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Catalogue / Histoire contemporaine / Les écrivains contre la Commune     
Nouvelle édition

Les écrivains contre la Commune

Paul LIDSKY

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Le 18 mars 1871, éclate à Paris une révolution populaire qui, quelques semaines plus tard, après une guerre civile sans merci, s’achèvera par la défaite de la Commune et une incroyable répression. Devant cet événement, la réaction des écrivains et hommes de lettres français est quasi unanime : à l’exception de quelques-uns, parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd’hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un « gouvernement du crime et de la démence » (Anatole France), responsable d’avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d’ambitieux, de fous et d’exaltés.
Dans ce livre étonnant, devenu un classique depuis sa première édition en 1970, Paul Lidsky retrace l’un des chapitres les plus sombres et les plus méconnus de l’histoire littéraire française. À travers l’analyse des textes les plus divers, il s’efforce de comprendre les réactions de l’homme de lettres confronté à la brutalité d’une révolution populaire.
Dans sa postface à la présente édition, l’auteur revient sur la fortune de la Commune dans la fiction française de la période récente, du roman à la bande dessinée en passant par le policier et la littérature de jeunesse.

Introduction
I. Comment expliquer l'attitude hostile des écrivains devant la Commune de Paris
1. Conditions historiques, politiques et sociales depuis 1848
2. Ecrivains et classes sociales
Le bourgeois - Le peuple et la bohême - Aristocratie et conception aristocratique de l'art
3. Le refus de l'action politique et le mouvement de l'art pour l'art
Le refus de l'action politique - Le mouvement de l'art pour l'art
II. La réaction personnelle et politique des écrivains
1. Réaction à l'annonce de l'événement et signification globale que lui donnent les écrivains
2. Jugements portés sur les communards
Les dirigeants - Le peuple - La communarde - Les étrangers
3. L'œuvre de la Commune
4. La semaine sanglante et les jours qui ont suivi
5. L'avenir de la France après la Commune. Les remèdes à la crise
III. La réaction littéraire des écrivains
Considérations générales
1. Les types dans la littérature anticommunarde
Le jeune déclassé communard - Le mauvais ouvrier - Le voyou - La communarde - Le soldat versaillais
2. Les thèmes et les mythes
L'orgie - La fièvre obsidionale - La culture pervertisseuse - Famille et travail
3. Les procédés littéraires
Destruction formelle de l'argumentation communarde - Réduction de la classe ouvrière à un seul personnage - Le repentir du communard - L'ordre moral prêché par les communards - Les personnages antithétiques - La Commune contre la France
IV. Langue et écriture chez les écrivains anticommunards
1. Le pouvoir du mot
2. Le système d'argumentation
a) \" Le réel donné sous sa forme jugée\" : Rôle de l'adjectif ; Les subtituts péjoratifs
b) Le système analogique : les analogies animalières ; Les analogies historiques, mythologiques ou livresques ; les autres types d'analogies
Conclusion
Bibliographie
Postface à l'édition de 1999. Permanence et fixité du langage pamphlétaire
Postface inédite à l’édition 2010.
La Commune n'est pas morte... dans la fiction française.

« Avec une probité parfaite, l’auteur n’avance rien qui ne soit étayé par des textes dont il a déni-ché la plupart dans la correspondance des intéressés ou dans les articles des journaux, et l’on souffre de voir Théophile Gautier (le doux Théo), Alexandre Dumas, Flaubert, Leconte de Lisle, Zola ou George Sand exprimer une rage, une haine d’une violence stupéfiante ! »
LA QUINZAINE LITTERAIRE

« Cette réédition qui sent son professeur de français, a la rigueur d’une copie soulignée en rouge, sans jamais ennuyer. Les postfaces donnent un retour sur la permanence de la Commune dans la culture, avec une comparaison utile avec Mai 68. Des horreurs sont clamées avec tant de beauté stylistique que l’on rougit de plaisir. »
TOUT EST A NOUS !

PRESSE

 

 
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