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Catalogue / Écologie et environnement / Introduction à Ivan Illich     

Introduction à Ivan Illich

Thierry PAQUOT

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Introduction à Ivan Illich
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Dans les années 1970, on débattait partout d’Une société sans école ou de La Convivialité. Leur auteur, Ivan Illich (1926-2002), atypique, enseignant-voyageur, lecteur insatiable, polyglotte, curieux de tout et de tous, a rédigé une œuvre exigeante et originale, tant par le choix des thèmes que par leur traitement transdisciplinaire.
Penseur critique de la société industrielle, il a démontré qu’au-delà d’un certain seuil les institutions (l’Église, l’école, l’hôpital, les transports, etc.) se révèlent « contre-productives » : l’école désapprend, l’hôpital rend malade, les transports bouchonnent, etc.
Son analyse de l’Église catholique, son histoire de l’Homo educandus, sa dénonciation de la théorie des besoins, ses réflexions sur le développement, l’outil convivial, la technique dévastatrice, la fin des communaux, l’abolition du genre, l’obligation du travail fantôme, la substitution du garage à parquer les humains à un « chez soi » où se déploie l’art d’habiter, la déconsidération de la langue maternelle au profit de la culture numérique, l’imposition de l’écran qui nous empêche de voir ce que l’on regarde, la perte de nos sens au nom d’une technologie toujours plus performante sont quelques-uns des thèmes qu’il aborde dans ses séminaires et ses courts essais. C’est à cette pensée stimulante et anticonformiste que ce livre souhaite introduire.

Introduction
Un rebelle radical ?
I / Professeur itinérant, éléments biographiques
Jeunesse par gros temps
Un prêtre atypique
Cuernavaca
Un enseignant nomade
Un historien pour le présent ?
II / À l'assaut des institutions contre-productives (1): l’Église, l'école, les transports
L’Église, matrice de la perversion des services ?
Déscolariser la société
Énergie et iniquité
III / À l'assaut des instituions contre-productives (2) : la convivialité et les méga-outils, l'hôpital et la santé
Qu’est-ce que la convivialité ?
Quand l’hôpital rend malade…
IV / Une trilogie pour la conquête de l'autonomie et la défense des communaux
La fin des genres ?
Autonomie et communaux
V / La perte des sens
La langue vernaculaire en danger
La lecture, chemin de l’amitié
Voir, est-ce regarder ?
Conclusion / Qu'espérer ?
Engagement chrétien
L’accueil d’Illich en France
Le parti de l’amitié
Vocabulaire illichien
Repères bibliographiques.

Universitaire, Thierry Paquot, spécialiste d'Ivan Illich, nous livre une introduction à la pensée de celui qui fut l'une des grandes figures et l'un des précurseurs de la décroissance. Son oeuvre provoqua un grand débat dans les années 1970, avant de retomber dans un relatif oubli. Comme la majorité des penseurs antiproductivistes, Ivan Illich était inclassable; ses thèses "échappent au couple "droite/gauche"", décrit l'auteur. Contempteur de la croissance, du développement, du capitalisme, Ivan Illich était en désaccord "avec certains courants du "mouvement vert", parce qu'il est sans illusion sur la possibilité de substituer une technique moins polluante à une autre (par exemple, la voiture électrique à l'automobile à essence)." La critique d'Ilich est surtout célèbre pour la description des "effets de seuil"; à partir d'une certaine taille, les outils, les institutions se retournent contre leurs utilisateurs. Le penseur était un précurseur du "Small is beautiful". Il se défendait d'apporter tout système "clés en main". Son oeuvre constitue un puissant outil d'analyse critique pour comprendre les mécanismes qui entraînent notre monde. Cet ouvrage constitue une excellente synthèse, historique et idéologique, de la vie et de la pensée d'Ivan Illich.

01/12/2012 - La Décroissance

 

Un titre de la collection Repères qui se lit comme un roman, c'est peu courant. Mais l'auteur de ce titre a bien connu Ivan Illich et plusieurs de ses amis. Il jalonne d'anecdotes éclairantes sa présentation synthétique de l'oeuvre et du cheminement de cet intellectuel, ancien prêtre et théologien, professeur itinérant, par ailleurs linguiste, philosophe, mais aussi historien. Loin de se contenter de sa proximité personnelle, Thierry Paquot a lu et relu son oeuvre dans son intégralité, des classiques (Libérer l'avenir, Une société sans école, La convivialité…) jusque et y compris des publications plus confidentielles. Il revient sur son évolution en distinguant deux périodes : la première (1951-1980), marquée par sa critique de la société industrielle, des institutions (l'Eglise, l'école, l'hôpital…) et des effets contre-productifs de leur extension ; la seconde (des années 1980 à sa mort, en 2002), où il met davantage l'accent sur les effets symboliques de ces institutions, tout en prenant acte du changement de contexte lié notamment à l'émergence d'Internet. Tout sauf hagiographique, cette introduction à une oeuvre foisonnante aide à comprendre pourquoi aujourd'hui encore, il importe de relire, sinon de lire, cet auteur inclassable, irréductible à toute idéologie et autres pensées en "isme".

01/01/2013 - Sylvain Allemand - Alternatives Economiques

 

Si Ivan Illich connut après 1968 un grand intérêt de la part de certains intellectuels français dans la mouvance d'Esprit, il a été relativement négligé depuis, malgré l'édition de ses oeuvres complètes chez Fayard. Les collaborateurs du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales) ont cherché à faire vivre sa pensée, et Jean-Pierre Dupuy, dans son travail sur le catastrophisme, a su attirer l'attention sur celui qui fut son maître spirituel et qui avait compris, bien avant d'autres, les dangers de la société postindustrielle. C'est pourquoi le présent ouvrage de T. Paquot est utile: il donne quelques clés de lecture.

01/01/2013 - Marie-José Minassian - L'Ecole Aujourd'hui

 

Illich, s'il n'a pas réussi à refonder la société, sera parvenu à mettre en lumière de savoureux paradoxes, montrant par exemple que « les véhicules créent plus de distances qu'ils n'en suppriment ». Thierry Paquot, grand lecteur et proche d'Illich, livre un captivant « Repère » sur une « pensée pensante » qui a agité les années 1970 (avec des ouvrages célèbres comme Une société sans école, La Convivialité, ou encore Némésis médicale). Et cette pensée des limites de la contre-productivité retentit aujourd'hui avec éclat. Une introduction agréable, qui permet de saluer et d'ouvrir une oeuvre.

19/02/2013 - Julien Damon - Les Echos

 

Comme le souligne fort à propos la présentation de l’ouvrage par l’éditeur, il est un paradoxe à propos d’Ivan Illich (1926-2002). Figure incontournable des débats intellectuels des années 1970, la pensée de cet auteur inclassable semble être tombée dans l’oubli au moment même où, face aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux du XXIe siècle naissant, elle paraît révéler toute son acuité et que, par ailleurs, elle a légué de nombreuses thématiques et notions au sens commun : « les thèses sur la contre-productivité des institutions, le grignotage des communaux, le rétrécissement de la sphère d’autonomie, la « douce tyrannie » des professions « mutilantes », etc. sont dorénavant connues, validées, acceptées et banalisées sans qu’on sache nécessairement ce qu’elles doivent à Illich » (p. 77). Assurément, Introduction à Ivan Illich répare cette « injustice » : voilà l’œuvre d’Illich en voie de réhabilitation, proposée de nouveau au public et, ce faisant, mise en débat. Conçu comme une « introduction », l’ouvrage de Thierry Paquot marie savamment synthèse théorique, analyse de la réception, et biographie d’Illich. Sa proximité d’avec l’auteur teinte son propos d’une tonalité personnelle qui sert agréablement la présentation de l’œuvre et de l’homme. D’ailleurs, c’est sur ce dernier point que l’ouvrage de Thierry Paquot fait mouche et s’impose comme incontournable pour qui veut s’initier à la pensée d’Illich. C’est que celui-ci dispose d’un parcours atypique : polyglotte de naissance, prêtre défroqué, professeur érudit, animateur de séminaires, intellectuel cosmopolite, ami exigeant ; Illich se pose tout à la fois comme acteur de son existence et de l’histoire ‑ tant aux États-Unis, qu’au Mexique où il fonde un centre de recherche (le CIDOC) dont l’action sociale contribuera à sa renommée.

21/01/2013 - Thomas Le Guennic - Liens socio

 

AN INTRODUCTION TO IVAN ILLICH


In the 1970s, Ivan Illich’s books: Une societé sans école (1971), and La Convivialité (1973) provoked much debate. The author, Ivan Illich (1926-2002), was an original character, a great traveler, an insatiable reader, a polyglot, a man curious of everything and everyone, whose work is both challenging and impressive. His writing has a surprising critical and self-critical continuity.
A critical observer of the industrial society, Ivan Illich demonstrated that, beyond a certain threshold, institutions (the church, schools, hospitals, transport etc.) prove counterproductive, that is, they work against their own purpose : schools un-teach, hospitals make people sick etc…This challenging, anti-conformist reflection is presented in this book.


Thierry Paquot is a university professor; a philosopher of the City. He got to know Ivan Illich and prefaced the second volume of his Complete Works (Fayard, 2004 and 2005). He is the author, in the « Repères « series of Utopies et Utopistes (2007) and L’Espace Public (2009)


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