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La question de la lutte contre la violence et l'insécurité occupe depuis quelques années une place importante dans le débat politique français. Par ailleurs, les faits divers de délinquance des jeunes occupent une place croissante dans l'actualité médiatique et sont présentés comme les manifestations d'une sorte de « nouvelle barbarie ». Amalgamant les délinquances les plus bénignes et les plus graves, de prétendus « experts » réactivent la vieille peur du complot de l'« ennemi intérieur ». Laurent Mucchielli s'efforce d'abord d'expliciter les enjeux de ce débat, de décortiquer les discours et d'en montrer tous les artifices. S'appuyant sur les recherches menées depuis une trentaine d'années, il explique comment on doit lire les statistiques de l'insécurité et de la violence (atteintes aux biens, agressions, violences à l'école). Il retrace l'histoire de la délinquance juvénile depuis les années cinquante, resituant ainsi ce problème de société dans une perspective économique, sociale et politique. Loin de la crispation actuelle sur de simples recettes policières, mais sans nier l'existence des problèmes, il propose alors quelques réformes de fond pour réduire la délinquance juvénile.
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Collection : Sur le vif
Parution : septembre 2007
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Prix : 10,20 €
ISBN : 9782707153715
Dimensions : 132 * 201 mm
Façonnage : Broché
Nb de pages : 168
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 | | Laurent Mucchielli est sociologue et directeur de recherches au CNRS (CESDIP). Il a dirigé de nombreux ouvrages, parmi lesquels, à La Découverte (avec Véronique Le Goaziou) : Quand les banlieues brûlent. Retour sur les émeutes de novembre 2005 (2006) ; La Frénésie sécuritaire (2008) ; (avec Pieter Spierenburg) : Histoire de l’homicide en Europe de la fin du Moyen Âge à nos jours (2009). |
Introduction - 1. Le spectacle de la violence - La dépolitisation des violences urbaines - L'emprise de la télévision-spectacle - Effets pervers ou problèmes de déontologie ? - Prendre en compte le « sentiment d'insécurité » - Donner les chiffres de l'insécurité - 2. Les nouveaux « experts » de la sécurité - Des signes éditoriaux et institutionnels inquiétants - Le syndicat des commissaires - Un moment propice : le tournant du Parti socialiste sur la sécurité - Les « nouveaux experts » : étude de cas n° 1 - Les « nouveaux experts » : étude de cas n° 2 - Discours sécuritaire et business de la sécurité - 3. Le discours policier sur les « violences urbaines » - Mais que viennent faire les RG dans cette affaire ? - Les policiers prennent la parole pour défendre la République menacée - Délinquance, Maghreb et islam - La police et les « émeutes urbaines » - Le corpocentrisme policier - Éteindre le feu ou souffler sur les braises ? - 4. Les tendances actuelles de la délinquance - La valeur des statistiques de police - La statistique des violences urbaines des RG - Des vols et des cambriolages qui se multiplient - Des violences interpersonnelles moins graves qu'on ne le dit - Haro sur la consommation de drogues - Destructions, dégradations, outrages et violences à policiers - La violence à l'école : un train qui en cache deux autres - Que retenir de tous ces chiffres ? - Étrangers et délinquance : une fausse apparence - Un rajeunissement de la population délinquante ? - 5. L'évolution de la délinquance juvénile depuis 1950 - Du village à la ville - Le monde appartient-il à la jeunesse ? La réponse des blousons noirs - Anomie, frustration et destin de classe - Le chômage de masse et l'immigration ouvrière prise au piège - Des banlieues rouges aux quartiers de relégation : le risque de ghettoïsation - Réduction du contrôle parental et expérience du racisme - Des rodéos aux émeutes : la police et les jeunes des cités - De l'espoir au désespoir : la « génération Beur » - La galère, les bandes, la drogue et la violence envers les institutions - Immigration et délinquance : voir un peu plus loin que le bout de son nez - En finir avec la théorie du complot de l'ennemi intérieur - Conclusion : de l'analyse aux propositions de réformes - Société de la violence, violence de la société - Tendances actuelles des politiques de lutte contre la délinquance - Paris n'est pourtant pas Chicago - Moins d'hypocrisie, des raisons d'y croire : quelques propositions - Postface (septembre 2002)
« Ce petit livre vient à point, par sa précision et sa clarté, dans un débat
passablement perverti par les présupposés idéologiques de certains et les
intérêts économiques ou corporatistes d'autres, marchands de sécurité ou
professionnels du maintien de l'ordre. » TÉLÉRAMA
« Format poche pour ce livre percutant, riche, dense, et volontiers
polémique, dans lequel Laurent Mucchielli s’attaque aux discours politiques et
aux paroles d’experts dans le champs de l’insécurité, de la violence et de la
délinquance. » SCIENCES HUMAINES
« Ce petit essai décapant vient à son heure. Il reprend en effet les grands
traits du débat français sur la sécurité depuis une vingtaine d'années environ,
et soumet à une critique précise les analyses qui ont été proposées de la
délinquance, particulièrement de celle des mineurs, et plus particulièrement
encore celle des mineurs de banlieue. Pour autant, l'auteur ne joue pas au
redresseur de torts, qui renverrait le sentiment d'insécurité à un pur fantasme
et se contenterait d'inverser le discours sécuritaire dominant. Il met
simplement en garde contre une utilisation précipitée de statistiques
contradictoires, contre les effets du discours médiatique, contre les avis trop
assurés d'experts autoproclamés à la légitimité scientifique douteuse.
» ESPRIT
« Le sociologue Laurent Mucchielli montre ici que l'augmentation des vols
avec violence et les coups et blessures volontaires s'explique d'abord par une
révolte contre les institutions qui socialisent moins qu'avant les jeunes [...].
Et l'on mesure les conséquences d'un amalgame absurde entre les délinquances les
plus bénignes et celles qui sont les plus graves. » LE MONDE DE
L'ÉDUCATION
« Le sociologue Laurent Mucchielli a travaillé sur la
délinquance juvénile. Son ouvrage Violences et insécurité est un modèle
du genre. Il y décortique les discours sur le sujet, en démonte les artifices,
explique comment manier les statistiques, et pourquoi il faut se méfier des
prétendus "experts" de la sécurité, lesquels alimentent le "business de la
peur". Les médias en prennent aussi pour leur grade, non sans raison.
» LE POPULAIRE DU CENTRE
PRESSE
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