L'An 2440
Rêve s'il en fut jamais

Louis-Sébastien MERCIER

Publié en 1771, L’An 2440. Rêve s’il en fut jamais nous entraîne dans un voyage inédit : Louis-Sébastien Mercier, l’auteur du célèbre Tableau de Paris, s’endort un soir à minuit et se réveille quelque sept cents ans plus tard, dans un Paris totalement nouveau. Sorte de Persan dans la capitale, il s’étonne de tout, est lui-même objet de curiosité et tire de sa vision de profondes réflexions tant politiques que sociales et économiques. Le Paris de 2440, « auguste et respectable année », apparaît comme un songe merveilleux, tout en faisant la description d’une société idéale ; l’auteur, nourri des Lumières, croit en effet en la mission prophétique des philosophes et écrivains.
À la fois premier roman d’anticipation, lançant une mode qui s’étendit rapidement à toute l’Europe, et peinture réaliste d’un univers quotidien, ce récit étonnant mêle une critique acerbe du XVIIIe siècle et une description du « Monde comme il va », selon l’expression de Voltaire. Le Paris futur décrit par Mercier peut nous sembler déjà dépassé. Mais il est un témoignage politique, littéraire et moral essentiel sur les rêves d’une génération qui a voulu et fait la Révolution française, et espéré construire un monde meilleur.

Version papier : 14,00 €
Version numérique : 12,99 €
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Détails techniques
Collection : La Découverte Poche / Littérature et voyages n°76
Parution : 02/10/2014
Format : EPub
ISBN papier : 9782707131171 ISBN numérique: 9782707185198

Louis-Sébastien MERCIER

Louis-Sébastien Mercier (1740-1814) est un des écrivains les plus prolifiques de son temps, dramaturge, journaliste, chroniqueur, on lui doit en particulier deux des grands classiques de la littérature du XVIIIe siècle : Le Tableau de Paris, douze volumes et près de 4000 pages, et L’An 2440, tous publiés avant la Révolution.

Table des matières

Introduction
Première partie : Comment expliquer l’attitude hostile des écrivains devant la commune de paris

1. Conditions historiques, politiques et sociales depuis 1848
2. Écrivains et classes sociales
I. Le bourgeois
II. Le peuple et la bohème
III. Aristocratie et conception aristocratique de l’art
3. Le refus de l’action politique et le mouvement de l’art pour l’art
I. Le refus de l’action politique
II. Le mouvement de l’art pour l’art
Deuxième partie : La réaction personnelle et politique des écrivains
1. Réaction à l’annonce de l’événement et signification globale que lui donnent les écrivains
2. Jugements portés sur les communards : les dirigeants, la populace, la femme, les étrangers
I. Les dirigeants
II. Le peuple
III. La communarde
IV. Les étrangers
3. L’oeuvre de la Commune
4. La Semaine sanglante et les jours qui ont suivi
5. L’avenir de la France après la Commune. Les remèdes à la crise
Troisième partie : La réaction littéraire des écrivains
Considérations générales

1. Les types dans la littérature anticommunarde
I. Le jeune déclassé communard
II. Le mauvais ouvrier
III. Le voyou
IV. La communarde
V. Le soldat versaillais
2. Les thèmes et les mythes
I. L’orgie
II. La fièvre obsidionale
III. La culture pervertisseuse
IV. Famille et travail
3. Les procédés littéraires
I. Destruction formelle de l’argumentation communarde
II. Réduction de la classe ouvrière à un seul personnage
III. Le repentir du communard
IV. L’ordre moral prêché par les communards
V. Les personnages antithétiques
VI. La Commune contre la France
Quatrième partie : Langue et écriture chez les écrivains anticommunards
1. Le pouvoir du mot
2. Le système d’argumentation
I. « Le réel donné sous sa forme jugée »
II. Le système analogique
Conclusion
Bibliographie

Des artistes pour la commune
L’influence de Charles Fourier sur les artistes
Des carrières bouleversées
S’épanouir à l’étranger et y réussir mieux qu’en France
La génération d’après.