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Nouvelle édition

La grande guerre pour la civilisation
L'Occident à la conquête du Moyen-Orient (1979-2005)

Robert FISK

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La grande guerre pour la civilisation   - Robert FISK
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Depuis les années 1970, l’histoire du Moyen-Orient se confond presque avec celle de ses guerres et de ses conflits : guerre soviétique en Afghanistan (1979-1989), guerre Iran-Irak (1980-1988), guerre du Liban (1975-1991), guerre du Golfe (1991), guerres américaines en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), sans oublier l’interminable conflit israélo-palestinien. Si ces années furent celles d’une « grande guerre pour la civilisation », c’est en raison du rôle persistant que les puissances occidentales – la France et le Royaume-Uni dans la première partie du XXe siècle, puis les États-Unis – n’ont jamais cessé de jouer dans une région qu’elles considèrent comme leur zone d’influence : aux entreprises coloniales succéda l’ère des manœuvres diplomatiques, des jeux d’alliances complexes et secrètes, des coups d’État et des trafics d’armes, le tout dans une indifférence quasi complète au sort des innombrables victimes de cette histoire dramatique. Dans ce livre magistral, Robert Fisk raconte et documente notamment le soutien cynique apporté par les régimes occidentaux aux brutales dictatures de la région, et témoigne, année après année, de la montée concomitante de l’amertume et de la haine de millions de musulmans à l’égard de l’Occident. Mêlant récits, enquêtes, dialogues avec les acteurs – dirigeants et anonymes –, analyses et souvenirs personnels, Robert Fisk retrace l’épopée tragique du Moyen-Orient, à travers la chronique détaillée de ses sanglants épisodes.

Prologue - 1 - « Un de nos frères a fait un rêve... » - En 1993 a lieu ma première rencontre avec Oussama Ben Laden au Soudan. Portrait du régime islamique de Khartoum. En 1996, Oussama Ben Laden, qui se trouve en Afghanistan, me fait savoir qu’il souhaite me revoir : je le rencontre dans les environs de Jalalabad. En 1997, alors que les Taliban sont au pouvoir en Afghanistan, j’ai une dernière entrevue avec le chef d’Al-Qaïda - 2. « Ils tirent sur les Russes » - Les guerres afghanes du XIXe siècle : l’Afghanistan se trouve alors au cœur du « Grand Jeu » opposant les Russes et les Britanniques. En décembre 1979, je me rends à Kaboul pour couvrir l’intervention de l’armée rouge en Afghanistan. Portrait du régime prosoviétique de Babrak Karmal. Alors que je couvre l’avancée de l’armée soviétique, j’assiste à une attaque de la résistance afghane - 3. Les chœurs de Kandahar - En 1980, je me rends à Peshawar au Pakistan. Retour en Afghanistan, à Jalalabad assiégée par les moudjahidines, puis à Kaboul. J’assiste à une attaque russe dans le village de Sorkh Rud, à vingt kilomètres à l’ouest de Jalalabad. Rencontre avec les moudjahidines, adeptes de la « guerre sainte » et soutenus par la CIA. Lors d’un séjour à Kandahar, centre de la rébellion, je vois déjà s’affirmer une identité religieuse « qu’aucun satrape afghan, qu’aucune armée du Kremlin ne pourrait anéantir » - 4. L’art de tisser les tapis - Un ancien des services secrets britanniques me raconte comment, en 1951, les Anglais et les Américains ont organisé le coup d’État contre Mossadegh et ont choisi de « détruire le seul régime démocratique et laïque qu’ait connu l’Iran ». La dictature du Shah et les crimes de la Savak. La révolution islamique de janvier 1979 : des illusions aux désillusions. L’occupation de l’ambassade américaine et début de la crise des otages en novembre 1979. Rencontre avec l’ayatollah Khomeyni. La répression politique dans l’Iran post-révolutionnaire. 5. Sur le chemin de la guerre - La conquête de Bassora par les Britanniques en 1917 et leur occupation de l’Irak. En 1920, révolte chiite contre l’occupation britannique. Cet épisode ressemble beaucoup aux déboires de la coalition anglo-américaine de 2003-2004. En 1979, la conquête du pouvoir par Saddam Hussein. Enquête sur une répression politique féroce. L’Occident choisit de tout ignorer du régime de l’« homme fort » de Bagdad, rempart contre l’extrémisme islamique iranien. Préludes de la guerre Iran-Irak. - 6. Pour qui sonne le glas - En septembre 1980, j’assiste à Bassora aux premiers jours de la guerre Iran-Irak. La guerre du côté irakien : les illusions de la « victoire éclair » hâtivement annoncée par Saddam. La résistance des forces iraniennes. Je rencontre des jeunes soldats de la révolution islamique prêts au martyre. En 1983, j’enquête sur l’utilisation des gaz et armes chimiques par Saddam et l’absence de réaction de la communauté internationale. À l’époque, la CIA rend l’Iran responsable du gazage par Saddam Hussein des Kurdes d’Halabja - 7. Aller simple pour le paradis - Enquête sur l’affaire de la frégate américaine Stark, victime en mai 1987 d’un tir de missile irakien. Contre toute évidence, les États-Unis choisissent d’accuser l’Iran. Retour sur le rôle trouble joué par les Américains dans le Golfe persique pendant la guerre Iran-Irak : leur soutien à Saddam Hussein. Le scandale de l’Irangate. Je couvre alors la guerre Iran-Irak — la guerre conventionnelle la plus longue du XXe siècle – en accompagnant sur la péninsule de Fao les troupes iraniennes lors de l’assaut donné sur Bassora - 8. Boire le calice jusqu’à la lie - Un Airbus civil d'Iran Air est abattu dans le Golfe par un croiseur américain le 3 juillet 1988. Campagne de désinformation américaine pour en rendre responsable l’Iran et couvrir l’incompétence manifeste du commandant du USS Vincennes. Fin de la guerre Iran-Irak. Le bilan est effroyable. Les prisonniers. Le culte des morts à Bagdad. Le culte du martyre en Iran. Retour sur les champs de bataille. Réflexion sur la guerre la plus meurtrière de la deuxième partie du XXe siècle - 9. « Condamnés » - Retour sur mon enfance. Les rapports difficiles avec mon père, Bill Fisk, un ancien de la Grande Guerre. Je consulte son dossier militaire et pars sur ses traces dans les villes du nord de la France. Les effets de la Grande Guerre sur la carte du Moyen-Orient. Syrie, Liban, Israël, Irak, etc. : « La génération de mon père allait créer en à peine vingt-trois mois ces frontières artificielles pour des nations tout aussi artificielles. » - 10. Le premier holocauste - Dans le désert syrien, je tombe sur un charnier : « Jusqu’à 50 000 Arméniens avaient été assassinés dans ce petit champ de la mort en 1915. » Je rencontre les derniers survivants du génocide au Liban pour recueillir leur témoignage. Enquête sur le premier génocide contemporain, et sa négation historique en Turquie, mais aussi aux États-Unis, en Israël, en France. Le combat des Arméniens pour la reconnaissance continue - 11. Honorer ses meurtriers - Portrait du Grand Mufti Amin al-Husseini, leader palestinien pendant le mandat britannique et enquête sur ses relations avec les dirigeants de l’Allemagne nazie. Aux origines du conflit israélo-palestinien. Enquête et réflexion sur le terrorisme : « Un pays peut-il honorer ses meurtriers tout en condamnant ceux du camp adverse sous le nom de “terroristes” ? » Portrait de Yasser Arafat. Récit des premiers pas du « processus de paix » (1991-1992). Chronique d’un échec annoncé - 12. La dernière guerre coloniale - Alors que les accords d’Oslo commencent d’être appliqués en 1994, les Palestiniens ne croient pas à la « paix d’Arafat ». J’assiste au retour triomphal du leader de l’OLP dans les territoires, et j’enquête sur la colonisation israélienne et la violence palestinienne. « Plus la violencemontait en Israël-Palestine, plus l’avenir politique paraissait sombre, et plus l’Occident se montrait optimiste sur l’issue du processus de paix. » - 13. La jeune fille, l’enfant et l’amour - Rencontre avec la journaliste israélienne Amira Hass. Chronique de la seconde Intifada. J’assiste au naufrage d’Oslo. Dans les années 2000, j’enquête sur les attentats-suicides palestiniens et la « guerre contre le terrorisme » israélienne. La collaboration sécuritaire de l’Autorité palestinienne et des services israéliens. Je rencontre Abdoul-Aziz al-Rantissi, leader du Hamas à Gaza 14. « Planète Damnation » - Août 1990, les troupes de Saddam Hussein envahissent le Koweït, prélude à la seconde guerre du Golfe. J’assiste à l’arrivée de l’armée américaine appelée par le roi Fahd pour défendre les « terres saintes » d’Arabie Saoudite : l’opinion arabe est une fois de plus humiliée par ses propres dirigeants. L’armée américaine « organise » le travail des journalistes. J’accompagne l’équipage d’un tank britannique vers la frontière koweïtienne. En janvier 1991, le bombardement de l’Irak commence : j’enquête sur les « dommages collatéraux » - 15. Trahison - Pendant la guerre du Golfe, les Américains et leurs alliés incitent les chiites et les Kurdes d’Irak à se soulever contre Saddam… mais refusent l’accès du Koweït libéré aux réfugiés menacés de mort. De son côté, le Koweït a profité de la guerre pour expulser 200 000 réfugiés palestiniens. Découverte des fosses communes remplis de cadavres d’opposants à Saddam. Enquête sur l’opération humanitaire « Provide comfort », destinée à « venir en aide » aux réfugiés kurdes, alors que les massacres continuent hors de la « zone de sécurité ». L’attitude des États-Unis à l’égard de Saddam - 16. La terre des tombeaux - Au lendemain de la guerre, le « nouvel ordre mondial » ne se traduit par aucun changement politique en Arabie Saoudite, au Koweït et en Irak. J’enquête sur le véritable bilan humain de l’opération « Tempête du désert », sans rapport avec la version officielle de l’histoire. L’incendie des puits de pétrole par Saddam : une catastrophe écologique et sanitaire. J’enquête sur la catastrophe humanitaire en Irak, conséquence directe des sanctions de l’ONU - 17. Le fléau - En octobre 1994 survient une nouvelle « crise dans le Golfe ». Les attaques des États-Unis et la Grande-Bretagne contre les positions militaires irakiennes au cours de la décennie suivante sont en fait routinières depuis trois ans. Début des mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam. J’enquête en Irak sur l’épidémie de cancers provoquée par les munitions d’uranium appauvri utilisées par la coalition pendant la guerre de 1991. À Bagdad, rencontre avec une société affamée et désespérée - 18. Pourquoi ? - 11 septembre 2001 : attentats aux États-Unis. Je réalise vite qu’il est suspect de poser la question : « Pourquoi ? ». Alors que je couvre l’intervention américaine en Afghanistan, je frôle la mort dans un village sur la route de Kandahar, agressé par une foule d’Afghans en colère. Pourquoi le métier de reporter de guerre devient de plus en plus dangereux. À l’occasion de la diffusion d’un reportage télévisé auquel j’ai participé, je réalise combien il est difficile d’informer sur le Moyen-Orient aux États-Unis. À travers le destin tragique d’une famille arabe, réflexion sur le fossé qui s’est créé entre l’Occident et les habitants de cette région meurtrie - 19. Alea jacta est ! - La « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan : récit d’une intervention américaine dans un village près de Kandahar. Les préparatifs de la troisième guerre du Golfe : les mensonges américains et britanniques. Les avertissements de Ben Laden. La guerre qui se prépare me rappelle la guerre de Suez menée par la coalition franco-britannique et Israël contre l’Égypte en 1956 : récit et analyses. La propagande belliciste aux États-Unis. Atmosphère à Bagdad, quelques jours avant le début de la guerre - 20. « Atomic Dog », « Annihilator », « Anthrax » et « Agamemnon » - Mars 2003 : j’assiste à Bagdad aux premières heures de l’invasion anglo-américaine. Récit de ces journées dramatiques. Encore et toujours, des victimes civiles : visite des hôpitaux. J’enquête sur la mort de journalistes tués par des tirs américains. Fin mars, premier attentat-suicide dans le sud de l’Irak. Entrée des Américains dans Bagdad. Avril 2003 : Bagdad est « libéré » : pillages et mise à sac du musée archéologique national. La « libération » est d’ores et déjà vécue comme une occupation - Conclusion - Notes - Remerciements.

Robert Fisk est le reporter le plus célèbre de la presse écrite britannique. Critiqué ou adulé. Depuis le début des années 1970, il s'occupe du Grand Moyen-Orient, un territoire allant de la Méditerranée à l'Afghanistan, selon la définition de l'administration Bush. Avant, il était à Belfast, en Irlande du Nord. [….]
Fisk a passé l'essentiel de sa vie professionnelle à "couvrir" la guerre, l'horreur, la torture, le malheur des hommes, d'abord pour le Times puis pour The Independent. Il l'a fait avec un grand courage, c'est à dire de près, physiquement. Il l'a fait dans une langue magnifique, toute de simplicité et de précision. Il l'a fait en possession d'une immense connaissance historique et culturelle de la région; Fisk habite Beyrouth et parle l'arabe. Autant de qualités qui donnent toute sa valeur à la compilation de reportages et d'analyses qu'il livre dans cette somme de près de mille pages. [….] Robert Fisk ne travaille pas à la manière (réelle ou supposée) des journalistes anglo-saxons : religion du fait brut, sentiments personnels tenus en laisse. Fisk est un journaliste engagé, en colère, révolté. Souvent très (trop ?) brillant, l’article « fiskien » tient du reportage, de l’analyse, de l’éditorial, de la leçon d’histoire et de morale. Fisk a toujours le même angle de travail : il est du côté de ceux qui prennent les bombes, les coups de crosse ; il est avec ceux qui sont du mauvais côté de l’histoire [….]

26/01/2007 - Alain Frachon - Le Monde des Livres

 

« Robert Fisk couvre le Moyen-Orient depuis 1976. Témoin privilégié d'une histoire tourmentée, il a parcouru tous les champs de bataille, enquêté sur ses épisodes secrets (les soutiens américains à la guerre chimique de Saddam Hussein...), rencontré tous les protagonistes (il est le seul journaliste occidental à avoir interviewé Ben Laden). [...] Cet ouvrage fleuve est une fresque unique, [un] tableau plein de détails authentifiés par la rigueur de l'enquête et la diversité des points de vue. »
ALTERNATIVES INTERNATIONALES

« Robert Fisk n'est pas naïf. [...] Il a suffisamment d'expérience pour ne pas tomber dans les pièges de la séduction et de la rhétorique. Où qu'il se trouve et quel que soit l'interlocuteur, il sait l'omniprésence de la torture et des exécutions, dans tous les camps, quels que soient les discours. [Un] livre saisissant et passionnant, bourré d'informations. »
LIVRES HEBDO

« Des montagnes d'Afghanistan aux sables du Golf, d'Israël au Liban et d'Algérie au Soudan, Robert Fisk s'engage, dénonce, livre une leçon d'histoire vivante et donne la parole aux acteurs, connus ou inconnus. »
AFP

« Le livre de Fisk se lit comme une épopée. C'est le reportage de toute une vie. Son auteur ne se contente jamais de donner à voir. En analyste expérimenté et pertinent, il nous invite aussi à une réflexion sur l'histoire. [...] Un livre événement. »
POLITIS

« Fisk, l'opposant à la guerre en Irak, la mauvaise conscience de la presse anglo-saxonne, injurié, menacé publiquement pour ses positions anti-Bush par l'acteur américain John Malkovich, n'a jamais paru aussi nécessaire. Fisk, l'antivirus contre toutes les "saletés" qui mènent aux grandes guerres pour la civilisation. »
TÉLÉRAMA

« Bourré d'anecdotes, de reportages, de témoignages de puissants et d'anonymes, son récit se déguste aisément alors qu'il frôle les mille pages et qu'il couvre des conflits complexes (Afghanistan, Liban, Irak...). Son flegme et son humour transcendent chaque ligne. »
VSD

« Que la guerre soit "l'échec absolu de l'esprit humain", tout le monde le sait ou devrait le savoir. Et aussi qu'elle est hideuse, "obscène", qu'elle frappe au hasard. Mais voir cet envers de la guerre, qui est en fait sa réalité première, être sur place, raconter, c'est autre chose que de deviner l'horreur et le mensonge derrière les communiqués militaires ou les discours lénifiants. Le journaliste britannique Robert Fisk a cet insigne mérite : non seulement d'avoir été depuis trente ans le témoin de la série de tragédies qui ont frappé le Moyen-Orient ; non seulement d'avoir toujours été attiré par ce qu'il appelle "l'autre camp" et "la vision des vaincus" ; mais surtout d'avoir osé appeler un chat un chat, un crime un crime. »
LE MONDE 2

« [Un] ouvrage monumental, de près de mille pages, mais qui à l'inverse des livres d'histoire trop sérieux ou emplis de périphrases, se lit comme un roman, se dévore [...]. »
LES INROCKUPTIBLES

« Ce livre est plus qu'un récit passionnant de journaliste. C'est celui d'un citoyen qui révèle une certaine vérité au contact des acteurs de ces drames et non depuis les chancelleries ou les cercles d'intellos occidentaux. »
ZURBAN

« Pour les puissances occidentales, le Moyen-Orient n'a jamais cessé de constituer une zone d'influence majeure. Entreprises coloniales, manoeuvres diplomatiques, jeux d'alliances, coups d'État, trafics d'armes... Robert Fisk étudie magistralement le détail de leurs rôles au sein de cette histoire dramatique, analyses, enquêtes et souvenirs à l'appui. »
L'AMOUR DES LIVRES

« Le meilleur livre pour comprendre la guerre américaine en Irak, mais aussi les soubresauts, lesdrames, les haines et les violences qui parcourent cette région du monde, d'Israël en Afghanistan et de 1979 à nos jours, ne pouvait être écrit que par le meilleur spécialiste britannique du Moyen-Orient. [...] Robert Fisk a écrit là un ouvrage magistral. Mêlant analyse, récit, enquête, dialogue et carnet de route, ce témoin hors normes familier des champs de bataille de Kaboul à Fallouja en passant par Beyrouth, Damas et Téhéran, nous emmène au coeur de La Grande Guerre pour la civilisation. »
L'INTELLIGENT

« Un monument, une légende, pratiquement un quatrième pouvoir à lui tout seul. Aux quatre coins du monde, l'homme a des milliers d'admirateurs qui, disent-ils, comprennent grâce à lui le Moyen-Orient "tel qu'il est". [...] L'homme a été sur tous les fronts, la guerre Iran-Irak, le conflit libanais, la guerre du Golf en 1991, les insurrections palestiniennes, l'Afghanistan en lutte contre l'envahisseur soviétique, puis contre le régime des talibans, puis aux prises avec l'arrivée des Américains et des Britanniques. Et, enfin, l'occupation de l'Irak par les troupes américaines. [...] Mais, surtout, Fisk a fait preuve, au cours de toutes ces années, d'une sorte de don unique : celui de se trouver, en toute circonstance, au bon endroit au bon moment. [...] Car si Fisk est toujours là où on ne l'attend pas, ou plutôt où on attendrait les autres journalistes qui n'y sont pas, c'est qu'il a toujours refusé de marcher au pas. »
LE TEMPS

« Sans jamais traverser le miroir, Robert Fisk tente de nous faire entendre le point de vue non occidental, celui qui est sous les bombes, et de l'autre côté du mur. [Il] nous fournit aujourd'hui une méditation historique indispensable à l'approfondissement des arguments français contre l'intervention militaire en Irak. »
LE FIGARO LITTÉRAIRE

« Rares sont les livres de journalistes qui font honneur à leur profession. C'est le cas de La Grande guerre pour la civilisation du grand journaliste britannique Robert Fisk. [...] L'auteur mêle à ses reportages une grande culture historique qui sert à situer chacun des conflits traités, une analyse politique très documentée, une profonde réflexion éthique sur le métier de journaliste et sur les dégâts matériels et moraux qui découlent de toutes les guerres, aussi bien pour ceux qui les perdent que pour ceux qui les gagnent. »
REVUE D'ÉTUDES PALESTINIENNES

« Robert Fisk, le plus grand reporter spécialiste du Moyen-Orient, mêle récits, enquêtes, dialogues avec acteurs, analyses et souvenirs personnels, pour raconter en près de mille pages une histoire méconnue, en dépit de l'omniprésence du Moyen-Orient et de ses conflits dans les médias. Un témoignage unique, une imposante leçon d'histoire vivante. »
REGARDS

« Sujet britannique, Fisk ne se situe pas tout à fait dans le camps de la "coalition". Position qui le conduit sans doute, sans occulter la monstruosité de divers régimes arabes, à minimiser un peu "la tragédie" du terrorisme anti-israélien. Et la psychologie d'assiégés des dirigeants de l'Etat hébreux. En tout état de cause, une fresque où s'immerger. Ne serait-ce que pour se convaincre que, dans son bruit et sa fureur, le Moyen-Orient ne se réduit pas à une région du monde totalement à l'Hamas. »
LE CANARD ENCHAÎNÉ

« Un livre impressionnant. Son auteur correspondant de guerre pour plusieurs journaux britanniques, rapporte et commente des centaines de documents parmi les 328 000 qu'il a rassemblés durant des décennies. Rapports, commentaires et réflexions jalonnent, l'histoire contemporaine du XX° siècle au Moyen-Orient, allant de la guerre d'Afghanistan en 1979, à l'invasion américaine et anglaise de l'Irak en 2003. »
CHOISIR

« Correspondant de guerre depuis plus de trente ans, le journaliste anglais, Robert Fisk, signe avec La grande guerre pour la civilisation, le livre noir du Moyen-Orient, un palpitant ouvrage qui se lit comme un roman mais qui, hélas, n'en n'est pas un. Recueil ensanglanté, les huit cent pages de cette somme en rappellent une autre, celle où son père combattit en 14-18 dans ce qui était aussi présenté comme le combat pour la civilisation en péril. Un constat qui fait la somme, encore une fois, des erreurs commises par les Occidentaux dans cette partie du monde depuis un siècle. Sauf que cette fois, le censeur n'hésite jamais à se rendre sur le terrain, pardon, le champ de bataille... »
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