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En France, la proportion de précaires est plus élevée dans le public que dans le privé, de plus en plus de personnes ne demandent pas les prestations sociales auxquelles elles ont droit, la plupart des SDF ont une adresse, la moitié des adolescents qui se suicident sont homosexuels, les licenciés qui retrouvent un emploi connaissent presque systématiquement une perte de revenu…
La « France invisible », ce sont des populations qui, malgré leur nombre, sont masquées, volontairement ou non, par les chiffres, le droit, le discours politique, les représentations médiatiques, les politiques publiques, les études sociologiques ou les catégorisations dépassées qui occultent leurs conditions d’existence.
Ce travail d’investigation sociale, qui s’est appuyé sur un dispositif inédit associant étroitement des journalistes et des chercheurs, propose des enquêtes, des portraits, des témoignages et des analyses permettant de mieux comprendre une société de plus en plus aveugle à elle-même.

Introduction - I. Récits, enquêtes, portraits - Accidentés et intoxiqués au travail - Quand le travail tue à petit feu, par Thomas Deltombe - Entretien avec Marcel Goldberg : .Maladies professionnelles, injustices de classe - Banlieusards - Comment vivre relégués, par Jade Lindgaard - Délocalisés - Quand les salariés sont mis en concurrence, par Emmanuel Defouloy - Entretien avec Claude Pottier : Quand plane la menace de délocalisation - Démotivés - Quand le travail détruit l'envie de travailler, par Thomas Lemahieu - Entretien avec Pascal Ughetto : « Les salariés menacent de se retirer » - Discriminés - Quand il est impossible de mesurer les injustices quotidiennes, par Jade Lindgaard - Entretien avec Patrick Simon : Être disciminé sans le savoir- Disparus - Le licenciement comme mort sociale, par Emmanuel Defouloy - Entretien avec Daniel Steyaert : « Comment les gens s'isolent » - Dissimulés - Quand l'homosexualité se vit encore en silence, par Joseph Confavreux - Entretien avec Éric Verdier : « Questions de genres » - Drogués - Usagers au quotidien, par Joseph Confavreux - Entretien avec Aude Lalande : « Confronter les savoirs » - Égarés - Borderline, à la frontière du médical et du social, par Jean-François Laé - Éloignés - Comment vivre exilé en son propre pays, par Michel Samson - Entretien avec Christophe Traïni : Comment votent les relégués des centres-villes - Enfermés - Comment, derrière les barreaux, on devient forcément transparent, par Philippe Artières - Entretien avec Armand Mallier : « Le centre des jeunes détenus ressemble aux cités » - Expulsables - Comment vivre sans papiers en France quand on est en règle dans son pays, par Carine Fouteau- Entretien avec Claire Rodier : Sans-papiers, le retour des mobilisations citoyennes -Explusés - Quand il n'est pas possible de refait sa vie « au pays » après avoir été expulsé de France, par Thomas Deltombe et Jade Lindgaard - Femmes à domicile - Comment les femmes au foyer sont souvent des « chômeuses de l'ombre », par Thomas Deltombe - Entretien avec Margaret Maruani : « Parmi les femmes au foyer, il y a en fait beaucoup de chômeuses découragées » - Gars du coin - Quand l'appartenance villageoise ne garantit plus l'insertion sociale, par Joseph Confavreux et Nicolas Renahy - Entretien avec Nicolas Renahy : « Déracinés sur place » - Gens du voyage - Quand la caravane passe, par Jérôme Huguet - Entretien avec Claire Cossée : Modèle républicain et pratique communautraire : l'éthnicisation du politique ? - Habitants des taudis - Comment vivre dans un logement indigne, par Stéphanie Maurice - Entretien avec François Buron : Les handicapés, victimes de la culture de la majorité silencieuse - Intermittents de l'emploi - Quand la discontinuité du travail est un parcours d'obstacles, par Yves Pagès - Entretien avec Laurent Guilloteau et Valérie Marange : « Le chômage n'est pas l'envers du travail, mais l'un de ses moments » - Jeunes au travail - Quand rechercher un emploi, c'est découvrir l'inégalité entre les générations, par Emmanuel Defouloy - Entretien avec Louis Chauvel : L'horizon obscurci des jeunes générations -Oubliés de la santé - Quand la santé est l'une des choses les moins partagées, par Marie-Laurence Rincé - Entretien avec Annette Leclerc : Les disparités sociales de santé - Précaires du public - Quand l'État est un patron voyou, par Joseph Confavreux - Pressurés - Quand les salariés doivent semobiliser corps et âme, par Joseph Confavreux - Entretien avec Danièle Linhart : « Violence contenue » -Privatisés - Comment on devient orphelin du service public, par Thomas Lemahieu - Entretien avec Marie Cartier : Des classes populaires sous la protection du service public -Prostitué(e)s - Quand la clandestinité du tapin met les travailleuses du sexe en péril, par Yves Pagès - Entretien avec Marie-Élisabeth Handmann et Françoise Gil : « Le tapin sur la voie publique est sans doute condamné à disparaître » - Rénovés - Comment délogés les habitants pour leur bien, malgré eux, par Jade Lindgaard - Entretien avec Renaud Epstein : L'ANRU, un « gouvernement à distance » - Rmistes - Comment vivre avec 433 euros par mois, par Joseph Confavreux - Entretien avec Noëlle Burgi : « Répression accrue » - Salariés déclassés - Quand travailler ne paie plus, par Emmanuel Defouloy - Entretien avec François Dubet : Déclassement du diplôme et dévalorisation des métiers - Sans-emploi - Quand la mesure du chômage masque le travail des chômeurs, par Emmanuel Defouloy - Entretien avec Pierre Concialdi : Comment des centaines de milliers de chômeurs sont basculés des catégories « visibles » vers les catégories « invisibles » - Sans-domicile : Ceux qui ne disent jamais « chez moi », par Haydée Sabéran - Entretien avec Maryse Marpsat : « Créer du logement social, pas empiler les places d'urgence » - Sous contrôle - Comment avoir peur de la police quand on n'a rien à se reprocher, par Jade Lindgaard - Entretien avec Mathieu Potte-Bonneville : « Harceler une population, c'est faire en sorte qu'elle se désigne comme dangereuse » - Sous-traités - Comment on devient un salarié au rabais, par Carine Fouteau - Entretien avec Annie Thébaud-Mony :Les sous-traités du nucléaire, invisibles générés par la « dose » - Stagiaires - Travailler gratuitement (ou presque), par Thomas Deltombe - Entretien avec Michel Villette : « Les stages ont été inventés pour les ingénieurs » - Surendettés - Quand on ne prête (cher) qu'aux pauvres, par Thomas Deltombe - Travailleurs de l'ombre - Les obscures fillières de l'économie française, par Michel Samson - Entretien avec Andrea Rea : L'immigration sans immigrés - Vieux pauvres - Finir sa vie avec le minimum vieillesse, par Haydée Sabéran - Entretien avec Jérôme Pélissier : Minimum vieillesse, maltraitance sociale - II / Connaissances et représentations du monde social - A. Outils, mesures - Les angles morts de la sociologie française, par Stéphane Beaud - La grande « chasse aux idées », ou comment les politiques en consomment un maximum, sans toujours s'en servir, par Jade Lindgaard - Ouils statistiques : peut-on tout compter, avec et pour n'importe qui ?, par Claire Auscure et Lucio Nero (Association Pénombre) - (In)visibilité sociale, (in)visibilité juridique, par Danièle Lochak -B.Fausses représentations et imaginaires biaisés - « Bobos » et « travailleurs pauvres » : petits arrangements de la presse avec le monde social, par Xavier de la Porte - Le social ignoré ou le point aveugle de la République, par Didier Lapeyronnie - Les discours sur les classes moyennes : aux frontières du visible et de l'invisible, par Jean Ruhlmann - Des classes populaires (presques) invisibles, par Henri Rey - C. Question socilae, gestion sociale - De la précarisation de l'emploi à la précarisabtion du travail : la nouvelle condition salariale, par Stéphane Beaud et Marie Cartier - La solitudedes enfants des quartiers populaires, par Laurent Ott -École : la double disqualification des lycées professionnels, par Gilles Moreau - Le malaise du travail social, par Nicole Maestracci - La psychologisation rampante de la question sociale, par François Sicot -Les auteurs - Index thématique.

Les «invisibles» seront-ils les invités surprises de la présidentielle ? La campagne lèvera-t-elle le voile sur les «inégalités cachées», pour reprendre l'expression d'un haut fonctionnaire gouvernemental ? A six mois du premier tour, un petit parfum de nouveauté flotte sur le débat politique. Fin 2001, la précampagne était dominée par la sécurité (à droite) et les disputes entre alliés (à gauche). Cette fois-ci, qu'il s'agisse du droit au logement, de la carte scolaire, des 35 heures ou des effets de la hausse des prix, les premiers clivages portent sur les questions sociales et, plus précisément, sur les nouvelles formes d'inégalités. Poussés par plusieurs publications, stimulés par la nécessité tactique de se distinguer de leurs devanciers, les aspirants candidats en viennent même à faire de leurs capacités à exprimer la nouvelle donne sociale leur principal atout. En librairie depuis dix jours, La France invisible constitue l'expression la plus frappante de cette évolution. En 650 pages, les auteurs font parler ceux dont on ne parle pas ou presque. «Banlieusards», «délocalisés», «démotivés», «intermittents de l'emploi», «pressurés», «sous-traités», «déclassés» : l'énumération est saisissante, et il s'en dégage une souffrance sociale d'autant plus cruelle qu'elle est morcelée et semble laisser chacun seul face à son destin. Loin des catégories sociales classiques en vigueur depuis l'après-guerre (classes moyennes, ouvriers, employés, etc.), La France invisible décrit le déploiement des inégalités sur des registres très différents : lieu de résidence, couleur de peau, santé, conditions de travail, type de contrat. […] Les «invisibles» sont peut-être en train de conquérir leur visibilité. Peut-être...

23/10/2006 - Eric Aeschimann - Libération

 

« Dans La France invisible, le sociologue Stéphane Beaud nous invite à découvrir les passionnants regards croisés de chercheurs et de journalistes sur des populations toutes proches de nous et pourtant méconnues, caricaturées, ou même oubliées. »
AFP

« Dans un épais et remarquable ouvrage, publié sous la direction, entre autres, du sociologue Stéphane Beaud, une poignée de chercheurs, journalistes, écrivains et historiens constatent que "le monde social semble ne poser question qu'à partir du moment où il est rendu visible sur un mode spectaculaire". »
LE MONDE

« Dans un monde où même le mieux loti sort son "malaise", cet ouvrage remet les pendules à l'heure des vrais souffrances. Et ça en fait des montagnes de souffrances. Les extremistes de tous poils, qui en font leur fourrage, le savent bien. Face à eux, justement, l'ouvrage se veut clairement politique, une balise dans la campagne de l'éléction présidentielle. Avec ces tranches de vie en face des yeux, suivis à chaque fois d'une analyse éclairante, le lecteur-citoyen devrait être mieux armé pour juger. »
OUEST FRANCE

« Se plaçant dans le prolongement du fameux ouvrage dirigé par Pierre Bourdieu sur La Misère du monde (1993), les auteurs de La France invisible nous offrent ici un travail d'une rare ampleur qui entend être un "dispositif d'urgence".
TEMOIGNAGE CHRETIEN

« Déclassés, RMIstes, pressurés, précarisés, surendettés... Une grande enquête met en lumière ces millions d'hommes et de femmes ignorés par chacun d'entre nous.
LE NOUVEL OBSERVATEUR

« L'originalité de l'entreprise réside dans la collaboration de journalistes et de chercheurs, deux professions aux temporalités et approches souvent conflictuelles. »
LIVRES HEBDO

« Un ouvrage à la fois savant et politique, qui a la volonté d'éclairer les zones d'ombre de notre pays. Dont les banlieus constituent un vaste territoire. »
LE RÉPUBLICAIN LORRAIN

« Les personnes décrites dans le livre n'ont "souvent rien à voir les unes avec les autres", si ce n'est d'être ignorées et de partager un sentiment "d'invisibilité", "de non-reconnaissance et de mépris social. »
DNA

« Ce travail collectif, mené par des journalistes et des chercheurs et dirigé par Stéphane Beaud, Joseph Confavreux et Jade Lindgaard, révèle, à travers enquêtes, portraits, témoignages et analyses, les millions d'hommes et de femmes cachés par les statistiques, le discours politique dominant et certains clichés médiatiques. »
LA VIE

« ... un tableau impressionniste qui, à trop accumuler les exemples disparates, conduit à se poser la question: "Mais qui donc est heureux en France ? »
LES ECHOS

« Tout cela fait un peu patchwork, mais attire au moins la vue. »
LIAISONS SOCIALES MAGAZINES

« Novateur sur le fond, La France invisible ne l'est pas moins sur la forme. Regroupant dans un même dispositif chercheurs, universitaires, journalistes et militants engagés, l'ouvrage est le fruit d'une collaboration inédite. »
LA CROIX

«La France invisible donne envie d'en savoir plus sur les problèmes évoqués, ce à quoi répond bien la bibliographie à la fin de chaque chapitre. »
LA VOIX DU NORD

« Esce a Parigi una vasta indagine sulle nuove popolazioni pauperizzate: sfollati, disoccupati, "reddito minimo", clandestini, senza tetto, indebitati, ecc. Danni collaterali per il sistema. In realtà "inesistenti". »
IL MANIFESTO

« Reste à savoir si, malgré un inévitable effet catalogue, cette notion d'"invisibilité" sociale saura inspiré les futurs candidats à l'élection présidentielle. »
LE POINT

« Mieux que "la déploration décliniste ou l'inquiétude sécuritaire, la rage verbale incantatoire ou le refoulement souriant", ce livre propose d'autres grilles de lecture. Bien visibles. »
L'USINE NOUVELLE

« ... les auteurs de La France invisible nous tendent un miroir qui nous invite non à regarder des objets en soi et la parole qu'ils leur donnent, mais à ce qu'ils donnent à voir des dérèglements de notre monde, de ses injustices, et de nos résponsabilités. »
REGARDS

« Fruit d'une entreprise peu banal qui associe des écrivains, des chercheurs et des journalistes, le livre veut "donner la parole à des personnes et des groupes peu écoutés" à travers une série de 36 portraits, récits de vie et reportages - assortis, la plupart du temps, d'un entretien avec un spécialiste de la problèmatique abordée. »
LE MONDE

« Ce livre original a l'immense mérite de nous donner à réfléchir autant qu'à voir. »
ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

« A lire absoluement et, forcément, dans le désordre. »
LES CAHIERS DE L'IFOREP

«La France invisible, oeuvre collective de sociologues, d'historiens et de journalistes, rend visages et histoires à ces exclus, ces égarés, ces expulsés, ces déclassés, qui tous d'ailleurs ne sont pas "SDF". C'est peu dire que ce livre éclaire sur les événements de ces derniers jours [à propos des "enfants de Don Quichotte"]. Sur cette façon que nous avons de redécouvrir l'évidence, puis de nous en détourner. et plus encore, il nous éclaire sur l'attitude de certains politiques. Cette sorte de panique qui s'empare d'eux quand les caméras de télévision, fugitivement montre l'invisible. »
POLITIS

« ... le souci des auteurs de ce livre, qui compte plus de 600 pages et de très nombreux thèmes, est d'être fidèle à une approche privilégiant le fait de se sentir responsable de ce que l'on voit à celui de regarder, en spectateur, extérieur au monde et à soi. »
SYNDICALISME HEBDO

« On reste sur l'impression d'un ouvrage majeur, révélant "un pays qui ne ressemble pas à celui auquel les candidats vont s'adresser". »
20 MINUTES

« Dans cet ouvrage incontournable en cette période de langue de bois, chaque groupe d' "invisibles", classé par ordre alphabétique, est décrit, analysé et commenté, entre sociologie, entretiens et investigation. Dans une deuxième partie plus théorique, ce sont les connaissances et les représentations du monde social qui sont directement mises en cause: elles doivent impérativement abandonner l'idée de la "gestion sociale" pour se recentrer sur celle de la "question sociale". Si elles veulent parler du monde tel qu'il est. »
TERRITOIRES

« Loin de dresser un constat "décliniste" de la société française, ce livre met à jour, par un processus de description et d'analyse très puissant, les phénomènes qui sous-tendent et conduisent à l'oubli, à la non-reconnaissance, au mépris, à la non prise en compte, bref à l'invisibilité de nombreuses catégories de personnes. Loin d'être sans propositions pour atteindre une meilleur représentation de la société, il vise une conversion politique des sentiments d'exclusion, de rejet, de mépris, de déclassement et remplit de ce fait à merveille son rôle d'analyse sociologique critique. »
LIENS SOCIO

« Un livre qui a l'ambition de rendre la visibilité aux invisibles et présente la France telle qu'elle est pour "repenser la place du citoyen non plus comme un simple objetde politiques, de stratégies et de discours mais aussi comme usager critique et responsable". La première partie de cet ouvrage, faite de témoignages, est facile à lire. La seconde, un peu plus difficile, est cependant abordable et permet de saisir comment se crée l'image de la société qui colle de moins en moins avec la réalité. »
EDITIONS QUART MONDE

« C'est dans ce sillage (courant de la sociologie française qui revendique une dimension politique) que cet ouvrage, tout à la fois absoluement déprimant et vraiment intéressant, s'inscrit sans ambages. Son tour est explicitement militant. Déplorant le retrait actuel de la sociologie sur un Aventin culturel, qui la conduit à délaisser l'étude des "damnés de la terre" devenus "invisibles", l'un de ses trois maîtres d'oeuvre, Stéphane Beaud, "sociologue de profession", s'est associé à deux journalistes, Joseph Confavreux et Jade Lindgaard, pour rassembler un florilège de récits de vie, commentés et présentés par toute une escouade de chercheurs et de journalistes. Cet ouvrage convainc pleinement de l'utilité d'une telle collaboration. [...] Lecture faite, comment ne pas se poser la question: on fait quoi maintenant ? La révolution ? »
LA RECHERCHE

« Un inédit mélange des domaines et des compétences, pour une publication d'autant plus stratégique dans un important contexte éléctoral. »
LA MONTAGNE

« Le refus de se montrer relève du droit inaliénable au secret sur sa vie privée et à une part d'ombre sur son intimité. Pour autant, un mécanisme d'invisibilité non choisie frappe toute une partie de notre société, avec pour corollaire, une absence de prise en compte ainsi qu'une surexposition tant à la violation des droits qu'à l'arbitraire des autorités. Tout se passe comme si une problématique sociale ne devient observable qu'à compter du moment où elle s'affiche sur un mode spectaculaire. Une multitude de réalités échappent ainsi à la connaissance tant des observateurs que des décideurs.Le propos des auteurs est justement de leur donner la visibilité qu'elles méritent. [...] Un ouvrage qui privilégient les témoignages sans négliger pour autant l'analyse. Car reste à comprendre les raisons de cette invisibilisation. »
LIEN SOCIAL

« La liste est longue: par ordre alphabétique, c'est la liste des oubliés du débat politique. Qu'il s'agisse des RMistes, des stagiaires, des sans-abri, des drogués, des discriminés, il est de toute façon question d'inégalités - toutes différentes d'un point de vue sociologiques -, et de souffrance. Jeunes sociologues et journalistes ont donc choisi d'aller à contre-courant et de leur donner la parole. Mais pas seulement: cette enquête sociologique montre le décalage entre le discours politique et la réalité. Enquête riche d'informations grâce aux interviews de spécialistes, aux rencontres avec des Français "invisibles", aux mises en situation concrètes, aux vraies questions posées et aux réponses cherchées. Un livre salutaire pour qui veut ouvrir les yeux. »
LES INROCKUPTIBLES

« Comme il l'est écrit dans l'introduction de cette réédition de poche. La France invisible fait écho à l'ouvrage dirigé par le sociologue Pierre Bourdieu, La misère du monde (Points, "Essais", 2007), qui donnait la parole à des personnes et des groupes humains peu écoutés. Celui-ci a une belle qualité en plus: la diversité des points de vue, des récits, des investigations et des analyses. On y découvrira près d'une trentaine de sociologues, magistrats, journalistes et chercheurs qui brossent le portrait de ces gens dont on parle toujours trop peu: femmes à domicile, cadres démotivés, ouvriers non spécialisés, prostituées, "gars du village", précaires du public, gens du voyage, vieux pauvres ou délocalisés... Et ils sont des millions. »
PSYCHOLOGIES

« Le travail de S. Beaud et alii, engagé, novateur et un brin polémique, assume aussi bien sa fonction civique que scientifique. Pour les auteurs, l'ambition est d'impulser un nouvel élan aux recherches en sciences sociales en encourageant tant l'ouverture que l'éclectisme des moyens de communication, de diffusion et de collaboration. Car, au-delà des hésitations intrinsèques à chaque discipline à dépasser les noyaux durs de recherche, c'est une posture qui est promue ici, celle non seulement de la transdisciplinarité mais aussi de la démocratisation des savoirs et de la recherche définie comme un bien public relevant du domaine de la res publica. »
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