La Nature - John Stuart MILL

La Nature

John Stuart MILL

Comment savoir ce qui est bien ou mal ? Ce que la société doit autoriser ou interdire ? Cette question très ancienne se pose d’une manière plus urgente à une époque où les sciences ouvrent tellement de possibilités nouvelles : doit-on permettre aux parents de choisir le patrimoine génétique de leurs enfants ? Doit-on fournir un revenu même à ceux qui ne veulent pas travailler ? Depuis l’Antiquité, les philosophes recherchent les bons critères pour trancher ce genre de questions. Selon une des écoles éthiques les plus anciennes, mais toujours actuelle, la pierre de touche des bonnes lois et institutions est leur conformité avec la nature. Dans ce bref essai, John Stuart Mill affirme que ces doctrines sont creuses et nocives et il tente de démontrer que « la conformité avec la nature n’a absolument rien à voir avec le bien et le mal ». Au passage, Mill critique sans pitié le célèbre premier chapitre (« La loi naturelle ») de De l'Esprit des lois de Montesquieu « considéré, même de nos jours, comme de la philosophie profonde par la plupart des penseurs français ». Un lexique original, à la fin du livre, donne les différentes acceptions des principaux mots techniques utilisés dans la philosophie morale anglaise, en attirant l’attention sur les problèmes posés par leur traduction. La réédition de ce classique de la philosophie politique, dans une nouvelle traduction, sera très utile à tous ceux qui s’intéressent aux débats sur les rapports entre nature, éthique et politique.

Version papier : 8,70 €
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Détails techniques
Présentation de Francisco VERGARA
Postface de Francisco VERGARA
Traduit de l'Anglais par Estiva REUS
Collection : La Découverte Poche / Sciences humaines et sociales n°139
Parution : février 2003
ISBN : 9782707139771
Nb de pages : 168
Dimensions : 125 * 190 mm
Façonnage : Broché

John Stuart MILL

John Stuart Mill (1806-1873), philosophe et économiste britannique, est l’un des représentants, avec Jeremy Bentham, de l’utilitarisme (Utilitarianism, 1861).

Table des matières

AvertissementPréface, par Estiva Reus - La révérence pour l’ordre naturel - Nature et éthique : le saut de « ce qui est » à « ce qui doit être » - Nature et droits de l’homme - Nature et discriminations intra-humaines (racisme, sexisme…) - Nature et spécisme - La position défendue par Mill dans La NaturePrésentation. John Stuart Mill : entre mythes et réalité, par Francisco Vergara - Une éducation strictement « utilitaire » ? - Mill et la méthode de Bentham - Le mythe du « calcul benthamien » - Bentham ou Kant ? Des méthodes opposées - Mill et l’utilitarisme - Satisfaction ou bonheur ? À propos de Socrate et du pourceau - La « qualité » dans l’évaluation des plaisirs - Qu’est-ce qu’on entend par « la valeur » d’une chose ? - L’opinion de Bentham - Une contradiction entre « utilitarisme » et « libéralisme » ? - L’absurde distinction entre utilitarismes « de l’acte » et « de la règle » - Les deux acceptions du mot « principe » - Les « droits de l’homme » fondés sur l’utilité –La nature, par John Stuart Mill - Application de la méthode socratique aux mots « nature » et « naturel » - D’autres acceptions du mot « nature » - Sur le principe éthique « suivre la nature » - Une troisième acception du mot « nature » ? - Les deux sens du mot « loi » - Obéir aux lois de la nature ? - « Suivre la nature » ou « connaître la nature » ? - Suivre le « cours spontané » de la Nature ? - Critique de la Nature et irréligiosité - Une idée fausse prenant appui sur une puissante « émotion naturelle » - Le caractère amoral de la nature - Sur les soi-disant « intentions bienfaisantes » de la nature - À propos de l’adage « le mal existe pour le bien » - La « théologie naturelle » face au paradoxe de la souffrance - La seule théorie cohérente de la Création - De la difficulté d’abandonner l’idée de Nature comme modèle véritable - La partie spontanée et instinctive de la nature humaine - Les « vertus » en tant que victoires sur nos instincts - Égoïsme et empathie - Le souci de justice : une vertu naturelle ? - Les vertus humaines : des germes fragiles qui ont besoin d’être cultivés - L’absurdité qu’il y a à rechercher les desseins de la Providence dans leur détail - D’autres acceptions des mots « nature » et « naturel » - Conclusion –Postface. Les deux acceptations du mot loi. Sur la critique que Mill fait à Montesquieu : une confusion très répandue, par Francisco Vergara - La diversité des critères éthiques - Un passage subreptice de « ce qui est » à ce qui « doit être » - Les deux sens du mot « loi » - La confusion dans laquelle tombe Montesquieu - Les épigones de Montesquieu - Le vocabulaire utilisé favorise la confusion - Bentham : une note d’humour - À propos des « lois » de l’économie politique –AnnexesDe l’esprit des lois, par Montesquieu - Livre premier : Des lois en général - Chapitre premier : Des lois, dans le rapport qu’elles ont avec les divers êtres - Chapitre II : Des lois de la nature - Chapitre III : Des lois positivesLa loi naturelle, par Constantin François Volney - Chapitre premier : De la loi naturelle –Petit lexique de mots de la philosophie morale anglaise, par Francisco Vergara - Index.

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