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"Qu'on nous laisse combattre, et la guerre finira"
Avec les combattants du Kivu

Justine BRABANT

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"Qu'on nous laisse combattre, et la guerre finira" - Justine BRABANT
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Lorsque le Congo se fraie un chemin jusque dans les colonnes de nos journaux, c’est souvent pour raconter les mêmes histoires tragiques : les trafics de minerais qui alimentent les groupes armés, les milliers de femmes violées, les colonnes de réfugiés fuyant une guerre qui semble ne jamais s’arrêter.
Et pourtant, nous ne savons rien ou presque de ceux qui font cette guerre. Pourquoi se battent-ils ? Pourquoi se sont-ils engagés dans une série de conflits qui a fait des millions de morts depuis vingt ans ? D’où viennent ces combattants dont on nous dit qu’ils violent et pillent sans scrupules ? Comment sont-ils organisés, de quoi ont-ils peur, à quoi rêvent-ils lorsqu’ils ne sont pas en train de se battre ? Les réponses à ces questions, Justine Brabant est allée les chercher, pendant trois ans, sur les sentiers du Kivu, province de l’est du Congo.
Elle livre ici la chronique de ses rencontres. Bergers devenus colonels, chefs insurgés de père en fils ou civils qui transportent leur vie dans un sac à dos : elle s’est plongée dans le quotidien de ces hommes – et de ces femmes – dont certains n’ont jamais connu la paix et qui ont la guerre pour seul horizon.
Rompant avec les récits habituels sur la « violence aveugle » et les « conflits ethniques », l’auteure décrit un monde où les frontières se brouillent entre civils et combattants, entre rebelles et forces de l’ordre, entre militaires et humanitaires. Son enquête offre par là même une réflexion originale sur ces guerres qui durent depuis si longtemps qu’on a fi ni, nous aussi, par ne plus les voir.
Préface, par Rony Brauman
I / La liste
Zabuloni
Le naufrage congolais
Les clichés
II / Entrer en guerre
Le génocide
L’occupation
Résistances
Pas à pas
III / Rester en guerre
L’arrestation
Le major
Vengeances
Le grade et la fonction
Nouveaux horizons
IV / Au front
Chez les « citoyens en colère »
La science de la boue
Le Motorola
De l’autre côté du fusil
L’autorisation
L’art du bluff
V / Décrire la guerre
Par millions
Massacres invisibles
La « capitale mondiale du viol »
Les hommes ordinaires
Combattants-communicants
Les mots piégés
VI / S’en sortir
Messages
La « matière »
La paix
L’humanitaire
La mort de Mzee.


Dans le livre de Justine Brabant, Qu’on nous laisse combattre et la guerre finira, l’histoire et la signification de la guerre au Kivu (République démocratique du Congo) font l’objet d’une enquête passionnante, à la hauteur de l’exploration que l’auteure y a conduit, et qu’elle a aussi documentée par la photographie.

07/03/2016 - Pierre Benetti - En attendant Nadeau

 

Les femmes sont courageuses depuis toujours. Les tragédies contemporaines donnent pourtant à leur vaillance un relief particulier. J'aimerais citer ici un exemple de ce courage eu féminin. Celui d'une consœur, Justine Brabant. Elle n'a pas 27 ans et publie ces jours-ci, sous le titre « Qu'on nous laisse combattre, et la guerre finira », un livre reportage à couper le souffle. (...) Armée de sa seule confiance, de son sourire et de son ordinateur portable, elle a sillonné seule cet immense territoire, parfois à moto, afin de recueillir plusieurs centaines de témoignages, tous dûment enregistrés, recoupés, classés. Les résultats de cette incroyable enquête sont spectaculaires. Les chiffres partout colportés se voient révisés à la baisse, le concept de viol comme arme de guerre sérieusement questionné et beaucoup de fadaises médiatiques déconstruites. C'est passionnant à lire. Mais voici surtout que des visages, des voix et quelques lumières sont restitués à ce « trou noir » du Kivu. Un trou noir que, dans sa préface, Rony Brauman compare à « Au cœur des ténèbres », la longue et célèbre nouvelle de Joseph Conrad (1899). Le plus extraordinaire dans ces pages tient à la modestie de l'auteure. Celle qui a osé aller au bout de son courage et de sa curiosité ne se met jamais en avant. Si elle évoque parfois les difficultés – et les peurs – rencontrées, c'est comme en passant. Sans insister. On devine ce qu'aurait pu produire le même exploit raconté par un de ces fier-à-bras médiatiques, surtout soucieux de leur petite personne. Chapeau bas, madame !

07/04/2016 - Jean-Claude Guillebaud - TéléObs

 

Comment emprunte-t-on les chemins de la guerre ? Mais aussi comment y reste-t-on ? Ou comment la guerre se nourrit elle-même dans une spirale, pour l'heure sans issue, d'agression-défense-vengeance. Au fil de rencontres avec des combattants, des civils et des humanitaires, Justine Brabant fait sortir cette guerre des ténèbres.

25/03/2016 - Aurore Lartigue - RFI

 

La chercheuse et journaliste Justine Brabant a non seulement le mérite de s'intéresser à cette guerre oubliée, dans un style personnel, accessible et stimulant. Mais de plus ce récit de trois ans de recherche éclaire les ressorts profonds de la perpétuation du conflit. Parmi ces facteurs, certains sont pour le moins paradoxaux, comme les modalités des accords de paix soutenus par la communauté internationale ou encore la prolifération des ONG dans la région. Dans ce contexte, combattre devient un moyen de se faire une place dans la société.

20/03/2016 - Pierre Boisselet - Jeune Afrique

 

C’est un des conflits les plus longs et les plus meurtriers de notre planète et, s’il n’est pas complètement absent des radars médiatiques, il est souvent traité avec des haussements d’épaules désemparés. Il s’agit de la « grande guerre mondiale africaine », qui ravage la République démocratique du Congo avec plus ou moins d’intensité depuis 1994 et les conséquences du génocide des Tutsis au Rwanda. (…) Justine Brabant, chercheuse et journaliste à Arrêt sur images, a entrepris de parcourir les chemins tortueux et souvent impraticables des Kivu et, pendant trois ans, mêlant reportage et approche rigoureuse du « terrain », elle est allée à la rencontre de ces combattants sans qui il n’y aurait pas de guerre. Pourquoi se battent-ils ? Avec quels moyens et soutiens ? Quelles causes défendent-ils ? Sont-ils prêts à déposer les armes ? Toutes ces rencontres ont donné lieu à un livre écrit sur le mode du reportage à la première personne du singulier, qui permet de rentrer dans la complexité de ce conflit multiforme qui perdure depuis plus de vingt ans et dont toute l’essence est résumée dans ce formidable titre paradoxal : « Qu’on nous laisse combattre et la guerre finira » !

19/04/2016 - Thomas Cantaloube - Mediapart

 

En rédigeant Qu’on nous laisse combattre et la guerre finira, sous titré Avec les combattants du Kivu, la journaliste Justine Brabant essaie de remonter aux racines d’un phénomène qu’elle qualifie d’emblée comme « mal regardée » par l’opinion internationale et les analystes politiques. Une enquête dense de rencontres et de témoignages, où les moments de partage des conditions de vie avec des maquisards atypiques, y compris lors de longs trajets nocturnes sur des entiers escarpés et dans des lieux dangereux, - ont assuré à son carnet de route un pouvoir de dévoilement. Il permet ainsi de voir bien plus clair que dans les rapports bâclés et politiquement orientés des experts onusiens ou des think tanks à la mode. Ce regard rapproché évite par ailleurs le piège de la diabolisation, qui est toujours un très mauvais outil d’analyse. Surtout si l’on veut comprendre les causes de la prolifération exponentielle de groupes armés – on en compte aujourd’hui plus de 70 au Kivu – qui fait de l’Est de la RDC l’une des zones les plus insécurisées de la planète. Justine Brabant interroge et s’interroge sans aucune complaisance. Jusqu’à percer, dans des endroits essentiels, le brouillard épais volontairement installé par la narration officielle d’une histoire qui demeure opaque. (…) Un travail précieux, le premier palier d’une recherche à poursuivre.

29/04/2016 - Moundiba Malanda - Afrique Asie

 

”IF THEY’D JUST LET US FIGHT, THE WAR WOULD BE OVER”
With the Fighters in Kivu

Breaking with standard narratives on “blind violence” and “ethnic conflicts” in Congo, Justine Brabant’s field study describes a world where the lines between civilians and fighters, between rebels and the police, soldiers and aid workers, are blurred. She also provides an original outlook on these wars that have been going on for decades, leaving behind several million victims that we have managed to forget.


Justine Brabant is a journalist and researcher. She currently works for the website Arrêt sur images.


Contact : d.ribouchon@editionsladecouverte.com
 
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