Petit bréviaire des idées reçues en économie -  LES ÉCONOCLASTES

Petit bréviaire des idées reçues en économie

LES ÉCONOCLASTES

Faut-il des fonds de pension pour sauver les retraites ? Les services publics doivent-ils être déréglementés et privatisés ? Le chômage s’explique-t-il par les protections dont bénéficient les salariés et les charges sociales ? Les pays en développement doivent-ils continuer de suivre les politiques que leur imposent les grandes institutions internationales ? Le poids de l’État dans l’économie est-il réellement insupportable ? Sur toutes ces questions et quelques autres, au cœur du débat public, ce Petit bréviaire des idées reçues en économie s’efforce de couper court aux certitudes martelées dans les médias et que les économistes professionnels mettent souvent trop peu d’empressement à démentir, quand ils ne les cautionnent pas. Avec ce livre, pédagogique et incisif, les Éconoclastes entendent montrer que l’étude des phénomènes économiques implique une confrontation permanente aux faits, et des débats dont les enjeux politiques et sociaux sont trop souvent éludés. Ils répondent ainsi aux attentes de tous les non-spécialistes — enseignants, salariés, retraités, syndicalistes, militants et autres — soucieux de comprendre les débats que les hommes politiques et leurs experts réduisent abusivement à des questions techniques, inaccessibles au commun des citoyens. Un livre qui sera également particulièrement utile aux lycéens et étudiants en économie pour enrichir leur réflexion. Pour l'édition de poche, une nouvelle partie intitulée « Économie, science et politique » a été ajoutée, avec des textes inédits de Bernard Guerrien, Jean-Paul Piriou et Jean Gadrey.

Version papier : 11,20 €
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Détails techniques
Collection : La Découverte Poche / Essais n°189
Parution : 14/10/2004
ISBN : 9782707144508
Nb de pages : 280
Dimensions : 125 * 190 mm
Façonnage : Broché

LES ÉCONOCLASTES

Les Éconoclastes est le pseudonyme collectif d’un groupe issu d’étudiants en économie (notamment des Écoles normales supérieures d'Ulm et de Cachan) qui ont adressé en 2000 au ministre de l’Enseignement supérieur et aux responsables des universités un manifeste dénonçant le manque de pluralisme et le recours abusif à la formalisation mathématique dans l’enseignement de l’économie. Soutenus par une partie des enseignants français et bientôt relayés par de nombreuses initiatives étrangères, ils ont ouvert un large débat qui se poursuit avec ce livre.

Extraits presse

« L’heure de la guerre contre l'“économiquement correct” aurait-elle enfin sonné ? Un Scud de bonne taille vient en tout cas d’être tiré sous la forme d’un ouvrage intitulé Petit bréviaire des idées reçues en économie […]. Il est bon de questionner la vulgate dominante. »
LE MONDE

« Savoureux livre, pédagogique et incisif, brisant un ensemble d’idées reçues. Loin du formalisme mathématique, l’économie à la portée de tous, du citoyen au syndicaliste. »
LA RECHERCHE

« Ce livre constitue une excellente introduction critiqueaux principaux débats économiques et sociaux actuels. »
ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

« L'ouvrage coupe court à nombre de certitudes martelées dans les médias, et que les spécialistes mettent trop peu d'empressement à démentir, quand ils ne les cautionnent pas. Les questions que tout le monde se pose y sont défrichées avec pédagogie. »
POLITIS

« Ce petit volume, exactement indispensable, se propose de puvériser les "idées reçues" qui veulent, aujourd'hui, que les "lois économiques" enclenchent, naturellement, le triomphe du capitalisme, qu'il y ait là une fatalité quasi organique, qu'on peut analyser, chercher à corriger, éventuellement même, soyons fous, regretter, mais qu'on ne saurait en aucun cas nier. »
LA QUINZAINE LITTÉRAIRE

« Au total, vingt-cinq contributions [passent] en revue autant d'idées reçues sur les marchés, la mondialisation, la flexibilité, l'État, la politique économique. Au-delà d'une critique méthodique de la lecture par trop libérale qui est souvent proposée de ces questions, les Éconoclastes entendent apporter la preuve par A+B qu'on peut non seulement exprimer en termes simples les mécanismes économiques mais encore qu'en économie, il n'y a pas de fatalité. »
SCIENCES HUMAINES

« Cet ouvrage, écrit par un collectif d'étudiants et d'enseignants qui avait, il y a peu, dénoncé le manque de pluralisme et l'excès de formalisation mathématique dans l'enseignement de l'économie, recense un certain nombre d'idées reçues en économie, les critique et démontre l'urgence de donner toute sa place au débat en le rendant accessible à tout le monde. »
IDÉES

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Table des matières

Avant-propos
I / Les marchés ont toujours raison
1. « La privatisation des services publics est une nécessité », par Frédéric Marty
« Roll back the State » : théorie et pratique de la privatisation
Une analyse critique des expériences étrangères
Privatiser : une nécessité budgétaire et européenne ?

2. « Déréglementer, c’est faire jouer la concurrence, et donc faire baisser les prix », par Matthieu AmiechetOlivier Vaury
Le mirage d’une concurrence sans réglementation
Ce que « déréglementer » veut vraiment dire
Coûts et gaspillages du « marché »

3. « La Bourse, on ne peut pas s’en passer ! », par Matthieu Amiech
À l’origine des réformes, des malentendus
Une contribution peu évidente au financement de l’économie privée
La Bourse n’est-elle qu’un casino ?
Les salariés, grands perdants du gouvernement des actionnaires
4. « Dans l’économie de marché, le client est roi », par Matthieu Amiech
Un credo qui surestime les convergences d’intérêt entre producteur et consommateur
Un mouvement de personnalisation illusoire
Le rôle clé du marketing dans l’économie capitaliste

II / La mondialisation et ses conséquences inévitables
5. « La mondialisation est un phénomène inéluctable et sans précédent », par Philippe Légé
Le cas du commerce
Investissements à l’étranger et diffusion des techniques
La mondialisation financière est en partie nouvelle
Une évolution financière en trompe-l’œil

6. « La mondialisation rend impossible toute politique économique », par Aurélien Saidi
La fin des politiques de relance
La fin de la politique économique ?
Vers une politique économique européenne ?

7. « Les politiques d’ajustement structurel sont la clé de la croissance et de la prospérité pour les pays en voie de développement », par Manuel Domergue
Du piège de la dette aux purges inefficaces
Une libéralisation sans régulation
L’échec d’un modèle inadapté

8. « La libéralisation du commerce est nécessaire au développement », par Giovanni Sanseverini
Un précepte démenti par l’histoire, y compris récente
L’impact de la libéralisation du commerce sur la croissance
La réalité du libre-échange imposé

9. « La globalisation financière permet d’améliorer l’affectation des capitaux dans le monde », par Pierre-Antoine Kremp
La finance internationale parée de toutes les vertus
Une globalisation financière qui intéresse d’abord les pays riches
Les risques de la finance internationale

III / L’impératif de flexibilité du marché du travail
10. « Les charges sociales sont l’ennemi de l’emploi », par Sébastien Chauvin
De quoi parle-t-on ? Éclaircir le débat
Charges sociales et emploi des non-qualifiés
Un raisonnement et des fondements empiriques contestables
Derrière les détails techniques, un choix de société

11. « Le chômage trouve sa source dans l’excès de protections contre le chômage », par Ioana Marinescu
Protection de l’emploi : éviter les licenciements ou empêcher l’embauche ?
Le CDD : la (mauvaise) solution au problème de flexibilité de l’emploi ?
Protection de l’emploi et qualité de l’emploi

12. « Il faut développer les petits emplois de service à faible productivité, comme les Américains », par Jean Gadrey
La productivité des services n’est pas moins élevée aux États-Unis qu’en France
Création d'emplois et baisse des charges
Les aspects sociaux de la comparaison : de l’économie à la socio-économie

13. « Les minima sociaux sont source de "désincitation" au travail », par Hélène Zajdela
Le risque de désincitation existe bien… en théorie
Les trappes ne fonctionnent pas pour les allocataires du RMI
À quoi sert l’impôt négatif ?

IV / Le procès de l’état-vampire paralytique
14. « L’État est le prédateur des richesses du privé », par Stéphanie Laguérodieet Gilles Raveaud
Trop d’impôts ?
Quand l’État et la Sécurité sociale nous font fairedes économies
L’impossible séparation du public et du privé

15. « L’endettement public est le fardeau des générations futures », par Bernard Guerrien
Une évidence : toute dette a pour contrepartie une créance
Endettement international et générations futures
Déficit budgétaire et « distorsions » dans l’affectation des ressources
Déficit budgétaire et ressources futures
Déficit budgétaire et sous-emploi

16. « Le niveau des prélèvements obligatoires est trop élevé en France, et il va devoir diminuer », par Gilles Raveaud
La France n’est (même) pas championne d’Europe des prélèvements obligatoires
Pourquoi les prélèvements obligatoires ont-ils augmenté ?
L’universalité des cotisations sociales
Peut-on baisser les prélèvements obligatoires ?

17. « Avec l’évolution démographique actuelle, un système public de retraites par répartition n’est plus tenable », par Stéphanie Laguérodie
La capitalisation ne résout pas le « choc » démographique
La capitalisation n’a pas un rendement supérieur
Un système par répartition peut encore exister !
La capitalisation est opaque
La capitalisation est coûteuse

V / Un modèle de société pour demain
18. « L’efficacité économique est un préalable à la justice sociale », par Ioana Marinescuet Gilles Raveaud
Le mérite justifie-t-il l’ampleur des inégalités existantes ?
Faut-il sacrifier les besoins des plus défavorisés à l’efficacité économique ?
Accroître les profits aujourd’hui, et l’emploi demain ?
Du risque de prendre les moyens pour des fins

19. « Le PIB est un indicateur satisfaisant du progrès du niveau de vie d’une société », par Olivier Vaury
La centralité du PIB dans l’actualité économique
Les oubliés du PIB
Ce que le PIB devrait oublier
Le PIB contre les choix politiques
Peut-on comparer les PIB ?
Les solutions envisageables

20. « La croissance états-unienne des années 1990 a battu tous les records et c’est génial », par Sylvain Billot et Aurélie Pinto
Où se cache la nouvelle économie américaine ?
Les dessous du « modèle » américain
Un modèle non exportable : la position particulière des États-Unis dans le monde
Les années 1995-2000 : les bases fragiles et explosives de la croissance américaine

21. « Dans les sociétés libérales, les individus gagnent ce qu’ils méritent », par Julien Mattern
Rémunération et productivité
Rémunération et pénibilité du travail
Le prix de la responsabilité
Rémunération et utilité sociale

22. « Tout le monde peut s’enrichir en Bourse », par Frédéric Moyer
Qu’est-ce que la Bourse ?
Naissance et propagation d’un mythe
Une nouvelle forme de rationalité : le mimétisme
Le cas de la France

VI / Économie, science et politique
Théories économiques et idées reçues, par Bernard Guerrien
Dans le cas idéal, les marchés sont efficaces
Dans la concurrence parfaite est le cas du marché idéal
La main invisible de Smith conduit à une allocation efficace des ressources
La flexibilité des prix est toujours une bonne chose
La prise en compte des imperfections rend les modèles plus réalistes
La prise en compte de l'asymétrie de l'information rend toute sa pertinence à la microéconomie
La théorie des jeux a permis (ou va permettre) de grandes avancées
Conclusion : à quoi sert la théorie néoclassique ?

Retraites : cotisons dans la bonne humeur, par Jean-Paul Piriou
Préambule : la loi du 21 août 2003
Retraites : cotisons dans la bonne humeur

Modèle anglo-saxon ou modèle suédois ?, par Jean Gadrey
Les structures de l'emploi : de forts contrastes
Inégalités : des conventions opposées
Conventions d'égalité et modèles d'économie et de société
Conventions de genre et de famille

Les Éconoclastes.