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Catalogue / Sociologie, société / Glam rock     
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Glam rock
La subversion des genres

Philip AUSLANDER

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Glam rock - Philip AUSLANDER
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Look androgyne et agressif, maquillage outrancier et plateform shoes, boas rose fuchsia et costumes à paillettes, c’est à une véritable révolution esthétique, célébrant l’extravagance et l’ambiguïté sexuelle, qu’assiste l’Angleterre des années 1970. Le glam rock, mélange de sophistication et de vulgarité, de refrains chétifs et d’envolées mélodiques travaillées, est une réponse parmi d’autres — mod, psychédélisme, reggae, punk, etc. — à la crise identitaire des jeunesses européennes.
Entre concerts et performances, théâtre et travestissement, David Bowie, T. Rex, Roxy Music, Suzi Quatro, Slade ou Gary Glitter secouent le conservatisme en explosant sur scène les conventions de genre et d’identité. Ces artistes prennent ainsi acte de l’épuisement d’un grand récit contre-culturel — celui de la musique changeant le monde — et réorientent leur investissement social et politique de la veille vers le champ du spectacle.
Philip Auslander replace ici au centre de l’évolution des musiques populaires un courant indûment relégué aux marges. Il nous montre en quoi ce mouvement éphémère autant que spectaculaire a été porteur de revendications de libertés en tous genres et a contribué à incarner les attentes et les ambitions d’une génération tout en influençant en profondeur les courants musicaux ultérieurs.
1. Glamticipations. Le rock face aux années 1970
2. Glamographie. L’essor du glam rock
3. Le roi de la route, la reine du bal. Marc Bolan et l’évolution du glam rock
4. Who can I be now ? David Bowie et la théâtralisation du rock
5. Voix inauthentiques. Inflexion et mélange du genre avec Bryan Ferry et Roy Wood
6. Suzi Quatro veut être ton mec. Glam rock et masculinité féminine
Notes.
Au moment où Bowie vit sa énième réincarnation (la dernière ?) en statue de musée, la Philharmonie publie une passionnante étude sur le glam rock, courant subversif et pourtant populaire, et sur sa forte identité visuelle. C’est par l’image que naît le glam, avec le passage dans Top of the Pops de Marc Bolan en 1971, puis celui de David Bowie en 1972. Maquillage, théâtralité et refonte de l’identité sexuelle : le glam est « l’antithèse de la condition hippie » et de son culte de l’authenticité. Sur le plan musical aussi, le glam rejette le folk et le rock psychédélique : c’est batterie et voix, chansons courtes à trois accords… exit les sujets sociopolitiques. Détaillant les inspirations, la masculinité queer, les nuances plus viriles du glam américain, Philip Auslander propose, en quatre chapitres consacrés à Marc Bolan, David Bowie, Bryan Ferry et Suzi Quatro, une analyse lumineuse de ce phénomène relativement bref. Mais qui aura définitivement « déstabilisé les oppositions entre pop et rock, art et commerce ».

20/02/2015 - Marguerite Buax - Grazia

 

 
 
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