De la vie biologique à la vie sociale
Approches sociologiques et anthropologiques

Joëlle Vailly, Janina Kehr, Jorg Niewohner

Version papier : 25.40 €
Détails techniques
Collection : Recherches
Parution : 26/05/2011
ISBN : 9782707168979
Nb de pages : 332
Dimensions : * cm

Joëlle Vailly

Joëlle Vailly, sociologue, anthropologue et biologiste, est chargée de recherche à l'Inserm. Elle est coresponsable de l'axe " Biomédecine, Santé, Travail " au sein de l'Iris.

Janina Kehr

Janina Kehr, anthropologue, est doctorante à l'EHESS, en cotutelle avec l'Institut d'ethnologie européenne de l'université Humboldt de Berlin, et affiliée à l'Iris.

Jorg Niewohner

Jörg Niewöhner, anthropologue, est professeur invité d'ethnologie, d'anthropologie ur-baine et d'anthropologie des sciences à l'Institut d'ethnologie européenne de l'université Humboldt de Berlin.

Extraits presse

Depuis les années 1980, le vivant a fait l'objet de nombreuses avancées. Après le temps du séquençage du gé no me humain, nous voilà maintenant dans l'ère de la post-génomique. Comme hier, les biotechnologies occupent toujours une place de choix dans cette évolution imputable aux progrès réalisés par les sciences de la vie. À l'heure de la molécularisation du vivant, tout n'est pourtant pas qu'affaire de technique ou de médecine. La grande transformation à laquelle nous assistons actuellement se décline aussi en termes sociaux. Les découvertes et les débats relatifs à la vie biologique ont leur pendant en termes de politiques de santé publique, de prévention des risques... Que l'on songe également aux alliances financières internationales qui se nouent autour des enjeux de santé. Pour faire le lien entre mutations de la vie biologique et celles de la vie sociale, les chercheurs allemands et français qui ont contribué à cet ouvrage ont choisi de regarder les politiques, les discours et les représentations que portent avec elles les nouvelles technologies du vivant relatives par exemple au sida ou au don de moelle. Mais ils portent également intérêt aux pratiques concrètes des professionnels de l'hôpital comme au quotidien des malades. L'ethnographie permet notamment de montrer comment les différents acteurs de la santé fabriquent une définition de la normalité de la maladie et comment plus encore – et ce n'est pas rien – ils peuvent œuvrer concrètement au quotidien en faveur d'une " vie de qualité " au profit des malades de tous ordres (transplantés, en fin de vie...).

2011-10-01 - Clément Lefranc - Sciences Humaines

 

Table des matières

Introduction
Une question vitale. Connaître, protéger, exposer la vie, par Joëlle Vailly, Jörg Niewöhner et Janina Kehr
I / Figures du politique : la vie en question
Des politiques de la vie à l'éthique de la survie. La pensée tragique à l'épreuve du sida, par Didier Fassin
La politisation et la moralisation d'une pratique médicale : le don de moelle osseuse comme référundum, par Stefan Beck
Morale, science et (dé ?)politisation : une analyse des discours officiels sur les recherches embryonnaires, par Boris Hauray
Procréation et prévision. Allons-nous vers un eugénisme libéral ?, par Bertrand Pulman
Les tests ADN dans les procédures d'immigration : les doubles standards de la parenté, par Thomas Lemke et Malaika Rödel
II / Régimes de pratiques : de la clinique à la santé publique
Qualité de vie ou vie de qualité ? Dépister une maladie génétique, par Joëlle Vailly
La vie après une greffe de moelle osseuse. Productions de la normamité, par Katrin Amelang
Fins de vie aux Urgences. Temporalité et définition de la mort à l'hôpital, par Carine Vassy et Marie-France Couilliot
Se former à la vie elle-même : une étude éthnographique de la prévention cardiovasculaire, par Jörg Niewöhner et Michalis Kontopolis
L'épaisseur des vies sociales. A propos du dépistage de la tuberculose, par Janina Kehr
Appréhender le social dans la recherche épidémiologique. Vers une politique des associations statistiques ?, par Suzanne Bauer
Les auteurs.