990, c’est la guerre
Dans les oubliettes de l’actualité
Au cœur de la mécanique génocidaire
1. Deux éclairs dans la nuit
Un équipage proche des services secrets ?
Une boule de feu dans le ciel de Kigali
À la recherche de la boîte noire
Des commandos en action
« La boîte noire a été retrouvée par les Français »
2. Écran de fumée sur l’attentat
Quand la DGSE contredit la diplomatie française
Les espions belges accusent les « faucons » du régime
Familles des Français tués au Rwanda : « Silence dans les rangs ! »
Les missiles sont partis du camp de la Garde présidentielle
3. Paul Barril, agent d’influence
Un ancien du DAMI soupçonné d’avoir participé à l’attentat
Des bérets portés « à la française »
La Mecque : épisode fondateur du « mythe Barril »
Paul Barril fasciné par Bob Denard
« Initié » par un marchand d’armes en Irak
Un gendarme très « secret »
« Pas de tour de contrôle dans sa tête »
Barril sort sa « boîte noire »
4. Les petits secrets de S.E.C.R.E.T.S.
Quand Barril compare le génocide des Tutsi au faux charnier de Timisoara
Nom de code : « Fabius »
« Les opposants seront influencés, contrôlés, manipulés »
« Présenter le visage réel du Hutu »
Une improbable piste libyenne dans l’assassinat d’Habyarimana
« Mon pseudo, c’est Paul »
Amnésie collective chez S.E.C.R.E.T.S.
5. Le naufrage de l’Amiral Bruguière
Bruguière, juge de la raison d’État ?
Un interprète « du bon côté » de l’enquête
L’enquête Bruguière suivie en « haut lieu »
Un « témoin clé » sous influence
« Il n’y a jamais eu de network commando »
Un opérateur radio formé à la guerre psychologique
De faux messages pour accuser le FPR : « une affaire Outreau tropicale »
Les témoignages « à l’africaine » de Paul Barril
Sur la piste des faux lance-missiles
Nouvelle manipulation autour de la boîte noire du jet présidentiel
Le « roman-enquête » de Paul Barril
Quand Barril entraîne des commandos en plein génocide
Un mercenaire transformé en webmaster
Les antennes de Bruguière à l’Élysée
6. Les « grandes manœuvres » médiatiques
« La presse ne doit rien savoir, avant, pendant et après ! »
Ne pas montrer les soldats français laissant faire les massacres
La très discrète « pension française » d’Agathe Habyarimana
Quand l'armée se demande qui sont les « massacrables »
« S'ils avancent, on leur éclate la gueule »
Sacrifié sur l’« autel médiatique »
« La désinformation, inévitable avec certains médias… »
La contre-attaque des « blancs menteurs »
Ne pas servir de « bouc émissaire »
7. Les trois cercles du pouvoir
Une poignée d’officiers « en circuit fermé »
Védrine, la « tour de contrôle » du président
Le « Jacques Foccart » de Mitterrand
« Ne cherche pas les bons et les méchants, il n’existe que des tueurs potentiels »
« On craint un coup d'État militaire »
« Naturellement nous évacuons également les étrangers... »
Des « courts-circuits » dans la chaîne hiérarchique
100 000 morts et l'indifférence
Balladur : « Je ne voulais pas faire la guerre au Rwanda »
Des paras sur Kigali ?
8. Une guerre cachée, un génocide ignoré
« Mitterrand nous cache une guerre africaine »
Les réticences de Pierre Joxe
« Augmenter notre aide à l’armée rwandaise »
Quand la diplomatie française évoque une « élimination totale des Tutsi »
« Je n’ai jamais formé des escadrons de la mort ! »
« L’atrocité du génocide était bien connue »
« Notre pays supporte militairement et financièrement ce système »
Des « exactions malheureuses » pour l’Élysée
« Il est minuit moins cinq, Monsieur le président »
Un « vaste programme de purification ethnique » pour la DGSE
« La presse s’en foutait royalement ! »
9. Un « clown » bien protégé
Barril « joker » des services secrets ?
Sous l’aile de « l’éminence grise » de l’Élysée
Quand Barril et Dassault payent le chauffeur de François de Grossouvre
Écoute et surveillé par la DGSE
Un « grand manitou » de la Françafrique proche de Chirac
« Capitaine Barril contacté » pendant le génocide
Le « carnet Barril »
10. Des paras pour le « petit père Habyarimana »
François Mitterrand maître du jeu
Une fausse attaque rebelle à Kigali pour justifier l’intervention de la France
Des groupes d’auto-défense armés d’arcs et de machettes
« Monsieur l’ambassadeur, il faut nous aider ! »
« Le président Mitterrand m’a promis qu’il n’abandonnerait pas le Rwanda »
11. La France monte au front
Faire face aux « coups de boutoir » du FPR
« Les Français ont formé des commandos CRAP »
Un engagement militaire direct autorisé par François Mitterrand
Des Français au cœur des combats
12. La guerre secrète des militaires
« L’ennemi, c’est le Tutsi »
Massacres du Bugesera : la répétition générale
Un « état-major secret chargé de l’extermination des Tutsi »
« Notre formation de la gendarmerie rwandaise a échoué »
Un général français écarté pour avoir dénoncé l’engrenage génocidaire
13. Des armes pour les génocidaires
Un génocide avec des machettes… et des armes à feu
Des cessions gratuites de munitions
Comment court-circuiter l’exportation légale d’armement
« Rétablir un certain équilibre »… par les armes ?
Goma, plaque tournante du trafic d’armes
Une noria de trafiquants d’armes au secours de l’armée française
Les génocidaires se réarment dans les camps
Deux entreprises françaises soupçonnées d’avoir contourné l’embargo
14. Noire vendetta
Un compte bancaire dans un paradis fiscal
Un marchand d’armes suivi de près par la DST
« Un besoin urgent de munitions » pour les FAR
Barril appelé à la rescousse
Règlements de comptes devant les tribunaux
Quand Barril se pose en « Monsieur propre » du matériel de guerre
Une mort suspecte ?
15. Impunité
Un coup d’État des extrémistes, avec la bénédiction de la France
Quand la France abandonne son personnel tutsi
L'Élysée fustige les « Khmers noirs » du FPR en plein génocide
Des agents secrets au Rwanda, pendant le génocide
« Comme un baiser sur les lèvres du cadavre de la soeur du diable »
Épilogue
« Un grand pays a intérêt à reconnaître ses fautes »
« La France a commis une erreur politique au Rwanda »
La justice contre l’impunité des génocidaires
Le « troisième missile » de Barril
Une mémoire toujours à vif.



lundi 7 avril 2014
Beno200OLLOMBAT, Da167 SERVENAY -  Au nom de la France  aux ditions La Decouverte


 
Quel rôle la France a-t-elle joué au Rwanda avant et pendant le génocide de 1994 ? Grâce à de nouvelles archives et à des témoignages de premier plan, les journalistes Benoît Collombat et David Servenay essaient d'apporter une réponse à cette question qui, vingt ans après, demeure brûlante. Extrêmement documenté, l'ouvrage est à destination de lecteurs ayant déjà une bonne connaissance du génocide des Tutsis, car il se concentre uniquement sur les relations politiques et militaires entretenues par la France avec le régime du président Habyarimana puis avec les génocides hutus. [...] Un ouvrage difficile, donc, mais qui intéressera les spécialistes de l'histoire du génocide ou de la Françafrique.

30/04/2014 - Cyprien Mycinski - Témoignage chrétien

 

 
Mentions légales - Plan du site - Crédits - Éditions La Découverte, 2016