À la gauche du parti socialiste, il y a désormais une kyrielle de forces politiques, syndicales, associatives, de journaux et revues entre lesquelles il est parfois difficile de se reconnaître. Il ne s'agit pas, pour l'auteure, d'en dresser une liste, mais de comprendre les grands ressorts qui expliquent les différences entre les fractions de la gauche de la gauche et les passions qui les animent. L'auteure propose une grammaire qui permet de distinguer trois grands courants : républicain de gauche, socialiste, postmoderne. Ils peuvent se retrouver dans les mêmes organisations, s'allier entre eux, mais ils s'opposent à chaque fois qu'un débat de société surgit : sur le rôle du parti et des syndicats, la laïcité et la place des religions, le féminisme, les luttes minoritaires, etc. Ils ont des racines, des histoires et des auteurs de référence différents. Peuvent-ils faire alliance à court et à long termes ? Sont-ils condamnés à toujours s'opposer et à se fragmenter, rendant impossible l'existence d'un grand courant politique à la gauche du Parti socialiste ? Le livre d'Irène Pereira est le premier qui nous permette de décrypter tous ces débats.
Prix : 14,80 € ISBN : 9782359250114 Dimensions : 125 * 190 mm Façonnage : Broché Nb de pages : 238
Irène Pereira est sociologue. Elle est membre du syndicat SUD Culture Solidaires.
Introduction I / Grammaires et références théoriques de la gauche radicale 1. Le républicanisme social : de Kant à Porto Alegre 2. Le socialisme : léninisme versus syndicalisme d'action directe 3. Le nietzschéisme : de l'individualisme anarchiste aux postmodernes 4. Les grammaires contestataires des années 1968 II / Grammaires des organisations de la gauche radicale 5. De la lutte contre l'exclusion à une république sociale 6. Grammaire socialiste : syndicat ou parti ? 7. Alternatifs, autonomes et minorités III / Compromis entre les grammaires 8. Critiques et compromis au sein de la gauche radicale 9. Tentatives de compromis théoriques chez les intellectuels de la gauche radicale 10. Le socialisme radical Conclusion