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Catalogue / Écologie et environnement / Le gouvernement des technosciences     

Le gouvernement des technosciences
Gouverner le progrès et ses dégâts depuis 1945

Dominique PESTRE

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Le gouvernement des technosciences
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Ce livre décrit comment le progrès technique et ses effets sociaux et environnementaux ont été gérés depuis l’après-guerre dans le monde. Il analyse, de 1945 à 2014, la mutation des technosciences, de l’ordre économique et financier, des écosystèmes. Historiens, ses auteurs partent des noeuds de pouvoir et observent comment se sont reconfigurés les rapports entre États, société civile et marchés dans toutes sortes d’espaces de gouvernement, légaux comme scientifiques, politiques comme économiques, locaux comme globaux.
S’appuyant sur des études documentées – transformations du gouvernement des substances chimiques, des thérapies et de la santé publique, du changement climatique, de l’environnement et de la biosphère, de la « faim dans le monde », de l’eau, etc. –, cet ouvrage soulève aussi des questions plus théoriques : la complexité de ce qu’il faut entendre sous le vocable « néolibéral », ce qu’implique penser en termes de gouvernement, le rôle central du calcul coût/bénéfice dans le gouvernement du progrès. Il revient enfin sur ces manières de gérer les hommes et les choses qui se donnent souvent aujourd’hui comme inéluctables et transparentes, reposant sur l’expertise et l’« efficience », et faisant appel – ironie suprême – à la « participation » des populations, à leur engagement et leur devoir de s’adapter.
Un livre essentiel pour comprendre les enjeux d’une évolution, celle du gouvernement des technosciences, qui ont durablement façonné les sociétés contemporaines.
Du gouvernement du progrès technique et de ses effets, par Dominique Pestre
L’étude des sciences et le gouvernement du progrès : positionnement du problème
Théorie : la notion de « gouvernement »
Histoire : ce sur quoi porte ce gouvernement
Références
1. Gouverner les substances chimiques dangereuses dans les espaces internationaux, par Nathalie Jas
D’inextricables millefeuilles de dispositifs
Construire des marchés internationaux et globaux
Répondre aux préoccupations environnementales
Répondre aux injonctions morales
(In)efficacités du gouvernement des substances chimiques dangereuses dans les espaces internationaux Références
2. De la santé publique internationale à la santé globale. L’OMS, la Banque mondiale et le gouvernement des thérapies chimiques, par Jean-Paul Gaudillière
Construction des marchés contre santé publique : l’OMS et les médicaments « essentiels »
Une tuberculose « globale » : le tournant sanitaire de la Banque mondiale et le gouvernement par le risque
Conclusion Références
3. La gouvernance du changement climatique. Anatomie d’un schisme de réalité, par Stéfan C. Aykut et Amy Dahan
1960-1990 : quand le climat émerge comme problème global…
1992-2001 : espoirs et premières fractures
2002-2009 : le schisme du processus
Depuis 2009 : chocs, désillusions, nouveaux diagnostics
Conclusion : Retour sur le schisme
Références
4. Gouverner la biosphère. De l’environnement de la guerre froide à l’environnement néolibéral, par Yannick Mahrane et Christophe Bonneuil
De l’environnement total de la guerre froide à l’environnement global de la détente, 1944-1972 De Stockholm (1972) à Rio (1992) : montée du multilatéralisme environnemental ou poussée néolibérale ?
Conclusion
Références
5. La révolution verte, un instrument de gouvernement de la « faim dans le monde ». Une histoire de la recherche agricole internationale, par Lise Cornilleau et Pierre-Benoît Joly
L’invention du dispositif de la révolution verte par les fondations philanthropiques : nourrir les pauvres du tiers monde avec la technologie américaine ? (1943-1971)
Les variétés à haut rendement, levier de l’industrialisation agricole
Le passage de relais à la Banque mondiale : intégrer les critiques de la révolution verte pour mieux l’institutionnaliser (1971-1991)
La recherche agricole internationale en régime néolibéral : le retour des fondations et de l’urgence malthusienne humanitaire (1991-2012)
Conclusion Références
6. Gouverner les eaux depuis 1945. Internationalisation et intensification des flux de capitaux, de techniques et de modèles, par Sara Fernandez
Eau, agriculture et électricité des États du Nord (1945-1970)
Dépolluer au Nord et lutter contre des « crises » au Sud (1970-1990)
L’eau, entre « privatisations » mondiales et grande hydraulique des pays émergents
Conclusion Références
7. Gouverner par les instruments économiques. La trajectoire de l’analyse coût-bénéfice dans l’action publique, par Soraya Boudia
Ingénieurs et économistes : évaluer et légitimer un projet public
Mesurer et optimiser l’efficience de l’action publique
Environnement, économie et régulations politiques
Conclusion Références
8. Néolibéralisme et gouvernement. Retour sur une catégorie et ses usages, par Dominique Pestre
Comment penser « le néolibéralisme » ? Ouvrir la boîte noire et regarder les dynamiques complexes de sa constitution
Retour sur le néolibéralisme comme mise en économie du monde
Références
Conclusion. Le gouvernement du progrès et de ses dégâts. Un essai de lecture globale, par Dominique Pestre
Du milieu des années 1940 au milieu des années 1960
Du milieu des années 1960 à la fin des années 1970
Du tournant des années 1980 au milieu des années 1990
La période récente : du milieu des années 1990 aux années 2010
Conclusion
Références
Liste des auteurs.
Il est aisé de prévoir que l’une des questions majeures du XXIe siècle sera la capacité des sociétés à utiliser les technosciences et leurs produits. Tant pour produire leurs conditions de vie que pour en éviter les risques. C’est ce que cet ouvrage collectif nomme «gouverner le progrès et ses dégâts». Pourtant, nulle recette dans ce livre collectif dont les auteurs abordent divers cas, du climat aux substances chimiques dangereuses, de la santé publique à l’agriculture. Logique, puisqu’il est dirigé par un historien, Dominique Pestre. Lequel, profession oblige, propose donc le «détour par l’histoire» pour alimenter une réflexion susceptible de nous aider à gérer le présent et à préparer l’avenir.

12/12/2014 - Sylvestre Huet - Libération

 

Bombe atomique, énergie nucléaire, OGM, nanotechnologies, biologie de synthèse : depuis la seconde guerre mondiale, les inventions technico-scientifiques se succèdent, avec leur lot de controverses sur le sens du progrès. Tandis que l’émergence de thématiques environnementales globales sur l’eau, le climat, la biodiversité s’accompagnent également de questions technico-scientifiques. Devant ces mutations, un collectif, constitué majoritairement d’historiens des sciences et dirigé par Dominique Pestre, s’intéresse à la manière de « gouverner ces progrès et leurs conséquences sur l’environnement ». Bien entendu, pour les auteurs, gouverner n’est pas l’apanage des seuls Etats. Il existe une profusion d’acteurs (ONG, institutions internationales, représentants d’intérêts économiques) et d'instruments (normes, marchés, chartres)... Ces chercheurs analysent leur rôle, leur interaction et surtout leur histoire sur différents exemples précis: régulation des substances chimiques, gestion de l'eau, lutte contre le réchauffement climatique, protection de la biodiversité ou encore révolution technique de l'agriculture.

14/01/2015 - David Larousserie - Le Monde

 

Résultat de quatre ans de séminaires entre historiens des sciences, des réflexions sur l'accélération du développement de nouvelles techniques, de sa globalisation, de son renouvellement et de la difficulté d'en gérer les conséquences sur nos sociétés que ce soit par les Etats, les organisations internationales ou de plus en plus par les entreprises. Beaucoup d'aspects instructifs, mais si on est loin d'avoir fait le tour de la question.

01/03/2015 - Silence

 

Au fil de ces pages passionnantes, la puissance désenchantante de l’histoire et de la sociologie s’impose aux lecteurs puisque l’ouvrage finit par frapper d’anachronisme la conclusion d’H. Marcuse selon laquelle quelques espoirs égalisateurs et libérateurs pouvaient être placés en celles et ceux qui n’en avaient plus.

20/01/2015 - Jean Frances - Liens socio

 

 
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