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Catalogue / Histoire contemporaine / La France arabo-orientale     

La France arabo-orientale
Treize siècles de présences du Maghreb, de la Turquie, d'Égypte, du Moyen-Orient et du Proche-Orient

Naïma YAHI, Pascal BLANCHARD, Yvan GASTAUT, Nicolas BANCEL

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Extrait 16 pages


 

L’histoire de la France arabo-orientale commence dès le VIIe siècle, au moment des conquêtes arabes, et traverse treize siècles d’histoire de France, avec les présences de populations maghrébines, proche-orientales et ottomanes dans l’Hexagone. Ces présences ont contribué à bâtir l’histoire politique, culturelle, militaire, religieuse, artistique et économique de ce pays, de l’empire carolingien de Charlemagne à la République actuelle.
Cette anthologie en raconte pas à pas le récit (oublié), en montre les images (inédites) et en souligne toutes les contradictions, du temps des « Sarrasins » à celui de la citoyenneté. Être « arabo-oriental » en France, quel que soit le pays, l’empire, la culture, la colonie ou le département d’où l’on vient ou la religion qui est la sienne (chrétien, musulman ou juif), c’est s’inscrire dans un récit peuplé de héros, de lieux de mémoire, de mythes, de combats, de violences, de rêves et d’échecs. Mais c’est aussi s’inscrire dans ces identités multiples qui sont partie intégrante de la France du XXIe siècle.
La France arabo-orientale est un livre unique au regard de l’incroyable iconographie qu’il propose, des enjeux qu’il porte et de l’histoire qu’il rend désormais accessible.

Préface
La France arabo-orientale, au carrefour de nos histoires
Introduction générale
La France arabo-orientale ou l'histoire d'une présence si lointaine
718/719 - 1797
Histoires croisées
1798-1871
Rêves d'Orient
1872-1913
Premières présences, premières rencontres
1914-1918
L'appel aux colonies, l'appel aux travailleurs
1919-1939
Réfugiés, ouvriers, militants
1940-1956
D'une guerre à l'autre
1957-1972
Des indépendances à la fin des Trente Glorieuses
1973-1982
Le temps des revendications
1983-2000
Nouvelles générations
2001-2013
Crispations et cultures partagées
Postface
Artistes, historiens, même combat
Annexes.

Cette fresque, richement illustrée, compose une sorte d'inventaire pas du tout poussiéreux. C'est un peu comme si un couple en crise tentait de relire ses lettres d'amour, sans omettre d'autres épisodes douloureux. L'idée étant, évidemment, de se dire qu'au bout du compte, la réconciliation et le rapprochement combleraient l'un et l'autre.

18/10/2013 - Raymond Couraud - L'Alsace

 

Le programme «La France arabo-orientale» reprend le cheminement d’une longue histoire avec les présences de populations maghrébines, proche-orientales et ottomanes dans l’Hexagone qui commencent au VIIIe siècle, soit au moment des conquêtes arabes, et à traverse treize siècles d’histoire de France. Pour comprendre cette longue histoire, un magnifique ouvrage collectif, La France arabo-orientale. Treize siècles de présences, réunit les contributions de quarante auteurs (historiens, sociologues, politologues, artistes, associatifs) sous la direction collégiale des historiens Pascal Blanchard, Naïma Yahi, Ivan Gastaud et Nicolas Bancel. Préfacé par Benjamin Stora, l’ouvrage retrace la présence pluriséculaire des populations arabo-orientales en France venant de plus de vingt pays autour du bassin méditerranéen, mêlant un récit historique et un corpus d’images exceptionnel (750 illustrations retenues sur plus de 45 000 documents identifiés). Le livre retrace à travers dix chapitres l’histoire des populations arabo-orientales en France du VIIIe siècle à nos jours : 719 et la prise de Narbonne par les Omeyyades, 1095 et 1453 et les Croisades, 1798 et l’expédition en Egypte, 1830 et la conquête de l’Algérie, 1873 et le premier congrès des orientalistes, 1913 et le premier Congrès général arabe, 1953 et les prémices de la guerre d’Algérie, 1973 et la vague de crimes dans le sud-est de la France, 1983 avec la Marche pour l’égalité et contre le racisme des émigrés de la deuxième génération… Cette anthologie en raconte, pas à pas, le récit oublié, en montre les images inédites et en souligne tous les paradoxes, depuis celui des «Sarrasins».

19/10/2013 - Nadjia Bouzeghrane - El Watan

 

Voilà un ouvrage, paru aux éditons la Découverte, dont le titre en dit long sur cette France plurielle du XXI° siècle, dont la mémoire et la culture s'ouvrent à la présence des émigrés arabes qui revendiquent leur place dans le "roman national". A l'histoire classique de France se greffe désormais une anthologie d'une "autre France, celle de femmes et d'hommes en provenance des anciennes colonies d'Orient et du pourtour méditerranéen", comme l'écrit en préface l'historien Benjamin Stora. Reflétant avec audace et à travers des documents inédits (photos, récits, témoignages) la "nouvelle question d'Orient" au coeur de la société française, ce projet d'envergure a été initié sous la direction des chercheurs Pascal Blanchard, Naïma Yahi, Yvan Gastaut et Nicolas Bancel, et regroupe les travaux d'un collectif de 40 chercheurs, avec un fonds iconographique inédit. Le résultat est un beau livre, riche en illustrations et une belle qualité d'édition.

09/11/2013 - Carole Dagher - L'Orient - Le Jour

 

Hier, il nous régalait d'une histoire de La France noire. L'historien Pascal Blanchard poursuit l'écriture de notre roman national en s'intéressant aux relations entre la France et les populations arabo-musulmanes, de la conquête arabe (VIII° siècle) au métissage contemporain, en passant par les croisades, l'expédition d'Egypte et la décolonisation. Un ouvrage excitant, fouillé, porté par une iconographie d'une richesse inouïe. S'y côtoient reproductions de tableaux, de photos signées des plus grands tels Le Gray (1852) ou de pochettes de disques.

30/11/2013 - Télérama

 

Pour ceux qui auraient ratéLe Paris arabe. Deux siècles de présence des Orientaux et des Maghrébins en France (La Découverte, 2003), voici l’occasion de se rattraper : dans La France arabo-orientale. Treize siècles de présences (au pluriel, cette fois), également publié sous la direction de l’historien Pascal Blanchard), ce sont, à quelques nuances près, les mêmes populations – celles du Maghreb central, pour l’essentiel – et les mêmes thèmes qui sont abordés. Mais l’horizon, géographique et historique, est ici élargi : l’aire « arabo-orientale », ainsi désignée par les auteurs, s’étend « des côtes de l’Atlantique à l’Iran, de la Turquie à l’Afrique du Nord, de l’Arménie à l’Egypte » – choix quelque peu curieux et qui « fera débat », reconnaît Pascal Blanchard. Et c’est au VIIIe siècle, date donnée comme celle de l’arrivée de l’islam en France, que s’ouvre le premier chapitre de ces « histoires croisées », treize siècles durant, d’un bout à l’autre de la Méditerranée. Le lecteur chipoteur pourra trouver certains passages étonnants : l’historien Maxime Rodinson (1915-2004) se voit, par exemple, pointé du doigt, pour s’être ému, en 1978, dans un article de presse, d’un probable « réveil de l’intégrisme musulman ». Son texte est mis sur le même plan que des livres de journalistes, consacrés à l’Iran de Khomeiny. Au-delà de ces saillies, l’ouvrage témoigne, avec brio, du « basculement » qui est en train de transformer l’Hexagone, hier « terre rêvée » des émigrés, en un pays « hostile ». Plus de sept cents documents retracent cette évolution – certains déjà connus, d’autres inédits ou rarement publiés. C’est le cas des photos, bouleversantes, prises, dans les années 1960 à Lyon, par une quasi inconnue, Marcelle Vallet. Plaidoyer en faveur d’une histoire plurielle, La France arabo-orientale se lit comme un album de… familles, enfin réunies.

13/12/2013 - Catherine Simon - Le Monde des Livres

 

"Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon." Dixit Charles Maurras, dans L'Action française en 1926. L'histoire aujourd'hui tristement bégaie, comme le montre cette citation éloquente tirée du passionnant ouvrage La France arabo-orientale orchestré par Pascal Blanchard, Naïma Yahi, Yvan Gastaut et Nicolas Bancel. Moult citations (pas toutes à connotation raciste, heureusement), analyses fouillées et illustrations inédites témoignent de ce pas de deux vieux de treize siècles. Un beau livre d'histoire humaniste.

13/12/2013 - Les Echos

 

Trente ans après la Marche pour l’égalité et contre le racisme, le collectif de chercheurs - notamment animé par Pascal Blanchard et Nicolas Bancel, et auquel on devait déjà, en 2011, le somptueux volume sur la France noire - récidive en beauté avec un nouveau grand-livre d’histoire illustré sur laFrance arabo-orientale. Retour sur treize siècles (depuis 718-719) de relations complexes entre la France et les populations issues de la vingtaine de pays actuels qui composent le monde arabo-oriental. Dans sa préface, l’historien Benjamin Stora souligne combien, dans ce pays si longtemps rétif aux post-colonial studies, cet ouvrage tombe à point nommé en offrant «une histoire globale» qui dépasse «les seuls rapports à la religion, à la guerre, à l’affrontement». L’ensemble des chapitres chronologiques confiés à des spécialistes, incroyablement servis par une iconographie minutieuse et souvent inattendue, se clôt, ou presque, par une citation fort à propos du comédien Jamel Debbouze : «On a demandé à nos arrière-grands-parents de défendre la France, à nos grands-parents de la reconstruire, à nos parents de la nettoyer, et nous, on va devoir essayer de la… raconter.» Mission, en partie, accomplie.

14/12/2013 - Sylvain Bourmeau - Libération Week end

 

Et si l'identité française était aussi arabo-orientale ? Treize millions de Français, toutes religions confondues, peuvent revendiquer une partie de leur histoire en Orient, affirme l'historien Pascal Blanchard, codirecteur de La France arabo-orientale, qui rassemble les écrite de quarante chercheurs et convoque le groupe Zebda pour sa postface. Le "monde arabo-orientale" s'étend des côtes de l'Atlantique à l'Iran, de la Turquie à l'Afrique du Nord, de l'Arménie à l'Egypte. Et son histoire avec la France commence, d'après l'ouvrage, au début du VIII° siècle, avec les premiers guerriers sarrasins venus d'Andalousie. Et se poursuit jusqu'à aujourd'hui, malgré la fameuse bataille de Poitiers, en 732, qui marque la victoire de Charles Martel sur les armées du califat omeyyade. Des sculptures offertes aux rois de France par les souverains arabes aux photographies des soldats algériens de la Grande Guerre, des artistes orientaux se produisant dans les cabarets de Paris dans les années 1930 aux enfants d'immigrés manifestant contre le racisme dans les années 1980, ce beau livre restitue en images intelligemment commentées treize siècles d'histoire qui ont vu se construire la France du métissage.

01/01/2014 - Le Point Références

 

Les bibliothèques sont pleines à craquer d’« Histoire de France », de récits de grands historiens, et les archives de cette histoire nationale ont été fouillées, triturées jusqu’à plus soif. Tout a été dit, vraiment ? Les visages d’une autre France restent pourtant à découvrir, ceux de femmes et d’hommes en provenance des anciennes colonies, d’Orient et du pourtour méditerranéen. Ils commencent à apparaître aujourd’hui, portés par les nouvelles générations de chercheurs et de jeunes citoyens qui partent à la rencontre de leurs ancêtres, de leur histoire. Il faut pourtant une bonne dose d’audace, et même un peu d’inconscience, pour s’attaquer, dans le cadre général des recherches sur l’histoire coloniale, à l’écriture d’une histoire de France… arabo-orientale, pour monter à l’assaut d’une rationalité qui se dérobe, dès qu’il est question de la place des « hommes du Sud » pour reprendre la belle expression de Camus, « Orientaux », « Arabes » ou « musulmans » dans la longue histoire de France. Avec la volonté d’inscrire cette narration dans la durée, et pas simplement en accompagnant dans l’urgence les soubresauts et les violences des XIXe et XXe siècles. Cette résolution vient à son heure. Car une nouvelle « question d’Orient » s’est installée au cœur de la société française, avec la présence de plusieurs millions de personnes de culture méditerranéenne — juive, chrétienne ou musulmane — ou avec le poids grandissant de la politique de la France orientée sur son flanc sud depuis la chute du Mur de Berlin. Il était temps de combler ce vide historiographique en rassemblant tout l’acquis des travaux les plus récents (qui se comptent par centaines d’ouvrages ou d’articles…), de singulariser des témoignages ou des épisodes trop peu exploités de l’histoire française, d’en exhumer la richesse iconographique et les regards qui n’ont eu de cesse de se croiser. Écrits d’une plume vive, tout jargon banni, les dix chapitres de ce livre nous entraînent dans cette France si peu connue. Des Arméniens aux Maghrébins, des Turcs aux Marocains, des Libanais aux Touaregs et, à partir de l’histoire algérienne si singulière, des harkis aux juifs d’Algérie, des immigrés aux pieds-noirs… Tous ces groupes, qui ont participé à la « fabrication » de l’histoire de France, peuvent désormais disposer de leurs propres récits pour pouvoir trouver leur place dans un vaste roman national déjà établi. Plongées successives dans chacun d’eux, mais aussi entrecroisement de ces récits pour proposer une trame jusqu’alors inédite, à la fois audacieuse et en fin de compte banale. Car cette histoire est notre histoire.

16/11/2013 - Benjamin Stora - Mediapart

 

 
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