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Beauté fatale
Les nouveaux visages d'une aliénation féminine
Mona CHOLLET
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Beauté fatale
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Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la « tyrannie du look » affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du « complexe mode-beauté » travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au coeur de la sphère culturelle.
Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d'autodévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

Introduction
1. Et les vaches seront bien gardées. L'injonction à la féminité
Pour des femmes en jupe et des hommes qui en ont
Le charme retrouvé des territoires féminins
« N'exister que par la beauté »
Backlash et marketing
Fermer des portes pour l'avenir
2. Un héritage embarrassant. Interlude sur l'ambivalence
« Avec quoi elle vient ! »
Sagesse de la parure
L'univers en modèle réduit
Derrière la fascination du it bag
Congédier le monde
3. Le triomphe des otaries. Les prétentions culturelles du complexe mode-beauté
« Il faut faire un effort, Jenn' ! »
Actrices ou communicantes ?
Le paradigme Gossip Girl
L'aristocratie du showbiz
Les marques en terrain conquis
Patauger dans son aliénation
Les femmes et la culture de masse
Une « fin de l'Histoire » au féminin ?
4. Une femmes disparaît. L'obsession de la minceur, un « désordre culturel »
Exister sans corps
Femmes et nourriture, un rendez-vous toujours manqué
L'anorexique : anormale ou trop normale ?
Un modèle impossible
Hypocrisie et perversité
Couper les ponts
Une question de santé ?
5. La fiancée de Frankenstein. Culte du corps ou haine du corps ?
Nier la douleur
Un couteau sans lame...
Un éclairage impitoyable
L'aura confisquée
« Ce qui me fait chanter »
Le piège de l'homologation
Une merveilleuse « liberté de choix »
6. Commnet peut-on ne pas être blanche ? Derrière l'ode à la « diversité »
S'afficher dans le camp des gagnants
Soigner les corps « dégénérés »
« Illuminer les recoins sombres de la Terre »
« Suprématie blanche » dans la mode
Une créativité étouffée
La lumière, encore
7. Le soliloque du dominant. La féminité comme subordination
Yohji Yamamoto contre le « style recherche d'emploi »
Les femmes sont-elles des objets ?
Grands hommes et petites pépées
Banalité du Pygmalion lubrique
Un érotisme de ventriloques
L'horreur : une femme qui pense


dimanche 22 avril 2012



 

mardi 28 février 2012



 

Ce qu'avait révélé l'affaire DSK, au-delà de la vie privée d'un homme public, c'était une France dont le pouvoir économique, médiatique et politique appartient encore trop exclusivement aux hommes. Quarante ans après la vague féministe, les femmes se retrouveraient plus que jamais soumises à une injonction à la séduction qui les enferme insidieusement dans les rôles d'objets auxquels elles avaient tenté d'échapper. C'est la thèse que développe Chollet dans Beauté fatale. Injonctions à être jeune, mince, belle, bien habillée, parfumée, sexy, assenées cette fois par le capitalisme via la presse et leurs étendards, les actrices et les mannequins, qui enferment les femmes dans un monde miniature (les vêtements, le maquillage, la décoration) limité à leur personne. "Aux hommes l'abstraction, la pensée, le regard, les affaires publiques, le monde extérieur ; aux femmes le corps, la parure, l'incarnation, le rôle d'objets de regards et de fantasmes, l'espace privé, l'intimité."

20/02/2012 - Nelly Kaprièlian - Les Inrockuptibles

 

Vouloir être belle ou vouloir être, tout simplement ? Avec pertinence et impertinence, Mona Chollet questionne notre idéal de la beauté féminine. Cette brillante mise en cause des « nouveaux visages d’une aliénation féminine » – impératifs de la mode, de la publicité, des séries télé, du discours ambiant, des stéréotypes sur la minceur, la jeunesse, la séduction dénonce la promotion omniprésente d’une beauté fatale. L’auteure en démontre la logique à l’intérieur d’un système sexiste qui la légitime. Doutant d’elles-mêmes, anxieuses, passant d’un régime à l’autre, et du Botox à la chirurgie dite esthétique, désirant de toutes leurs forces ressembler aux images qu’on leur propose, nombreuses sont les victimes de ce qui pourrait être aujourd’hui l’une des principales aliénations féminines : celle d’un corps-objet uniformisé et banalisé.

01/04/2012 - Evelyne Bloch-Dano - Marie-Claire

 

Lisez Mona Chollet ! Dans Beauté fatale, les nouveaux visages d'une aliénation féminine, la journaliste et essayiste s'attaque à la question de l'aliénation des femmes par la culture de masse (séries télé, blogs de beauté, tyrannie du look, régimes minceur...). Et ça soulage ! Car il faut mesurer les ravages de cette injonction permanente à la féminité. Non contente de nous faire endosser des rôles sexués archaïques, elle entretient aussi, selon l'essayiste, « la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle ». Autrement dit, on ne naît pas quiche, on le devient. Encore faut-il en prendre conscience. Mona Chollet reconnaît que c'est difficile : « Sans qu'on y prenne garde, notre vision de la féminité se réduit de plus en plus à une poignée de clichés mièvres et conformistes. » Sans compter que l'industrie de la mode, de la beauté et de la pub, dont le progressisme n'est pas la première des caractéristiques, contamine de plus en plus la sphère culturelle. C'est le propos de ce livre remarquablement documenté et écrit d'une plume vive et parfois révoltée.

01/03/2012 - Johanna Luyssen - Causette

 

La beauté fatale, tentatrice et vénéneuse, émaille l’imaginaire religieux et littéraire occidental. Les diaboliques Dalila et Salomé de l’Ancien Testament, la sulfureuse Lola-Lola de L’Ange Bleu, l’insensée Vivian Sternwood du Grand Sommeil et même l’infernale Sydney de la série Melrose Place : toutes ces femmes dangereuses aux pouvoirs maléfiques entraînent les hommes sur des sentiers de perdition avant qu’ils ne découvrent, trop tard, que leur prodigieuse beauté cachait en fait une pauvre fille à moitié folle, à moitié pute… Dans les fictions occidentales, quand la beauté féminine est « fatale », c’est pour les hommes – et pour l’ordre social que ces derniers sont capables d’oublier en s’égarant dans ces mésalliances. Pourtant, dans la réalité, c’est bien pour les femmes que la beauté est fatale. Voilà ce que propose très salutairement de rappeler Mona Chollet dans ce livre.

01/03/2012 - Yolène Chanet et Joséphine Gross - Revue des livres

 

« La question du corps pourrait bien constituer (…) la clé d’une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans. » Mona Chollet interroge dans Beauté fatale la réception d’une culture de masse – feuilletons, magazines, etc. – qui façonne les imaginaires et informe les corps. Entre injonction de perfection et digestion de l’information, elle pointe les ravages des représentations de la « féminité ». Lesquelles poussent à devenir si mince qu’on finit par disparaître, estime par exemple l’auteure, prenant le contrepied des explications psychologiques de l’anorexie. Un ouvrage à dévorer avec appétit pour en finir avec la négation de soi.

01/03/2012 - Marion Rousset - Regards

 

"Il n'y a pas de mal à être belle." Pourtant, comme l'explique la journaliste Mona Chollet, cette idée est devenue une injonction à laquelle toutes les femmes doivent se soumettre. Lourdes en sont les conséquences. Dans le nombre normatif du cinéma, par exemple, de nombreuses actrices sont enfermées, soumises au diktats de la minceur ou de la couleur de la peau... On comprend alors que l'image du corps féminin renvoie à la place des femmes dans la société. Comment, au-delà du paraître, peut-on parvenir à être ?

01/04/2012 - Psychologies

 

Un essai qui foisonne d'idées... et d'une saine colère contre l'aliénation féminine au désir de beauté. Des pistes pour un nouveau féminisme.

01/04/2012 - Philosophie magazine

 

FATAL BEAUTY The new Faces of Feminine Alienation

Today, the « tyranny of look » imposes its vision of stereotypical femininity. Through this thorough review of women's press, advertising, blogs, TV series, Models' interviews and sociological studies, Mona Chollet shows how the fashion and beauty industries aim to maintain, through guiles both seductive and insidious, the sexist logic at the heart of the cultural sphere. The female body is enjoined to become a product, always improvable so as to better sell. Thus the contemporary feminine ideal: an absent spirit in an objectified body.

Mona Chollet is a journalist at the Monde diplomatique and co-administrator of the website periphéries.net. She is the author of La Tyrannie de la réalité (Calmann-Lévy, 2004 ; Folio Actuel, 2006) and Rêves de droite,défaire l'imaginaire sarkozyste (Zones, 2008).


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