Histoire de la Commune de 1871 - Prosper-Olivier LISSAGARAY

Histoire de la Commune de 1871
9782707126085

Prosper-Olivier LISSAGARAY

Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition dans la « Petite collection Maspero », reste un grand classique : son auteur fut acteur et témoin de la Commune de Paris. Il se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l'exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l'époque. Le résultat est cette « somme », qui n'est pas seulement un récit historique événementiel, de l'insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, « mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant », qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut « un trait d'union plutôt qu'une coupure dans l'histoire du mouvement ouvrier français ». « La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissaragay, est rue Ramponneau. Pendant un quart d'heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s'échapper. » La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l'historien va toujours de pair avec la ténacité et l'intransigeance du militant.

Version papier : 14,50 €
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Détails techniques
Préface de Jean MAITRON
Collection : La Découverte Poche / Sciences humaines et sociales n°12
Parution : janvier 2005
ISBN : 9782707145208
Nb de pages : 532
Dimensions : 125 * 190 mm

Prosper-Olivier LISSAGARAY

Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901), journaliste républicain et socialiste, est surtout connu pour l'enquête qu'il a mené avec acharnement sur l'Histoire de la Commune de 1871. Il recueillit ainsi des témoignages auprès de tous les survivants dans l'exil, à Londres, en Suisse et consulta tous les documents alors disponibles à l'époque.

Extraits presse

« L'Histoire de la Commune de 1871, dès sa parution, fut salué comme un chef-d'oeuvre. C'est un livre passionné et vrai, comme le souligne Jean Maitron dans sa préface à la présente édition. Journaliste et barricadier, Lissagaray réunit les qualités du documentaliste, de l'historien, du témoin et du proscrit. »

LA CROIX

 

Table des matières

Avant-propos, par Jean Maitron - Note de l'éditeur - Préface de la première édition (1876) - Préface de la deuxième édition (1896) - Prologue du combat - La France avant la guerre -Comment les Prussiens eurent Paris et les ruraux la France - Chapitre I. Premières attaques de la coalition contre Paris - Les bataillons de la Garde nationale se fédèrent et saisissent leurs canons - Les Prussiens entrent dans Paris - Chapitre II. - Les monarchistes ouvrent le feu contre Paris - Le Comité Central se constitue - M. Thiers ordonne l'assaut - Chapitre III. - Le 18 Mars - Chapitre IV. Le Comité Central convoque les électeurs - Les maires de Paris et les députés de la Seine se lèvent contre lui - Chapitre V. Le Comité Central s'annonce, réorganise les services publics et tient Paris - Chapitre VI. Les maires, les députés, les journalistes, l'Assemblée, se ruent contre Paris - La réaction marche sur la place Vendôme et se fait châtier - Chapitre VII. Le Comité Central triomphe de tous les obstacles et contraint les maîtres à capituler - Chapitre VIII. Proclamation de la Commune - Chapitre IX. La Commune à Lyon, à Saint-Etienne, au Creusot - Chapitre X. La Commune à Marseille, Toulon et Narbonne - Chapitre XI. Premières séances de la Commune - Désertion des maires et adjoints - Chapitre XII. Sortie du 3 avril - Les Parisiens sont repoussés partout - Flourens et Duval sont assassinés - Les Versaillais massacrent des prisonniers - Chapitre XIII. La Commune est vaincue à Marseille et à Narbonne - Chapitre XIV. Les grandes ressources de la Commune - Les faiblesses de son Conseil - Le Comité Central - Décrets sur les otages - La Banque - Chapitre XV. Les premiers combats de Neuilly et d'Asnières - Organisation et défaite des conciliateurs - Chapitre XVI. Le Manifeste de la Commune - Les élections complémentaires du 13 avril font naître une minorité - Premières disputes - Germes de défaite - Chapitre XVII. Les Parisiennes - Suspension d'armes pour l'évacuation de Neuilly - L'armée de Versailles et celle de Paris - Chapitre XVIII. Les services publics : Finances, Guerre, Police, Relations extérieures, Justice, Enseignement, Travail et Echange - Chapitre XIX. Les Francs-Maçons se rallient à la Commune - Première évacuation du fort d'Issy - Création du Comité de salut public - Chapitre XX. Rossel remplace Cluseret - Les compétitions éclatent - Querelles à la Commune - Rossel continue Cluseret - La défense du fort d'Issy - Chapitre XXI. Paris est bombardé - Le fort d'Issy succombe - La Commune renouvelle son Comité de salut public - Rossel s'enfuit - Chapitre XXII. Les conspirations contre la Commune - Chapitre XXIII. La politique de M. Thiers avec la province - La Gauche livre Paris - Chapitre XXIV. Impuissance du second Comité de salut public - Le fort de Vanves et le village d'Issy sont évacués - Le manifeste de la minorité - L'explosion de l'avenue Rapp - La colonne Vendôme est tombée - Chapitre XXV. Paris la veille de la mort - Versailles - Chapitre XXVI. Les Versaillais entrent le dimanche 21, à trois heures de l'après-midi - L'assemblée de la Commune se dissout - Chapitre XXVII. Lundi 22 - Les Versaillais envahissent les quartiers de l'est - Paris se lève - Chapitre XXVIII. Mardi 23, Montmartre est pris - Les premiers massacres en bloc - Paris s'embrase - La dernière nuit de l'Hôtel-de-ville - Chapitre XXIX. Mercredi 24 - Les membres de la Commune évacuent l'Hôtel-de-ville - Le Panthéon est pris - Les Versaillais fusillent les Parisiens en masse - Les Fédérés fusillent six otages - La nuit du canon - Chapitre XXX. Jeudi 25 - Toutela rive gauche aux mains des troupes - Delescluze meurt - Les brassardiers activent le massacre - La Mairie du XIe est abandonnée - ChapitreXXXI. La résistance se concentre dans Belleville - Vendredi 26, quarante-huit otages sont fusillés rue Haxo - Samedi 27, tout le XXe est envahi - Prise du Père-Lachaise - Dimanche 28, la bataille finit à onze heures du matin - Lundi 29, le fort de Vincennes est rendu - Chapitre XXXII. La furie versaillaise - Les abattoirs - Les cours prévôtales - Mort de Varlin - La peste - Les enfouissements - ChapitreXXXIII. Les convois de prisonniers - L'Orangerie - Satory - Les arrestations - Les dénonciateurs - La Presse - L'Extrême Gauche maudit les vaincus - Démonstrations à l'étranger - Chapitre XXXIV. Les pontons - Les forts - Les premiers procès - Chapitre XXXV. Les Conseils de guerre - les supplices - Bilan des condamnations - Chapitre XXXVI. La Nouvelle-Calédonie - L'Exil - ChapitreXXXVII. L'Assemblée de malheur - Le Mac-Mahonnat - Les grâces - Le Grand retour - 1896 - Appendice - I. Dans l'aimable intimité ils s'amusaient beaucoup de cette défense - II. Le Comité Central surpris comme tout Paris - III. Les plus injurieux depuis cherchaient d'humbles défaites - IV. Bien souvent le fils marche à côté du père - V. En rase campagne, ils faisaient des prodiges de bravoure - VI . M. Thiers qui s'efforçait d'affamer Paris - VII. Service des postes - VIII. Sous la direction d'un comité communal - IX. Contributions directes - Imprimerie nationale - X. dans un état de surexcitation extrême, contre Paris - XI. s'appelant modestement l'incarnation du peuple - XII. tout remplis d'espions, mâles et femelles - XIII. Il ordonna à Dombrowski de faire suivre la négociation - XIV. Avec qui traiter à Paris, disait Louis Blanc - XV. Il pourrait être utile aux conspirateurs de jeter la panique - XVI. C'est la seule exécution militaire sous la Commune - XVII. La fable des mines d'égout imaginée pour justifier leur indécision - XVIII. On les dépêchait ensuite sur le versant des buttes - XIX. Quelqus-uns paient d'audace et pénètrent dans les conseils - XX. Les cadavres sont fouillés - XXI. comme si la spéculation et le crime de certains « honnêtes gens » n'avaient pas eu une part dans les ruines - XXII. qu'ils égorgent les ambulances - XXIII. La tête de Millière, noire de poudre, parut regarder la foule - XXIV. applaudissait aux tapissières sanglantes - XXV. on massacre ainsi plus de dix-neuf cents personnes - XXVI. Le nombre, le siège, les attributions de ces cours avaient été fixés - XXVII. du Châtelet, ils étaient conduits dans la cour de la caserne Lobau - XVIII. Les victimes mouraient simplement, sans fanfaronnade - XXIX. « On vit des femmes exaspérées tirer sur des officiers » - XXX. « Le général de Lacretelle donna l'ordre de fusiller M. Cernuschi » - XXXI. « Un de ces gens dont on se débarrasse » - XXXII. « Les dénonciations, même de fonctionnaires qui avaient des tares à cacher » - XXXIII. « Ils fusillèrent un Billioray » - XXXIV. Ils fusillèrent un Brunel, dans les appartements de Mme Fould - XXXV. Le Gaulois publia le récit d'un chirurgien qui avait assisté à l'exécution de Vallès - XXXVI. Sicre vola sa montre et s'en fit une parure - XXXVII. On utilisa des puits - XXXVIII. Les massacres en masse durèrent jusqu'aux premiers jours de juin - XXXIX. Longtemps des drames mystérieux visitèrent le bois de Boulogne - XL. quelquefois attaché à la queue d'un cheval - XLI. Des mitrailleuses apparurent - XLII.Le Figaro publia l'histoire des derniers jours de l'Hôtel-de-Ville - XLIII. Le Gaulois rééditait au compte de Delescluze une infamie sadique attribuée en 1848 à Ledru-Rollin - XLIV. Elle figurèrent les pétroleuses imaginées par les journaux - XLV. L'industrie parisienne fut écrasée - XLVI. Les pontons, les forts - XLVII. Il n'y a qu'une explication à ce fait étrange, c'est que Beaufort leur appartenait - XLVIII. il faut bien que les requins mangent.

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