Solidarité animale
Défaire la société spéciste

Yves BONNARDEL, Axelle PLAYOUST-BRAURE

Malgré la visibilité croissante de la « question animale », la confusion règne parmi ses divers commentateurs. Les termes dans lesquels le débat est posé, y compris dans les milieux progressistes, empêchent d’en comprendre les enjeux véritables.
C’est en particulier le cas pour la notion de « spécisme », qui désigne une discrimination fondée sur le critère de l’espèce, et postule la supériorité des humains sur les autres animaux. Cette hiérarchisation des individus selon leur espèce a pourtant des effets très concrets : aujourd’hui, ce sont plus de 1 000 milliards d’animaux qui sont exploités et tués chaque année pour leur chair, parmi lesquels une vaste majorité d’animaux aquatiques. Comment est-il possible de continuer à justifier toutes ces souffrances et morts d’êtres pourvus de sensibilité ?
Cet ouvrage, en dévoilant l’impasse théorique, éthique et politique dans laquelle nous enferme la société spéciste, clarifie les réflexions développées par le mouvement antispéciste en France. Proposant une synthèse claire et accessible, Axelle Playoust-Braure et Yves Bonnardel montrent en quoi le spécisme est une question sociale fondamentale et plaident en faveur d’un changement de civilisation proprement révolutionnaire.

Version papier : 18 €
Version numérique : 12,99 €
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Détails techniques
Collection : Cahiers libres
Parution : juin 2020
ISBN : 9782348044397
Nb de pages : 192
Dimensions : 140 * 205 mm
ISBN numérique : 9782348059278
Format : EPUB

Yves BONNARDEL

Yves BONNARDEL
Yves Bonnardel est militant libertaire et égalitariste. Compagnon de route historique des Cahiers antispécistes, il est l’auteur, avec David Olivier, du « Manifeste pour l’abolition de l’apartheid international » (1994) et a codirigéLa Révolution antispéciste (PUF, 2018).

Axelle PLAYOUST-BRAURE

Axelle PLAYOUST-BRAURE
Axelle Playoust-Braure a étudié la sociologie et s’est formée au journalisme scientifique à l’ESJ de Lille. Elle est également corédactrice en chef de L’Amorce, revue en ligne contre le spécisme, et membre du conseil d’administration de l’OPIS (Organisation for the Prevention of Intense Suffering).


Extraits presse

Dans Solidarité animale, Axelle Playoust-Braure et Yves Bonnardel – militant libertaire qui fut en France l’un des pionniers de cette cause – expliquent, avec beaucoup de pédagogie, que « celles et ceux qui s’opposent au spécisme se battent pour une égalité[…]de considération » s’appliquant de la même manière aux humains et aux « autres animaux », qui possèdent comme nous « la faculté de sentir, de penser, d’avoir une vie mentale subjective »– et donc, bien sûr, de souffrir. Il ne s’agit évidemment pas, contrairement à ce que prétendent les sarcastiques adversaires de l’antispécisme, d’« accorder le droit de vote aux poules », mais bien de « défendre » enfin « les intérêts réels » des bêtes, et « notamment » leurs « droits fondamentaux à ne pas être tués, torturés ou privés de liberté ». De prendre enfin conscience, en somme, que « la plupart de nos comportements, parmi les plus banals, violent ces principes les plus fondamentaux de la justice et de la morale ». [...] Il y a urgence, car, comme le demandent Axelle Playoust-Braure et Yves Bonnardel, « si nous ne prêtons pas notre voix au nombre incalculable » des autres animaux, « qui tiennent désespérément à jouir de leur vie », qui les entendra ? « Et si nous n’agissons pas aujourd’hui, quand le ferons-nous ? »

23/07/2020 - Sébastien Fontenelle - Politis

 

Dans un style alerte et même parfois pédagogique, Axelle Playoust-Braure et Yves Bonnardel entendent s’attaquer frontalement au « spécisme », défini comme une idéologie mortifère ancrée dans un humanisme devenu une forme de suprémacisme humain qui néglige les intérêts élémentaires des autres animaux. C’est bien le spécisme qui tue chaque année dans le monde plus de mille milliards d’animaux pour la seule consommation humaine (essentiellement des animaux aquatiques, mais aussi 70 milliards d’animaux terrestres). [...] Si la question animale est aujourd’hui largement discutée, c’est encore avec beaucoup de confusions. Cet ouvrage entend justement apporter la clarté nécessaire pour poser les termes du débat, tels que les conçoivent les partisans de l’« antispécisme » et opposants au « spécisme ».

12/10/2020 - Jérôme Segal - Nonfiction

 

Table des matières

Introduction
1. De la « défense des animaux » à l’antispécisme
Les animaux ne sont plus ce qu’ils étaient – L’essor des études animales – L’antispécisme, un mouvement politique – Confusions et critiques
2. Mais qu’est-ce donc que le spécisme ?
Une révolution en éthique – Le spécisme est indéfendable – Êtres sentients et êtres non sentients – Spécisme et anthropocentrisme contre l’égalité animale
3. Le spécisme en actes : l’exploitation animale
Pourquoi parler d’animalisation des animaux ? – Le statut de propriété : ce qu’être le « bien d’un autre » implique – Des rapports d’appropriation et d’exploitation – L’élevage, ou la réification des animaux – Les animaux aquatiques, grands oubliés de la question animale – Le complexe animaloindustriel : une convergence d’intérêts aux effets monstrueux – Les chiffres du carnage – Une formidable entreprise d’occultation – Carnisme, publispécisme et mentaphobie
4. La viande, symbole du suprémacisme humain
Le végétarisme, un sacrilège – La symbolique de la viande – Le marquage de la domination – La logique du sacrifice – La viande, un « droit de l’homme » qui ne dit pas son nom ? – Un rapport au meurtre qui devient contradictoire
5. Le dogme humaniste
« On n’est pas du bétail ! » – Individus propriétaires et masse appropriée – Androcentrisme et anthropocentrisme – Animalité et humanité, des catégories politiques relationnelles – L’humanisme et la déshumanisation – Se distancier des animaux pour être plus humain – Une menace permanente d’animalisation – Une matrice commune – Une influence structurelle ? – Pour un humanisme corporel – La théorie de la page blanche – Lutter pour les humains en tant qu’animaux
6. Construire une solidarité animale
Des approches individuelle, collective et comportementale – De Henry Spira à L214 : des campagnes sectorielles en faveur de l’abolition générale – La lutte culturelle – Outiller l’activisme d’éléments de méthode – Développer des Zoopolis
Conclusion. Un monde sans humanisme

Droits étrangers

TOWARDS ANIMAL SOLIDARITY
Putting an end to speciesism

Every year, thousands of millions of living beings are sold, enslaved, exploited, slaughtered. But, from an ethical, political and moral point of view, how can we justify this hierarchization of animals, all of which are sentient beings? The anti- speciesism movement is literally revolutionary in its opposition to the idea that the existence of other animals ought to be subject to the interests of humans: the challenge is nothing less than to change civilization!


Axelle Playoust-Braure studied sociology at the Université du Québec. She is interested in the theorization of the relationships of animal rearing and human/animal categories, from a materialistic perspective, inspired by feminism. She is also co-editor in chief of L’Amorce, an online anti-speciesist journal, and is involved in different combats for the abolition of appropriation relationships and worldwide reduction of suffering.
Yves Bonnardel is one of the founders of Cahiers antispécistes. He is an in the field activist. In 1994, with David Olivier he published the Manifeste pour l’abolition de l’apartheid international. (A manifesto for the abolition of international apartheid). In 2000 he founded les éditions Tahin Party which has published about fifteen political works with an anti-naturalist and egalitarian point of view. In particular he is the author of La Révolution antispéciste (The anti- speciesist revolution) (PUF, 2018).


Contact : d.ribouchon@editionsladecouverte.com

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