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Main basse sur la culture
Argent, réseaux, pouvoir

Raphaël PORIER, Michaël MOREAU

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Main basse sur la culture
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Qui a pris le pouvoir dans les milieux culturels français ? Qui sont ceux qui, aujourd’hui, tirent vraiment les ficelles, et quels sont leurs réseaux ? Ces questions se posent avec d’autant plus d’acuité que le monde de la culture est confronté, en ce début de XXIe siècle, à des bouleversements sans précédent. L’argent privé y prend le relais des deniers publics. Le numérique bouleverse son économie. Ceux qui la financent ne sont plus les mêmes. La culture est devenue une industrie qui s’assume, avec de nouveaux dirigeants qui ont su profiter de cette métamorphose.
Dans Main basse sur la culture, Michaël Moreau et Raphaël Porier enquêtent sur les coulisses de la culture en France, et retracent son évolution depuis trente ans : des secrets de fabrication du cinéma (salaires, castings, budgets, etc.), secteur bousculé par les polémiques depuis deux ans, aux nouvelles méthodes des maisons de disques (contrats, licenciements d’artistes, etc.), en passant par le regain d’intérêt d’hommes d’affaires pour le théâtre ou le pouvoir des chaînes de télévision dans les industries culturelles, jusqu’au lobbying hyperactif des nouveaux géants du numérique – Google, Amazon, Facebook ou Netflix.
Sur tous ces sujets polémiques, une centaine de personnalités – producteurs, grands patrons, cinéastes, politiques ou artistes – ont accepté de raconter, de l’intérieur et sans détour, les rouages de ce monde en pleine mutation.
Prologue. Culture : les coulisses d’une mutation
1. L’encombrant héritage des années 1980

Des stars pour défendre l’argent de la culture
La bataille perdue du 1 %
Les réseaux culturels de la gauche
Jack Lang : « Il y a la crise, raison de plus pour augmenter le budget ! »
Alexandre Bompard, P-DG de la Fnac : « Vive le prix unique du livre ! »
La guerre contre l’Amérique
Quand le couple Lang sollicitait Johnny
« Thriller » sous la Pyramide
La mise au point d’Édouard Balladur
La droite voulait-elle « tout raser » ?
François Léotard accuse
Yourcenar, Noureev, Adjani
L’« âge d’or » et la « gabegie »
Bataille contre la censure
Le triomphe des industries culturelles
2. La télévision, banque de la culture
François Léotard : « Je ne regarde même plus TF1 »
Nicolas de Tavernost, M6 : « Le mieux-disant culturel a été un alibi ! »
Bouygues : l’envers du béton
« Sacrée soirée » plutôt que le général de Gaulle
Les contradictions de la gauche face à TF1
Patrick Le Lay, ex-TF1 : « Les Guignols : des camés qui vous traitent de “boîte à cons” »
Et la gauche est allée chercher Berlusconi
Obligations culturelles : histoire d’une exception française
Les cinéastes en guerre contre La Cinq
Nicolas de Tavernost : « Avec le milieu de la musique, ça ne va pas du tout »
Comment détricoter un cahier des charges
« La mafia se comporte mieux que le gouvernement français »
Jack Lang à propos de La Cinq : « J’étais quasiment l’assassin d’une chaîne »
Canal+, l’argentier du cinéma
Jérôme Clément : « J’aurais préféré qu’on fasse une chaîne culturelle avant Canal+ »
Jacques Weber à propos de Canal+ : « Un ministère du Cinéma qui subventionnait »
L’alliance avortée de TF1 et Canal+
Didier Lombard, ex-P-DG d’Orange : « Pourquoi j’ai créé des chaînes de télévision »
Orange/Canal+ : la déclaration de guerre
Frédéric Mitterrand sur Orange : « J’étais largué, je n’y comprenais rien »
Au Murat, le déjeuner de la paix des braves
Nonce Paolini : « Netflix, une bénédiction pour faire changer les choses »
Quand Bienvenue chez les Ch’tis fait perdre de l’argent à TF1
Les « envies de meurtres » de Patrick Le Lay contre le CSA
« Le bon, la brute et le truand » chez la ministre
La love story inattendue entre TF1 et le pouvoir Hollande
3. Disque : l’âge d’or avant la tempête
Trente ans plus tôt, déjà la crise
Dire Straits, le premier succès du Compact Disc
Quand les contrats explosent
Renaud, de Polydor à Virgin : le « transfert du siècle »
Showcasesà New York et pochette de disques à Tokyo
Jean-Claude Camus, le premier grand producteur
Le pouvoir des radios musicales
Les méthodes marketing importées des radios américaines
Le règne des sondages
Les artistes anti-FM
Petits arrangements financiers
Quand NRJ change les paroles des chansons
Le cas d’école des boys bands
Le lobbying politique des maisons de disques
La « génération quotas »
4. Cinéma : le grand déballage
Polémiques gauloises en série
Nonce Paolini, P-DG de TF1 : « On ne peut pas être les couillons de l’histoire »
Charles Berling : « Tout à coup, les acteurs deviennent des boucs émissaires… »
1993 : une menace nommée Hollywood
Que reste-t-il de l’« exception culturelle française » ?
Faut-il plafonner les cachets des acteurs à 400 000 euros ?
Jamel Debbouze et Richard Anconina touchent le gros lot
Charlotte Gainsbourg rate le jackpot
Les fiches de paie du réalisateur Philippe Lioret
Agents troubles
Pédale douce : les financiers refusent Richard Berry dans le rôle principal
Michel Leeb plutôt que Marcello Mastroianni ?
Les Visiteurs et Camping : colère froide à TF1
Marin Karmitz : « Convaincre les chaînes que Chabrol avait du talent »
Interventions et pressions politiques
Saint Laurent : le coup de fil de Pierre Bergé à Xavier Couture
Des financements inspirés des États-Unis
Stéphane Célérier, P-DG de Mars distribution : « Il y a une inégalité de risques »
Le cri d’alarme de Marin Karmitz contre le « manque de qualité »
5. Théâtre : les hommes d’affaires sur l’avant-scène
Jean-Marc Dumontet, le nouveau magnat cost-killer
Le « joujou » de Michel Sardou
La rentabilité et la communication avant tout
Les groupes de médias à l’assaut !
Le producteur qui voulait faire monter Jean Sarkozy sur scène
Stage Entertainment, l’Endemol de la comédie musicale
Salaires, budgets et castings
Les théâtres publics à la diète
Polémiques et coups de théâtre sur les nominations
Comédie-Française : tragédies en coulisses
Les lobbies et directeurs indéboulonnables
6. Google, Amazon, Netflix, etc. : les nouveaux prédateurs
Été 2009 : Google en passe de « gagner »
Frédéric Mitterrand : « Tout le monde était amorphe. »
Sarkozy et Eric Schmidt : la lune de miel
Amazon, le « Terminator du commerce moderne »
Perquisitions et redressements fiscaux
Netflix : une nouvelle menace ?
Les sagas iTunes et YouTube
Dans les locaux cools de Spotify
Les secrets de la guerre Hadopi
Denis Olivennes à Christine Albanel : « Un deal est possible ! »
Jack Lang à propos d’Hadopi : « C’est une bonne loi. »
7. La face cachée du mécénat
Catherine Pégard : « Le mécénat a commencé au château de Versailles. »
La France, championne du monde de l’avantage fiscal
1987 : L’Arc de Triomphe restauré par American Express
La Fondation Cartier : une idée soufflée par César
François Pinault vs. Bernard Arnault : les coulisses d’un duel fratricide
Total et les banques investissent la maison de Molière !
Le pétrolier qui cherche à se refaire une image après l’Erika
Polémiques sur les contreparties
La fâcheuse course aux blockbusters
Des expositions à la gloire de grandes marques
Quand Air France se retire du Louvre-Lens
Avec la crise, la fin des grands projets ?
Les sociétés de private banking prennent le pouvoir
8. Musique : les rescapés du tsunami
Pirates : les bouc-émissaires de la mutation
Emmanuel de Buretel, ex-EMI : « J’ai viré 3 000 personnes »
Des artistes sacrifiés
Alain Chamfort, le porte-voix des chanteurs licenciés
« 360 degrés » : le nouveau contrat très contesté
Artistes et marques : les liaisons fructueuses
La guerre du live
À la recherche de la nouvelle star
Tous producteurs : espoirs et désillusions
Quand JoeyStarr prépare son album avec une agence de com’
La surenchère financière sur les catalogues
Les artistes contre-attaquent
L’avenir incertain des maisons de disques
9. La culture, pompier de la désindustrialisation
Nantes : après la catastrophe sociale des chantiers navals…
Le business des festivals
Les « Francos » et le Printemps de Bourges rachetés par une société privée
L’overdose ?
Un incessant lobbying politique et économique
L’« effet Bilbao » : le fantasme et la réalité
Quand Marseille ne croyait pas au MuCEM
La culture victime de l’alternance
10. François Hollande et la culture : le grand divorce
La gauche a-t-elle trahi les artistes ?
Quand le Château de Versailles doit reporter ses travaux…
Une absence de volonté présidentielle…
Aurélie Filippetti, une ministre affaiblie et peu écoutée
Jack Lang : « Sous Jospin, la culture avait d’abord été étrillée »
Charles Berling : « Nicolas Sarkozy a davantage respecté la culture »
Christine Albanel : « Difficile d’être ministre de Nicolas Sarkozy »
Marin Karmitz, ministre bis de la droite
Faut-il supprimer le ministère de la Culture ?
Dans le secret des grandes nominations
Liste des entretiens.
Index.

Et si la culture, c'était fini ? Ce n'est pas un cauchemar, ce pourrait être le début d'une réalité. Dans le livre qu'ils publient cette semaine, Michaël Moreau et Raphaël Porier ont mené leur enquête au sein des milieux qui s'agitent dans les coulisses des plateaux de télé, des maisons de disques, des musées et autres lieux. Ce tableau grand format de la France culturelle met en lumière les profondes mutations dont elle a été le théâtre depuis le début des années 1980.

25/09/2014 - Bernard Geniès - Le Nouvel Observateur

 

Dans Main basse sur la culture, les deux journalistes livrent une fresque vivante et minutieuse sur l’envers du décor des industries culturelles. Ce terme, d’ailleurs, comme celui d’économie de la culture, est passé dans le langage commun. Ils campent une galerie de portraits de ces nouveaux acteurs qui font la pluie et le beau temps dans les milieux culturels : François Pinault et Bernard Arnault, dans le domaine de l’art, mais aussi Alain-Dominique Perrin, Jean-Paul Baudecroux, Nonce Paolini, Pascal Nègre, Gérard Louvin, Jean-Claude Camus, etc. Musées, maisons de disques, chaînes de télévision, mécénat, tout y passe. Les auteurs racontent aussi bien l’irruption des fonds de pension dans le secteur du cinéma que la montée en puissance d’entreprises à visées mondiales, comme Live Nation, pour les concerts, mais aussi les nouveaux géants américains de la culture commercialisée que sont devenus Google, Apple, Amazon ou Netflix. ( …) Le livre se conclut sur une énigme : l’intérêt réel ou simulé de François Hollande pour la culture. Alors que les milieux culturels ont toujours été des soutiens actifs de la gauche, l’actuel président de la République conduit une politique à minima, faute de moyens, qui, selon les auteurs de cette enquête, pourrait conduire à un grand divorce.

14/10/2014 - Alain Beuve Méry - Le Monde

 

C’est ce constat de la perte d’un enjeu symbolique fort pour la gauche qui traverse comme un fil rouge l’enquête fouillée de deux journalistes, Michaël Moreau et Raphaël Porier, dans leur livre Main basse sur la culture, Argent, réseaux, pouvoir (éd. La Découverte). Explorant toutes les arcanes de la culture, interrogeant une centaine de personnes parmi ses acteurs publics et privés, dans tous les secteurs – musique, cinéma, édition, audiovisuel, spectacle vivant… -, les auteurs mettent à nu sinon une trahison, du moins un renoncement pour la gauche, symbolisé par la baisse du budget du Ministère depuis 2012. “La gauche a perdu le combat de la culture” nous confie Michaël Moreau. (..) Au fil de leur enquête, divisée en chapitres thématiques successifs, les deux auteurs entrelacent au fond les deux motifs essentiels qui éclairent ce qu’ils appellent “la main basse sur la culture” : l’effacement de l’Etat stratège et investisseur ambitieux n’est que le triste pendant d’une nouvelle mainmise des opérateurs privés sur tous les secteurs, des théâtres aux géants du Net. Quoiqu’on pense de l’entreprenariat culturel qui a ses vertus, ou des mécènes, parfois bienvenus dans le dispositif de création culturelle, les politiques ont à repenser le cadre d’une politique publique à l’épreuve des transformations des années 2010. Ce chantier, par-delà les logiques propres à chaque secteur et à ses réseaux spécifiques, reste aujourd’hui ouvert et incertain. Pour contrer les effets de cette “main basse sur la culture”, finement analysés par les auteurs, le pays a besoin d’une hauteur de vue. On l’attend toujours, en même temps que les intermittents continuent de s’agiter pour se protéger de la précarité.

18/10/2014 - Jean-Marie Durand et Mathieu Dejean - Les Inrockuptibles

 

Michaël Moreau et Raphaël Porier sont deux journalistes qui n’ont pas froid aux yeux. Pour répondre à la question : « Qui a pris le pouvoir dans le monde de la culture ? », ils ont mené l’enquête, interrogé une centaine d’experts. Alors ? Hommes d’affaires, télé, Google, Amazon…Passionnant et passablement inquiétant.

20/10/2014 - Télé Loisir

 

Pour déclarer sa flamme insistante et dangereuse au monde de la culture, celui de l’argent ne recule devant rien. Même de grands théâtres parisiens ont fini par baisser la garde, à l’instar du plus prestigieux d’entre eux : la Comédie-Française. « Les pièces et tournées de l’illustre troupe se retrouvent ainsi financées par Total, le groupe de conseil financier Grant Thornton, dont le slogan est “l’instinct de croissance”, le maroquinier Longchamp, les voitures Renault ou les pneus Michelin ! » pointent les deux journalistes d’investigation. Main basse sur la culture passe au crible tous les secteurs, de la musique au cinéma en passant par la télévision, qui subit désormais la concurrence du service de vidéo à la demande sur Internet, Netflix, dont le siège européen est au Luxembourg. L’attrait des géants américains, Google en tête, pour les paradis fiscaux est abondamment analysé, chiffres à l’appui. L’ensemble fournit un bon état des lieux de la culture en France et des rapports de forces qui la traversent.

30/10/2014 - Laurent Être - L'Humanité

 

 
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