Les luttes et les rêves
Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours

Michelle ZANCARINI-FOURNEL

1685, année terrible, est à la fois marquée par l’adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l’esclavage « à la française », et par la révocation de l’édit de Nantes, qui donne le signal d’une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d’une histoire de la France moderne et contemporaine, c’est vouloir décentrer le regard, choisir de s’intéresser aux vies de femmes et d’hommes « sans nom », aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs.
C’est cette histoire de la France « d’en bas », celle des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres, que retrace ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
Pas plus que l’histoire de France ne remonte à « nos ancêtres les Gaulois », elle ne saurait se réduire à l’« Hexagone ». Les colonisés – des Antilles, de la Guyane et de La Réunion en passant par l’Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l’Indochine – prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s « à bras fermés », ont façonné ce pays.

Version papier : 28 €
Version numérique : 16,99 €
Facebook Twitter Google+ Pinterest
Détails techniques
Collection : Hors Collection ZONES
Parution : décembre 2016
ISBN : 9782355220883
Nb de pages : 1008
Dimensions : 165 * 240 mm
ISBN numérique : 9782355221149
Format : EPUB

Michelle ZANCARINI-FOURNEL

Michelle Zancarini-Fournel, professeure émérite à l’université Claude Bernard-Lyon-I, spécialiste en histoire contemporaine, a consacré ses recherches à l'histoire des milieux populaires. Elle est notamment l'auteure de L’Histoire des femmes en France XIXe-XXe siècle (PUR, 2005) et a codirigé, avec Philippe Artières, 68, une histoire collective (1962-1981) (La Découverte, 2008).

Extraits presse

Au centre de ce récit chronologique : la sujétion, mais aussi la résistance et les combats – comme le promet le titre choisi, emprunté à Victor Hugo, Les Luttes et les rêves. L’auteure partage cette évidence qui n’en fut pas une : les subalternes aussi font l’histoire. (…) Mais il y a, dans Les Luttes et les rêves une originalité inscrite dès les premières pages : cette histoire populaire dépasse les frontières de l’Hexagone. Elle se déroule autant en Guyane qu’en Indochine, à Hanoï qu’à Madagascar.

16/12/2016 - Julie Clarini - Le Mondes des livres

 

Exit Louis XIV et sa cour, Napoléon et son bicorne, Charles de Gaulle et son appel du 18 juin, Michelle Zancarini-Fournel nous propose une toute autre histoire, celle des dominés, des classes populaires des minorités. Elle fait revivre les paysans, le petit peuple des villes, les femmes, les Juifs et autres « damnés de la Terre ». Nécessairement partiel, le propos n’en est pas moins riche, et vient compléter le puzzle des histoires de France plus souvent mises en avant, celles des élites.

02/02/2017 - Chloé Rébillard - Sciences Humaines

 

~~Avec son Histoire populaire de la France, Michelle Zancarini-Fournel propose une relecture de nos mythes et réintroduit les voix des dominés dans la construction de notre pays. Une somme aussi magistrale qu'accessible. [...] Tout ce que les réactionnaires appellent de leurs sinistres vœux – la vénération aveugle des grands hommes, des origines mythifiées et de la grandeur passée de la France – est rayée dans cette Histoire populaire, au profit d’une vision plus juste, précise et généreuse de la manière dont le pays s’est construit depuis le siècle de Louis XIV.

07/12/2016 - Jean-Marie Durand - Les Inrocks

 

Alors que les politiques n’ont que le mot « peuple » à la bouche, dans un contexte de tensions sociales où la montée du populisme nourrit tous les débats et toutes les frayeurs, c’est peu dire que le livre de Michelle Zancarini-Fournel fait du bien. Son « Histoire populaire de la France de 1685 à nos jours » couvre, sur près de 1000 pages, trois siècles qu’elle raconte du point de vue de ceux qui ont fait l’Histoire par en bas, qui l’ont faite contre et qui ont été longtemps tenus à l’écart des livres d’histoire.

17/02/2017 - Frédéric Bas et Stéphane Bou - Marianne

 

Pour explorer, et surtout faire revivre, des silhouettes oubliées, celles des petites gens qui ne sont souvent évoquées que dans les archives judiciaires ou policières. (…) Ce livre d’histoire sociale, qui est aussi politique et économique, se lit comme le grand roman des « gens d’n bas ». Adossée aux travaux les plus récents, enrichie de sources inédites et de témoignages, cette magistrale étude n’a pas choisi l’angle le plus facile. (…) En mille pages, l’historienne relève le défi de presque tout brasser, faisant revivre celles et ceux dont Michelet disait qu’ils n’avaient pas d’histoire.

18/02/2017 - Gilles Heuré - Télérama

 

Table des matières

Sommaire
Introduction
Quelle histoire populaire ?
I / Les subalternes face à l’autorité royale (1685‑1789)
Chapitre 1. 1685, l’année terrible et ses suites
1. Le Code Noir, les îles et l’esclavage
Les « Kalinagos » - La « Grande Transportation » : traite, déportation et esclavage
La difficile mainmise sur la Guyane - L’archipel des Mascareignes

2. La révocation de l’édit de Nantes
Octobre 1685, l’édit de Fontainebleau - La résistance des protestants :
une traversée du « Désert » - Le « Désert discipliné »

3. Mode vestimentaire et exploitation coloniale : les « indiennes »
Chapitre 2. Vies ordinaires : compromis et rébellions
1. « Une foi, une loi, un roi » et des intérêts particuliers
2. Le quotidien des subalternes
Le peuple des campagnes - Mendiants et vagabonds - Ouvriers et ouvrières des villes - Hiérarchies sociales urbaines - Violences : filles, femmes, couples et familles
3. Les révoltes populaires
Les raisons de la colère - Les femmes, ces émeutières - Trafics et contrebandes
4. L’invention des étrangers
Chapitre 3. Peuple social, peuple politique (second XVIIIe siècle)
1. Premières remises en cause de l’esclavage
2. Les rumeurs de la rue et le tribunal de l’opinion
La rue : « l’intérieur familier et meublé des masses » - Cabales et émotions populaires à Paris - Liberté du commerce, économie morale et « juste prix » - Luttes ouvrières (1781‑1789)
3. « L’ère véritable de la naissance du peuple » : les États généraux
Des milliers de cahiers de doléances - « Est-il des moyens de rendre les juifs plus utiles et plus heureux en France ? » - Un printemps agité avant l’ouverture des États généraux
Deuxième partie : Le peuple politique entre révolutions et restaurations (1789‑1830)
Chapitre 4. La Révolution française (1789‑1799)
1. Un peuple-roi (1789‑1795)
Été-automne 1789, le peuple en action - Les femmes aussi - Émotions sociales et politiques -
Forger une culture politique révolutionnaire : langue, objets, rites - Révolution et contre-révolutions (1793‑1795)

2. Insurrection aux Antilles et première « abolition de l’esclavage »
3. Retour à l’ordre politique, social et de genre : le Directoire (1795‑1799)
Chapitre 5. Ordre et désordres sous Napoléon (1800‑1815)
1. Désordres et ordre après la Révolution
L’ordre familial : le code civil - L’ordre social et les tumultes ouvriers - La mise en ordre religieuse : le Concordat - De l’émancipation révolutionnaire à l’assimilation napoléonienne des juifs de France
2. Le « rétablissement » de l’esclavage par Napoléon Bonaparte
Le sacrifice de Toussaint Louverture - Rebelles de Guadeloupe : Delgrès, Ignace, Solitude -
Guyane : la tradition du grand marronnage - Saint-Domingue : première défaite napoléonienne
et première République noire- Le maintien de l’esclavage aux Mascareignes

3. « Soldats d’empereur »
Refus d’Empire, réfractaires et déserteurs - Femmes dans l’armée napoléonienne
1806, la campagne de Calabre - La résistance des Portugais et des Espagnols (1807‑1813) - 1812, la campagne de Russie et l’effondrement du système napoléonien- 1814, les campagnes de France : l’occupation du territoire

Chapitre 6. Le résistible retour du passé (1814‑1830)
1. Des fissures dans la restauration
La Terreur blanche, une « quasi-guerrecivile » - La survivance des résistances populaires - Chansonniers et processions - Le théâtre des émotions
2. Résistances dans les colonies
L’affaire Bissette, libres de couleur et esclaves en Martinique - « Libres et sans fers » : figures et paroles d’esclaves
3. La crise de 1827‑1830 et les « Trois Glorieuses »
Les sociétés de secours mutuel - Crise économique et agitations sociales - Les banquets - Les Trois Glorieuses : Paris, 27, 28, 29 juillet
Troisième partie : Espoirs d’un monde nouveau (1830‑1871)
Chapitre 7. 1831‑1848. À la conquête d’un monde nouveau ?
1. Les Révoltes pour la liberté et la République (1831‑1834)
« C’est nous les canuts… » La révolte lyonnaise de 1831 - Paris en ébullition (juillet 1830-juin
1834) - Les insurrections de 1834 à Lyon et à Paris

2. « La femme libre » selon les saint-simoniennes
3. La sanglante conquête de l’Algérie (1831‑1847)
Les résistances des autochtones - Massacres, razzias et « enfumades » : une stratégie de la dévastation - Des soldats récalcitrants - Quels colons ?
4. Révoltes rurales et mécontentements populaires sous la Monarchie de Juillet
Rébellions dans les campagnes - Grèves et insurrections urbaines (1839‑1842) - Réactions populaires à la crise économique de 1846‑1848 - Écrivains-prolétaires, philosophes et poètes
Chapitre 8. Les espoirs déçus du moment 1848
1. La République, le champ des possibles (février-juin 1848)
Gouvernement provisoire et « principes d’émancipation de la multitude »
Vague révolutionnaire en province (22 février-16 avril) - Le Printemps des peuples européens
Le suffrage universel masculin à l’épreuve des urnes

2. La « guerre des rues et des maisons » (23‑26 juin 1848)
On ne naît pas insurgé, on le devient (ou pas) - La répression - Échos provinciaux des journées de juin - Épilogue parisien
3. La seconde abolition de l’esclavage et ses limites
« L’esclavage sera entièrement aboli » : le décret du 27 avril 1848 - Retour aux pratiques du passé - « Rachetés », « engagés » et « colons agricoles » aux colonies - Le cas spécifique de l’Algérie
4. Partir ou mourir pour ses idéaux (1848‑1852)
Après la défaite de juin, la répression judiciaire - Des « barricades de papiers », mai-juin 1850
Le coup d’État du 2 décembre 1851 : crime et châtiments - Figures de l’exil

Chapitre 9. Les Communes, le peuple au pouvoir
1. « Le Collège de France de l’insurrection » : clubs, réunions publiques et grèves (1867‑1870)
Usages d’une liberté très surveillée- Réunions publiques et parole féministe - Les grèves ouvrières - Un plébiscite contre « la canaille »
2. La République, le siège, la paix (4 septembre 1870‑18 mars 1871)
Proclamation de la république - Insurrection en Martinique - La défense nationale en état de siège
3. La Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871)
Un gouvernement du peuple ? - Combats du 2 au 5 avril 1871 - Femmes de la Commune
4. Le mouvement communaliste en province
Des Communes dans les grandes villes - Et les campagnes ?
5. La Semaine sanglante (21‑28 mai)
6. Algérie 1870‑1871 : un tournant ? Juifs citoyens et Kabyles révoltés
7. « La Commune n’est pas morte ». Lendemains et mémoires
Quatrième partie : Conscience de classe, conscience de race (1871‑1914)
Chapitre 10. Paysans, ouvriers nous sommes…

1. Le peuple rural : une histoire « au ras du sol » ?
Le mobilier retrouvé de Louis-François - Pinago t- La rude vie des enfants de la campagne - Mon village à l’heure des changements - Une mosaïque d’activités hétérogènes
2. Une classe ouvrière ? Des vies ouvrières multiples
« L’ouvrière, mot impie, sordide… » (Michelet) - Ouvriers mineurs, verriers, métallurgistes… :
les corps à l’épreuve - Mobilités ouvrières - Tentations xénophobes, nationalistes et antisémites

3. Sortie de classe : l’archipel des employé.e.s
Une carrière d’employé - Employé.e.s dans les bureaux
Chapitre 11. Extension du domaine impérial
1. La colonisation des corps
Corps sexués et racialisés : la prostitution coloniale - Corps assujettis : le « travail forcé » - Corps judiciarisés : l’archipel pénitentiaire aux colonies
2. Résistances indigènes
Kabylie, terre de détresse, de révoltes et d’accommodements - Extension du régime de l’indigénat - L’insurrection des Kanaks - Madagascar : révolte des toges rouges et « pacification » - Résistances indochinoises : lettrés et paysans - Danser et chanter pour être libre
3. Vivre entre deux mondes : identités hybrides sous domination coloniale
Trois portraits de femmes aux colonies - Des hommes déracinés ? - « Mangeurs de craie » et « évolués » - La question des métis - Migrations coloniales
Chapitre 12. La Belle Époque, une époque rebelle
1. « Comment je suis devenue féministe »
Jeanne Bouvier, ouvrière et féministe - Gabrielle Petit, « la femme affranchie » - Féministes, syndicalistes et socialistes : des relations difficiles
2. La guerre sociale
Premiers Mai, internationalisme et baptême dans le sang - Le mouvement ouvrier antillais,
un chapitre méconnu de l’histoire - Grondements de la grève - Détenus et prisonniers politiques - Le peuple des « bas-fonds
»: Apaches, vagabonds, détenus
3. Antimilitaristes et bruits de bottes
1907 : Gloire au 17e ! - 1913 : les antimilitaristes au risque de la guerre
Cinquième partie : Entre deux guerres, une embellie fugace (1914‑1948)
Chapitre 13. Être en guerre (1914‑1920)
1. Entrées en guerre décalées
Août 1914, la mobilisation des hommes - La mobilisation des femmes - La mobilisation des féministes - La mobilisation des étrangers et des « coloniaux » - Les réfugiés - Zones occupées, zones libérées
2. L’ordinaire des soldats et de leurs familles
Obéir, désobéir, être fusillé pour l’exemple (1914‑1915) - La vie dans les tranchées : les corps meurtris - Fraternisations, indisciplines, révoltes - Les camps de prisonniers - Révoltes coloniales pendant la Grande Guerre - Vie intime et liens familiaux dans le conflit
3. Usines de guerre : l’exemple stéphanois
Ouvriers mobilisés et travailleurs coloniaux - Les « usineuses », femmes dans l’industrie de guerre
4. Sorties et déprise de la guerre
Démobilisations immédiates et retardées (1918‑1919) - Les grèves de 1919‑1920 et les espoirs d’un changement révolutionnaire - Anciens combattants, veuves et orphelins - Le retour à l’ordre politique, social et moral
Chapitre 14. De la mosaïque France au Front Populaire (1920‑1938)
1. Les « Mal vu.e.s »
La mosaïque France : travailleurs étrangers des villes et des champs - « Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! » : une jeunesse enfermée - Militantes féministes et communistes pour le suffrage des femmes
2. Nationalismes indigènes et négritude face à l’ordre colonial
La question noire : panafricanisme et négritude - Travail forcé et «évolués » en Afrique subsaharienne 1931 : « Ne visitez pas l’Exposition coloniale ! » - Les colonisés s’organisent :
avant-gardes et partis nationalistes

3. Le Front populaire, une embellie ?
Crises et conscience de crise au début des années 1930 - Printemps-été - 1936 : occupations d’usines et lois sociales - Des moissons rouges ? 1936 dans les campagnes - Clichés du Front populaire - La réaction patronale - La guerre d’Espagne ou l’espoir brisé (1936‑1939) - Gouvernement de Front populaire, des espoirs déçus - Pour les femmes et les coloniaux, une grande désillusion - 1938, une triste fin
Chapitre 15. Années noires, années rouges (1939‑1948)
1. « La drôle de guerre » et ses suites
La campagne de France, la débâcle, l’exode et l’armistice (mai-juin 1940) - Prisonniers de guerre
2. Vivre et survivre, résister sous Vichy dans la France vaincue : les années noires
Se nourrir, une préoccupation permanente - Travailler en usine ou dans les mines - Femmes exclues du travail et assignées à la maternité - Vie et survie : le quotidien des juifs en France
3. Résister
Résister au quotidien : gestes isolés, spontanés, éphémères - Résistances ouvrières - Résister au STO ou se résigner
4. Organiser et combattre
Premiers groupes et réseaux - Les maquis - Des « terroristes » : résistants étrangers et communistes - Les résistantes : un rôle longtemps sous-estimé - La « dissidence » antillaise
5. La Libération : espoirs et désillusions au seuil des « années rouges » (1944‑1948)
De la Normandie à l’Alsace, une libération décalée - Les femmes tondues - De la liesse à la vengeance : délation et épuration - Une libération ensanglantée : Dakar, 1944, Sétif et Guelma, 1945 - Un nouveau statut pour les départements d’outre-mer« La sale guerre d’Indochine » (1945‑1954) - L’insurrection malgache (1947‑1948)
6. Productivisme et questions sociales
Retroussez vos manches ! - Pour la production et la démocratie - Une usine sans patron c’est possible ! (pendant trois ans) - Sécurité sociale et familialisme - Démocratisation culturelle
7. 1947‑1948 : une « insurrection froide » ?
Printemps 1947 : le quotidien, les grèves, le grondement de la rue - Guerre froide dans l’Hexagone ? - Grèves de 1948 et apogée de la figure emblématique du mineur
Sixième partie : Un autre monde est-il possible ?
Chapitre 16. L’envers des Trente Glorieuses
1. L’érosion programmée du monde paysan
Farrebique et 40 ans plus tard… Biquefarre - Des tracteurs pour tous ! - Les femmes, « cheval de Troie du monde urbain » ? - Les vecteurs du changement : la JAC et le CNJA - L’exception antillaise - Des précurseurs contre le credo productiviste - Réactions et violences paysannes
2. Le monde des ouvriers et des ouvrières
De qui les ouvriers sont-ils le nom ? - Se loger et vivre mieux - Vies ouvrières : sports, loisirs, engagements - Militantisme catholique
3. Persistance et renouvellement de la conflictualité sociale et politique
À l’avant-garde de la lutte contre la guerre : les dockers - 1953, la grande grève des fonctionnaires - Un conflit victorieux à Saint-Nazaire et à Nantes en 1955
4. Les Années algériennes
Jeunesses françaises : blousons noirs et appelés - Ici et là-bas. Vivre et combattre de part et d’autre de la Méditerranée - Algériens et Algériennes en métropole : entre foyers et hôtels-taudis, bidonvilles et camps - Engagements et oppositions à la guerre - Après la guerre, les traces
5. Grève des mineurs du printemps 1963, victoire d’une profession condamnée
Chapitre 17. Le moment 1968
1. Les contestations de la « domination rapprochée » avant 1968
Persistance de la domination coloniale et révoltes en outre-mer - L’éveil des subjectivités féminines - Après-midi pour un « Grand Soir » ? - « Les luttes et les rêves »
2. Mai-Juin 1968 : huit semaines qui ébranlèrent la France
Au rythme des manifestations (3‑13 mai) - Occupations et prises de parole (13 mai-16 juin) - Alliances inédites et rencontres improbables - Filles, femmes, genre - Coloniaux, étrangers, immigrés - Du 24 au 30 mai, le retournement de l’opinion publique - Juin 1968 : résistances à la reprise du travail, violences policières, crépuscule électoral
3. Et après ? L’insubordination en partage (1968‑1981)
Libérez les corps ! - L’insubordination des travailleurs
4. Luttes antimilitaristes et antinucléaires
La non-violence face à l’État : pacifisme et antimilitarisme - Le Larzac, utopies et réalités - Le combat antinucléaire
Chapitre 18. Agir dans la France néolibérale et postcoloniale (1981‑2005)
1. Dans la décennie 1980, résister quand même
Grèves ouvrières dans l’automobile (1982‑1984) - Se battre et marcher pour l’égalité - « Vive la Kanaky libre »
2. Répondre à l’intolérable : l’ère des « sans » et du « tous ensemble »
Sans avenir ? Vivre et lutter avec le sida - Sans logis : squats et Droit au logement - 1995 : « Tous ensemble ! » - Sans papiers : lutter pour la régularisation - Sans emploi et sous-emploi - Portraits de paysans contestataires
3. Fractures dans la France postcoloniale
Affaire de foulards - Le surgissement de la question noire dans l’Hexagone - La loi sur le bilan positif de la colonisation - Automne 2005 : révolte urbaine généralisée et état d’urgence : un legs colonial ?
Remerciements
Notes.