Critique du pouvoir
Michel Foucault et l’École de Francfort, élaborations d’une théorie critique de la société

Axel HONNETH

Cet ouvrage est de première importance pour les sciences et la philosophie sociales. Au travers d’un panorama d’ensemble de toute la tradition de la Théorie critique, de Max Horkheimer à Jürgen Habermas, Axel Honneth y élabore en effet les linéaments d’un chemin conceptuel propre tout en tirant certaines conséquences déterminantes pour la suite de son travail, lequel l’a conduit par la suite à l’élaboration de sa désormais célèbre théorie de la « reconnaissance sociale ». C’est aussi dans Critique du pouvoir qu’Axel Honneth développe son importante critique à l’encontre de la conception irénique de la société de Habermas, en insistant sur la nécessité de développer une théorie du conflit et de la lutte.
Mais cet ouvrage offre surtout une lecture tout à fait singulière de l’œuvre de Michel Foucault, dont il inscrit la contribution dans la filiation de la Théorie critique de l’École de Francfort. La relation entre Foucault et la Théorie critique, souvent évoquée sans être vraiment discutée, trouve ici une explicitation remarquable. En Allemagne, Critique du pouvoir a joué un rôle essentiel dans la réception de l’œuvre de Foucault, dans le contexte polémique de la tension entre Habermas et le postmodernisme français.

Version papier : 28 €
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Détails techniques
Collection : SH / Théorie critique
Parution : janvier 2017
ISBN : 9782707174253
Nb de pages : 384
Dimensions : 155 * 240 mm

Axel HONNETH

Né en 1949, Axel Honneth est philosophe et sociologue, professeur à la Johann Wolfgang Goethe Universität de Francfort, où il a succédé à Jürgen Habermas, et directeur de l’Institut für Sozialforschung. Auteur de nombreux ouvrages de philosophie sociale dont La La société du mépris (La Découverte, 2006), Un monde de déchirements (La Découverte, 2013) ou Le droit de la liberté(Gallimard, 2015).

Extraits presse

Ce texte d’Axel Honneth a paru en Allemagne il y a trente ans. Sa traduction aujourd’hui augmentée d’une postface de l’auteur, n’a pas seulement un intérêt historique. Tout d’abord il y a une forme d’honnêteté intellectuelle assez peu courante à publier un texte conçu à une époque bien différente pour en pointer les insuffisances, mais aussi les avancées. Ensuite, l’analyse du travail de Horkheimer, Adorno, Foucault et Habermas menée par A. Honneth est particulièrement précise et serrée.

01/02/2017 - Sciences Humaines

 

Table des matières

Préface à l’édition française
Avant-propos
I / L’incapacité à analyser la sociétés : les apories de la Théorie critique
1. L’idée initiale de Max Horkheimer : le déficit sociologique de la Théorie critique
2. Le tournant de la philosophie de l’histoire dans La Dialectique de la raison : une critique de la domination de la nature
3. La théorie de la société d’Adorno : la répression définitive du social
II / La redécouverte du social : Foucault et Habermas
4. L’analyse du discours historique de Foucault : les paradoxes d’une histoire des savoirs fondée sur la sémiotique
5. De l’analyse du discours à la théorie du pouvoir : la lutte comme paradigme du social
6. La théorie de la société de Foucault : une résolution sur le plan de la théorie systémique de la Dialectique de la raison
7. Une approche de Habermas relevant de l’anthropologie de la connaissance : la théorie des intérêts de la connaissance
8. Deux modèles concurrents de l’histoire de l’espèce : la communication comme paradigme du social
9. La théorie de la société de Habermas : une transformation de la Dialectique de la raison à la lumière de la théorie de la communication
Postface à l’édition de 1988.