Émeutes et répression en Tunisie

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Depuis la dernière quinzaine de décembre, de violentes manifestations populaires dans plusieurs villes du pays, réprimées dans le sang à balles réelles, ont déjà fait plus d'une vingtaine de victimes.

Les éléments déclencheurs des émeutes en cours en Tunisie, toujours circonstanciels, ne sont que les révélateurs d'une situation devenue intolérable pour l'ensemble la population, sous le joug du général président Ben Ali depuis 1987. Corruption massive, censure, répression, le régime semble sous perfusion ces dernières années, avec le soutien tacite de la communauté internationale.

Publié avec un fort retentissement il y a un peu plus d'un an, le document de Nicolas Beau et Catherine Graciet, La régente de Carthage, est, à ce jour, l'enquête la plus documentée sur la réalité de la corruption qui traverse tous les domaines d'activités en Tunisie, au seul profit des clans au pouvoir. C'est une clé fondamentale pour comprendre l'ampleur du soulèvement populaire en cours.

Les relations du régime tunisien avec les différents gouvernements français ont été détaillées et pointées dans un livre antérieur du même Nicolas Beau, avec Jean-Pierre Tuquoi, devenu une référence depuis sa première publication il y a dix ans : Notre ami Ben Ali.

Pour une analyse structurelle des mécanismes de domination et de « servitude volontaire » à l'œuvre dans l'exemple tunisien, on se reportera au remarquable essai de Béatrice Hibou : La force de l'obéissance.

 

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