À paraître
Au début de 2011, en chassant du pouvoir un dictateur vieillissant, la Tunisie a été propulsée sur la scène médiatique internationale. Initiateur des " printemps arabes ", ce petit pays donnait pourtant l'image d'un régime stable, certes dirigé par un despote, mais ouvert sur l'Occident. Cependant, la question de la succession du président Ben Ali amenait à s'interroger sur la durabilité d'un pouvoir largement fondé sur la coercition.
Ce livre apporte des clés pour comprendre la manière dont le régime autoritaire tunisien s'est construit, puis pérennisé, et a été remis en cause. Si le système politique instauré par le président Bourguiba (1956-1987) était sous-tendu par un projet de société modernisateur, celui du président Ben Ali (1987-2011) visait à transformer le pouvoir en un instrument d'accumulation de richesses économiques au profit d'un clan familial. La rupture introduite par la " révolution " de 2011 a ouvert la voie à un processus de démocratisation des institutions politiques, mais elles-ont été incapables d'apporter des réponses à la crise économique et sociale structurelle du pays qui avait accouché du soulèvement populaire de 2011. Cette phase s'est refermée le 25 juillet 2021 avec l'autogolpe du président élu en 2019, Kaïs Saïed, qui a instauré un nouveau régime politique présidentialiste et autoritaire.

