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Le monde en direct
De Charles-Louis Havas à l'AFP, deux siècles d'histoire

Xavier BARON

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extraits presse

Le monde en direct
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En 1835, Charles-Louis Havas décide de rassembler des informations en provenance du monde entier, de les traduire et de les vendre. C’est ainsi que naît à Paris la première agence d’information, l’Agence Havas, qui deviendra l’Agence France-Presse (AFP) après la Seconde Guerre mondiale. Première entreprise à avoir une stratégie internationale de développement, elle est présente sur tous les fronts : pendant la guerre de Crimée, à Paris assiégé par les Prussiens en 1871, en Espagne pendant la guerre civile, en Syrie depuis la révolte de 2011... Son histoire est émaillée de scoops comme la mort de Staline en 1953, le drame des Jeux olympiques de Munich en 1972 ou la disqualification de Ben Johnson au 100 mètres des JO de Séoul en 1988.
Toujours à la pointe des technologies de la communication – jusqu’à la révolution numérique –, l’AFP est devenue la plus grande entreprise de presse française. Elle diffuse chaque jour dans le monde cinq mille dépêches en six langues, deux mille photos, deux cents vidéos et des productions multimédia, grâce à plus de deux mille collaborateurs de quatre-vingts nationalités différentes.
Le Monde en direct raconte l’aventure exceptionnelle et passionnante de cette entreprise et de ses collaborateurs qui ont su, au gré de l’Histoire et malgré les vicissitudes, maintenir une ambition mondiale : fournir en permanence, partout dans le monde, une information fiable, vérifiée et immédiate.
Remerciements
1. L’invention de Monsieur Havas

Havas découvre l’importance d’une information rapide
Naissance de la première agence de presse
Le succès d’Havas suscite des jalousies
Le développement d’Havas lié aux progrès techniques
La publicité et ses fruits empoisonnés
2. Le partage du monde
Accord de non-concurrence entre les agences européennes
La chute prématurée de Sébastopol
Une dépêche et puis la guerre
Un reportage exceptionnel sur la capitulation de Sedan
Pendant le siège de Paris, l’information continue
Havas se lance en Amérique du Sud
Léon Pognon, premier correspondant de guerre d’Havas
La presse devient libre
3. La fin d’un système
La vénalité de la presse
L’Europe de nouveau dans la guerre
Havas aux prises avec la censure
La publicité prend le pas sur l’information
La fin de l’alliance
Goebbels s’en prend à Havas
Léon Rollin rassemble une brillante génération de journalistes
Léon Blum veut démanteler Havas
La mort prématurée de Rudyard Kipling
La tragédie espagnole
Un reporter d’Havas témoigne du massacre de Badajoz
La polémique autour de la destruction de Guernica
4. Havas emportée par la guerre
Londres donne le signal de la Résistance
L’AFI, société privée financée par la Grande-Bretagne
Naissance de France-Afrique à Alger
Pendant ce temps-là, en France
Produire des informations destinées à ne pas être publiées
Comment la nouvelle du débarquement parvient aux camps
Aventurier, révolutionnaire, fasciste et correspondant d’Havas
La vie trop brève du « Petit Donald »
Havas utilisée à son insu par l’espion du siècle
5. La renaissance
À 11 h 30, place de la Bourse, première dépêche de l’AFP
Éric Schwab, premier témoin de l’indicible
La naissance de la conférence quotidienne des chefs de service
Le réseau mondial se reconstitue
À la reconquête de l’Amérique du Sud
Anna Kipper, première femme directrice de bureau
Les sprints de Louis Déroche à Nuremberg
L’AFP devient un établissement public
6. Dans la tourmente politique française de l’après-guerre
Le personnel de l’agence souhaite retrouver le nom d’Havas
Création de la commission Joxe pour un nouveau statut
Gilles Martinet désavoué par Maurice Nègre
Paul-Louis Bret défend le principe du « droit au fait »
L’AFP risque de perdre son rang si elle conserve son statut
Nouvelles propositions de Paul Bastid puis d’Henri Queuille
La rédaction secouée par les « affaires »
Premières armes en Corée
Yves Morvan, dit Jean Marin, prend la barre
L’AFP se lance tardivement dans la photo
Premiers pas de la photo à l’étranger
Sous la lune du Mississippi
7. L’AFP retrouve sa place parmi les grandes agences
La fin de l’établissement public
Nouvelle agence, nouvel immeuble
Premier scoop mondial avec la mort de Staline
Les journalistes tenus à l’écart des combats en Algérie
Michel Debré désavoué par de Gaulle
Le Maghreb Circus
L’AFP présente au Nord et au Sud pendant la guerre du Vietnam
Trois journalistes de l’agence disparaissent en Indochine
La guerre s’étend au Cambodge
Les Khmers rouges s’emparent de Phnom Penh
8. L’appel du grand large
Jean Marin face à la contestation
Nouvelle crise à propos de « l’affaire Winter »
Le sport s’impose
La tragédie de Munich
L’agence s’installe sur le continent africain
À l'heure des indépendances africaines
Une grande ambition chinoise
Comprendre la Chine
Le scoop de la mort de Lin Biao
9. L’ordinateur transforme l’agence
Première avancée dans l’information économique
La première agence arabe
La fin du service Outre-mer
L’ordinateur impose de nouvelles méthodes de travail
Jean Marin quitte le navire
La mort de Bernard Cabanes
Difficiles négociations autour de l’informatisation
Claude Roussel renouvelle la hiérarchie
Claude Roussel évincé par le pouvoir giscardien
10. Un ambitieux projet de développement
Salvador Allende éliminé par Augusto Pinochet
Les dictatures s’installent en Amérique du Sud
Le Liban bascule dans quinze années de guerre
La province à la « une » avec l’Amoco Cadiz
Henri Pigeat apporte une vision à long terme
Péripéties moscovites au temps de l’URSS
L’agence se lance sur le marché des radios
Le défi réussi de la photo mondiale
La lente pénétration du marché nord-américain
Premiers au Koweït grâce au refus du Pentagone
La création de l’European Pressphoto Agency
L’AFP invente une nouvelle technologie pour la photo
11. La grande crise
Douloureux réveil après la fête
Le plan de redressement rejeté par les syndicats
La restructuration ne passe pas
Nouveau projet de privatisation de l’agence
Le sort du desk allemand relance la crise
Henri Pigeat part mais son plan demeure
Un nouveau président dans la continuité
L’essor du service allemand
La direction du Proche-Orient s’installe à Nicosie
En Asie, l’AFP talonne Reuter
La chute d’un dieu du stade : médaille d’or pour l’AFP
La politique s’invite de nouveau à une élection présidentielle
12. Une nouvelle agence pour un monde nouveau
La presse mondiale abusée à Timisoara
Arrivés sur place, les journalistes rétablissent les faits
La presse discréditée
Président et journaliste
La diversification des services s’accentue
Mettre l’information en image
Servir les clients à la carte
Nouvelle tentative dans l’information économique
L’AFP se retire d’AFX
Développer l’anglais pour maintenir le français
Un rédacteur en chef écossais
L’AFP se lance dans l’Internet après des réticences
Tragédie à l’hôpital de Vukovar
Dans Sarajevo assiégée
L’AFP et AP divorcent
13. Six présidents en quinze ans
La régionalisation s’achève à Montevideo
Jean Miot désavoué par l’Inspection générale des finances
Mission impossible pour un P-DG contesté et privé de soutien
L’AFP quitte l’EPA et s’allie avec Getty Images
Le siège historique est vendu pour dégager de la trésorerie
Le retour à l’équilibre budgétaire
Le dialogue demeure impossible sur l’évolution du statut
Henri Pigeat propose de conserver le statut
Les nouveaux conflits du monde arabe
14. La mutation numérique
Pas d’avenir sans la vidéo
Naissance de la vidéo internationale
La vidéo au Krak des Chevaliers en pleine guerre de Syrie
Nouvelle proposition de réforme du statut sans lendemain
Une agence allemande porte plainte contre l’AFP
S’adapter ou disparaître
Le faux ben Laden démasqué
Le journalisme d’agence demeure essentiel
Chronologie
Annexes

Journalistes tués en mission
Quelques prix reçus par des journalistes et photographes de l’AFP
Bibliographie
Ouvrages
Études, thèses
Index.
En 1835, Charles-Louis Havas décide de rassembler des informations en provenance du monde entier, de les traduire et de les vendre. C'est ainsi que naît à Paris la première agence d'information, l'Agence Havas, qui deviendra l'Agence France Presse (AFP) après la Seconde Guerre mondiale. Première entreprise à avoir une stratégie internationale de développement, elle est présente sur tous les fronts. Son histoire est émaillée de scoops comme la mort de Staline en 1953, le drame des Jeux Olympiques de Munich en 1972 ou la disqualification de Ben Johnson au 100 mètres des JO de Séoul en 1988. L'AFP est devenue la plus grande entreprise de presse française. Elle diffuse chaque jour dans le monde cinq mille dépêches en six langues, deux mille photos, deux cents vidéos et des productions multimédia, grâce à plus de deux mille collaborateurs de quatre vingt nationalités différentes. Le Monde en direct raconte l'aventure exceptionnelle et passionnante de cette entreprise et de ses collaborateurs qui ont su maintenir une ambition mondiale, fournir en permanence, partout dans le monde, une information fiable, vérifiée et immédiate.

25/09/2014 - Ouest France

 

" Rapidement renseigné, renseigne rapidement." Telle était la devise de Charles-Louis Havas, fondateur de la première agence de presse en 1835, l'agence Havas, ancêtre de la célèbre Agence France Presse (AFP). Ce financier reconverti en magnat de l'information, mais aussi les huit fondateurs de la nouvelle AFP en 1944 ou encore la révolution technologique, occupent une place importante dans le récit "d'une histoire" et non de "l'histoire" de l'AFP qu'entreprend Xavier Baron. Lui-même ancien journaliste et rédacteur en chef pendant une quarantaine d'années au sein de l'agence, il s'est attelé à en retracer les différentes étapes d'un oeil à la fois interne et distancié.

12/09/2014 - Amélie Bouret - La Croix

 

C'est le 20 août 1944, à 11h30, que l'AFP sort sa première dépêche: "Au moment où des combats se livrent encore dans la ville et où tombent de nouveaux combattants de la liberté, nous saluons tous nos camarades de la presse disparus, emprisonnées et déportés." Avec l'appui de la CGT, huit résistants viennent de reprendre possession du siège parisien, place de la Bourse. C'est une seconde naissance. La première, d'où part le livre de Xavier baron, remonte à 1835. L'agence s'appelle alors Havas, du nom de son fondateur, un financier ruiné qui a eu l'idée de compiler dans un bulletin des informations provenant du monde entier. Raconter cette longue histoire, c'est être capable d'évoquer d'un même mouvement une lutte difficile pour l'indépendance de l'information à l'égard de tous les pouvoirs et une formidable épopée des techniques de transmission, du télégraphe optique aux outils numériques. Le récit de Xavier baron, en dépit d'un ton parfois trop institutionnel, relève bien le défi.

10/10/2014 - Laurent Etre - L'Humanité

 

Le décès de Napoléon a été annoncé dans un journal parisien le 7 juillet 1821, alors que l'empereur déchu était mort le 5 mai. Il avait fallu deux mois pour que la nouvelle parvienne à Londres, et trois jours de plus pour qu'elle arrive à Paris. Le principal succès de l'Agence Havas, créée en 1835, a été d'accélérer considérablement la circulation de l'information. Le livre de Xavier Baron montre comment elle a surmonté ou contourné les obstacles récurrents auxquels sera également confrontée sa descendante directe, l'Agence France Presse : les combats pour réussir à assurer une couverture mondiale des événements, les négociations commerciales difficiles avec ses principaux clients, des patrons de presse qui siègent à son conseil d'administration, la défense acharnée de son indépendance face aux gouvernements. Enfin, les luttes internes avec des syndicats intransigeants sur le statut de l'institution, malgré les changements radicaux survenus dans les techniques, du pigeon voyageur et des dépêches manuscrites de Charles Havas à Internet et à Twitter. Et surtout, loin des conflits politico-économiques parisiens, il faut évaluer à chaque instant les risques courus par les journalistes dans les zones de guerre et défendre les correspondants de terrain contre les dirigeants de certains pays, qui n'admettent pas la liberté de la presse. Faire vivre l'AFP est un sport de combat, et l'on comprend que le turn-over des PDG soit parfois rapide !

01/01/2015 - Igor Martinache - Alternatives économiques

 

 
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