Histoire de la Commune de 1871

Prosper-Olivier Lissagaray

Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition en 1967 dans la « Petite collection Maspero », reste un grand classique. Son auteur, acteur et témoin de la Commune de Paris, se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l’exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l’époque.
Le résultat est cette « somme », qui n’est pas seulement un récit historique événementiel, de l’insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, « mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant », qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut « un trait d’union plutôt qu’une coupure dans l’histoire du mouvement ouvrier français ».
« La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissagaray, est rue Ramponneau. Pendant un quart d’heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s’échapper. » La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l’historien va toujours de pair avec la ténacité et l’intransigeance du militant.

Version papier : 14,50 €
Version numérique : 12,99 €
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Détails techniques
Préface de : Jean Maitron
Collection : La Découverte Poche / Sciences humaines et sociales n°12
Parution : 13/01/2005
ISBN : 9782707145208
Nb de pages : 532
Dimensions : 12,50 * 19 cm
ISBN numérique : 9782348061271
Format : EPUB

Prosper-Olivier Lissagaray

Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901), journaliste républicain et socialiste, est surtout connu pour l'enquête qu'il a mené avec acharnement sur l'Histoire de la Commune de 1871. Il recueillit ainsi des témoignages auprès de tous les survivants dans l'exil, à Londres, en Suisse et consulta tous les documents alors disponibles à l'époque.

Extraits presse

« L'Histoire de la Commune de 1871, dès sa parution, fut salué comme un chef-d'oeuvre. C'est un livre passionné et vrai, comme le souligne Jean Maitron dans sa préface à la présente édition. Journaliste et barricadier, Lissagaray réunit les qualités du documentaliste, de l'historien, du témoin et du proscrit. »

LA CROIX

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Table des matières

Avant-propos, par Jean Maitron
Note de l'éditeur
Préface de la première édition (1876)
Préface de la deuxième édition (1896)
Prologue du combat
La France avant la guerre
Comment les Prussiens eurent Paris et les ruraux la France
Chapitre I. Premières attaques de la coalition contre Paris
Les bataillons de la Garde nationale se fédèrent et saisissent leurs canons
Les Prussiens entrent dans Paris
Chapitre II. Les monarchistes ouvrent le feu contre Paris
Le Comité Central se constitue
M. Thiers ordonne l'assaut
Chapitre III. Le 18 Mars
Chapitre IV. Le Comité Central convoque les électeurs
Les maires de Paris et les députés de la Seine se lèvent contre lui
Chapitre V. Le Comité Central s'annonce, réorganise les services publics et tient Paris
Chapitre VI. Les maires, les députés, les journalistes, l'Assemblée, se ruent contre Paris
La réaction marche sur la place Vendôme et se fait châtier
Chapitre VII. Le Comité Central triomphe de tous les obstacles et contraint les maîtres à capituler
Chapitre VIII. Proclamation de la Commune
Chapitre IX. La Commune à Lyon, à Saint-Etienne, au Creusot
Chapitre X. La Commune à Marseille, Toulon et Narbonne
Chapitre XI. Premières séances de la Commune
Désertion des maires et adjoints
Chapitre XII. Sortie du 3 avril
Les Parisiens sont repoussés partout
Flourens et Duval sont assassinés
Les Versaillais massacrent des prisonniers
Chapitre XIII. La Commune est vaincue à Marseille et à Narbonne
Chapitre XIV. Les grandes ressources de la Commune
Les faiblesses de son Conseil
Le Comité Central
Décrets sur les otages
La Banque
Chapitre XV. Les premiers combats de Neuilly et d'Asnières
Organisation et défaite des conciliateurs
Chapitre XVI. Le Manifeste de la Commune
Les élections complémentaires du 13 avril font naître une minorité
Premières disputes
Germes de défaite
Chapitre XVII. Les Parisiennes
Suspension d'armes pour l'évacuation de Neuilly
L'armée de Versailles et celle de Paris
Chapitre XVIII. Les services publics : Finances, Guerre, Police, Relations extérieures, Justice, Enseignement, Travail et Echange
Chapitre XIX. Les Francs-Maçons se rallient à la Commune
Première évacuation du fort d'Issy
Création du Comité de salut public
Chapitre XX. Rossel remplace Cluseret
Les compétitions éclatent
Querelles à la Commune
Rossel continue Cluseret
La défense du fort d'Issy
Chapitre XXI. Paris est bombardé
Le fort d'Issy succombe
La Commune renouvelle son Comité de salut public
Rossel s'enfuit
Chapitre XXII. Les conspirations contre la Commune
Chapitre XXIII. La politique de M. Thiers avec la province
La Gauche livre Paris
Chapitre XXIV. Impuissance du second Comité de salut public
Le fort de Vanves et le village d'Issy sont évacués
Le manifeste de la minorité
L'explosion de l'avenue Rapp
La colonne Vendôme est tombée
Chapitre XXV. Paris la veille de la mort
Versailles
Chapitre XXVI. Les Versaillais entrent le dimanche 21, à trois heures de l'après-midi
L'assemblée de la Commune se dissout
Chapitre XXVII. Lundi 22
Les Versaillais envahissent les quartiers de l'est
Paris se lève
Chapitre XXVIII. Mardi 23, Montmartre est pris
Les premiers massacres en bloc
Paris s'embrase
La dernière nuit de l'Hôtel-de-ville
Chapitre XXIX. Mercredi 24
Les membres de la Commune évacuent l'Hôtel-de-ville
Le Panthéon est pris
Les Versaillais fusillent les Parisiens en masse
Les Fédérés fusillent six otages
La nuit du canon
Chapitre XXX. Jeudi 25
Toutela rive gauche aux mains des troupes
Delescluze meurt
Les brassardiers activent le massacre
La Mairie du XIe est abandonnée
ChapitreXXXI. La résistance se concentre dans Belleville
Vendredi 26, quarante-huit otages sont fusillés rue Haxo
Samedi 27, tout le XXe est envahi
Prise du Père-Lachaise
Dimanche 28, la bataille finit à onze heures du matin
Lundi 29, le fort de Vincennes est rendu
Chapitre XXXII. La furie versaillaise
Les abattoirs
Les cours prévôtales
Mort de Varlin
La peste
Les enfouissements
ChapitreXXXIII. Les convois de prisonniers
L'Orangerie
Satory
Les arrestations
Les dénonciateurs
La Presse
L'Extrême Gauche maudit les vaincus
Démonstrations à l'étranger
Chapitre XXXIV. Les pontons
Les forts
Les premiers procès
Chapitre XXXV. Les Conseils de guerre
les supplices
Bilan des condamnations
Chapitre XXXVI. La Nouvelle-Calédonie
L'Exil
ChapitreXXXVII. L'Assemblée de malheur
Le Mac-Mahonnat
Les grâces
Le Grand retour
1896
Appendice
I. Dans l'aimable intimité ils s'amusaient beaucoup de cette défense
II. Le Comité Central surpris comme tout Paris
III. Les plus injurieux depuis cherchaient d'humbles défaites
IV. Bien souvent le fils marche à côté du père
V. En rase campagne, ils faisaient des prodiges de bravoure
VI . M. Thiers qui s'efforçait d'affamer Paris
VII. Service des postes
VIII. Sous la direction d'un comité communal
IX. Contributions directes
Imprimerie nationale
X. dans un état de surexcitation extrême, contre Paris
XI. s'appelant modestement l'incarnation du peuple
XII. tout remplis d'espions, mâles et femelles
XIII. Il ordonna à Dombrowski de faire suivre la négociation
XIV. Avec qui traiter à Paris, disait Louis Blanc
XV. Il pourrait être utile aux conspirateurs de jeter la panique
XVI. C'est la seule exécution militaire sous la Commune
XVII. La fable des mines d'égout imaginée pour justifier leur indécision
XVIII. On les dépêchait ensuite sur le versant des buttes
XIX. Quelqus-uns paient d'audace et pénètrent dans les conseils
XX. Les cadavres sont fouillés
XXI. comme si la spéculation et le crime de certains « honnêtes gens » n'avaient pas eu une part dans les ruines
XXII. qu'ils égorgent les ambulances
XXIII. La tête de Millière, noire de poudre, parut regarder la foule
XXIV. applaudissait aux tapissières sanglantes
XXV. on massacre ainsi plus de dix-neuf cents personnes
XXVI. Le nombre, le siège, les attributions de ces cours avaient été fixés
XXVII. du Châtelet, ils étaient conduits dans la cour de la caserne Lobau
XVIII. Les victimes mouraient simplement, sans fanfaronnade
XXIX.« On vit des femmes exaspérées tirer sur des officiers »
XXX.« Le général de Lacretelle donna l'ordre de fusiller M. Cernuschi »
XXXI.« Un de ces gens dont on se débarrasse »
XXXII.« Les dénonciations, même de fonctionnaires qui avaient des tares à cacher »
XXXIII.« Ils fusillèrent un Billioray »
XXXIV. Ils fusillèrent un Brunel, dans les appartements de Mme Fould
XXXV. Le Gaulois publia le récit d'un chirurgien qui avait assisté à l'exécution de Vallès
XXXVI. Sicre vola sa montre et s'en fit une parure
XXXVII. On utilisa des puits
XXXVIII. Les massacres en masse durèrent jusqu'aux premiers jours de juin
XXXIX. Longtemps des drames mystérieux visitèrent le bois de Boulogne
XL. quelquefois attaché à la queue d'un cheval
XLI. Des mitrailleuses apparurent
XLII.Le Figaro publia l'histoire des derniers jours de l'Hôtel-de-Ville
XLIII. Le Gaulois rééditait au compte de Delescluze une infamie sadique attribuée en 1848 à Ledru-Rollin
XLIV. Elle figurèrent les pétroleuses imaginées par les journaux
XLV. L'industrie parisienne fut écrasée
XLVI. Les pontons, les forts
XLVII. Il n'y a qu'une explication à ce fait étrange, c'est que Beaufort leur appartenait
XLVIII. il faut bien que les requins mangent.