La nostalgie de l'Occupation
Peut-on encore se rebeller contre les nouvelles formes d'asservissement ?

Bertrand MÉHEUST

La « nostalgie de l’Occupation », c’est avant tout le sentiment d’une perte, peut-être irrémédiable. Le monde meilleur dont les membres du Conseil national de la Résistance avaient jeté les bases n’a-t-il été qu’une courte parenthèse ? Peut-on encore se dresser efficacement contre ces nouvelles forces qui se sont déchaînées et menacent l’humanité dans son existence même ?
Ce livre ne traite donc pas de l’Occupation allemande, il dresse le portrait de cette « Occupation » d’un genre inédit sous laquelle nous semblons destinés à vivre. Il cherche à comprendre les raisons pour lesquelles toutes les issues semblent bouchées. Pourquoi les grands moments d’effervescence qui ont scandé la vie des sociétés et permis le renouvellement de leurs structures semblent-ils se raréfier et perdre leur puissance transformatrice ?
Comme toutes les sociétés, la nôtre cherche à persévérer dans son être. Elle a donc développé des technologies qui tentent de maintenir la température du groupe en dessous du seuil à partir duquel le changement devient possible. Pourra-t-on encore dévier l’histoire d’un cours qui semble inéluctable ?

Version papier : 14 €
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Détails techniques
Collection : Les Empêcheurs de penser en rond
Parution : février 2012
ISBN : 9782359250534
Nb de pages : 210
Dimensions : 125 * 190 mm

Bertrand MÉHEUST

Bertand Méheust est philosophe. Il est spécialiste de l'histoire de la psychologie.

Extraits presse

Le parallèle pourra en choquer certains, mais il est volontaire et assumé par l'auteur, qui se présente comme " historien de la psychologie ". L'Occupation dont il est en effet question dans le titre de son ouvrage ne renvoie en effet pas à la Seconde Guerre mondiale : c'est celle, plus subtile mais non moins délétère, d'un consumérisme effréné qui nous mène tout droit à la catastrophe écologique. L'auteur de La politique de l'oxymore n'y va pas avec le dos de la cuillère, et certains contesteront sans doute le manque de finesse du trait. Celui-ci exécute en effet par exemple en deux pages l'économie qu'il qualifie de " fausse science ". Et il condamne tout aussi brièvement la " propagande démocratique ". Il n'empêche, ce nouveau plaidoyer pour la décroissance mérite d'être lu et médité, tant la " pression de confort " qu'il diagnostique semble effectivement nous anesthésier collectivement face à un péril dont nous sommes pourtant bien conscients.

01/05/2012 - Igor Martinache - Alternatives Economiques

 

Table des matières

1. La nostalgie de l’Occupation
2. La pente « biocidaire » du monde contemporain
3. La catastrophe les yeux ouverts
4. Figures du déni collectif
5. Puissance des moments d’effervescence collective
6. Les dispositifs inhibiteurs
7. Les Big Bang sociaux et le sacré
8. Si plus rien n’est sacré, pourra-t-on inverser la tendance biocidaire ?
9. Georges Sorel, la grève générale, la violence et le sacré
10. Asservissement ou domestication ?
Épilogue : Les dinosaures et les mammifères
Remerciements.

Droits étrangers

THE NOSTALGIA OF OCCUPATION


\"Nostalgia of the Occupation\", is first of all a feeling of loss, based on a bitter but lucid observation that nowadays men no longer show any spontaneous solidarity with one another. This \"Nostalgia of the Occupation\" implicitly reveals a very dark perception of society’s evolution : To actually “regret” this terrible time – because at least then, some form of action was possible – means that we perceive the way the world is developing as leading nowhere.


Bertrand Méheust is a sociologist. Amongst his works, published by Empêcheurs de penser en rond, is La politique de l’oxymore. Comment ceux qui nous gouvernent nous masquent la réalité du monde (2009) and Miracles de l’esprit (2011).


Contact : d.ribouchon@editionsladecouverte.com