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Catalogue / Sciences politiques / Anticapitalistes     

Anticapitalistes
Une sociologie historique de l’engagement

Florence JOHSUA

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Anticapitalistes - Florence JOHSUA
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Le renouveau des gauches radicales en Europe a suscité un regain d’intérêt à leur égard. Toutefois, peu d’études se sont intéressées aux individus qui militent contre le capitalisme, pour un autre monde. Qui sont ces hommes et ces femmes ? Quels parcours personnels, quelles expériences nourrissent l’audace de penser qu’on peut changer la société ? Comment ces engagements se sont-ils transformés et renouvelés ? Grâce à une enquête au long cours combinant entretiens, observations et analyses statistiques, ce livre propose une sociologie de l’engagement anticapitaliste en France du milieu des années 1960 aux années 2000. À travers le cas de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) devenue Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), l’auteure interroge les liens entre les évolutions du recrutement partisan et celles à l’œuvre dans la société et explore les trajectoires et les pratiques des militants, leurs visions du monde, leurs questionnements et leur idéal, pour apporter un éclairage inédit sur les nouveaux visages de l’anticapitalisme à l’aube du XXIe siècle.
Ce faisant, l’ouvrage invite à penser sous un nouveau jour de grandes questions de société, comme celle de la fin des utopies, la prétendue désaffection des jeunes pour la politique, la production sociale de la révolte ou encore ce que signifie prendre parti aujourd’hui. Il rend compte d’une aventure à la fois minoritaire et universelle : la contestation de l’ordre établi.
Introduction
Une sociologie historique de l’engagement
Un carton rempli de milliers de cartouches
À (juste) distance
Saisir le militantisme sous toutes ses facettes
I / Les logiques sociales de l’engagement
1. Sociographie des militants

« Bourgeois et prolétaires » et bien d’autres choses encore…
La LCR : un parti ancré au sein de la gauche française
« V’là la jeune Garde ! » : le renouvellement générationnel
2. Militants des « années 68 » : la séquence du reclassement
Devenir de groupe
Poursuivre l’engagement par d’autres biais
Trajectoires sociales des militants des « années 68 »
3. Repenser la production sociale de la révolte : les transformations du recrutement à la LCR depuis 2002
Transformations des caractéristiques sociales du recrutement
Logiques de l’engagement en temps de crise
II / La (re)production idéologique de l’engagement partisan
4. Stratégie : après le schéma, l’hypothèse et puis… que faire ?

Un cadre d’intellection
L’interrogation stratégique
Élections, piège à con ?
La question du recours à la violence
5. Projet de société : une société en projets
Flou
Faillite des anciens « modèles »
Paysage de désir
Temporalité et perspective
6. Cadres de pensée et de perception des militants
Hétérogénéité des filiations politiques revendiquées
Diversité des manières de se définir politiquement
Le rôle de l’événement
Les reconversions militantes et leurs effets en retour : l’exemple de l’altermondialisme
III / Changer la vie… militante
7. La remise en cause du « révolutionnaire professionnel »

Des militants « révolutionnaires professionnels » ?
La longue crise du modèle
Le modèle et les « individus »
8. « Si tous les gars du monde se donnaient la main… »
Les « années 68 » : un modèle de militantisme masculin
Sexuation du pouvoir, rapports sociaux de sexe et intériorisation de la domination
Une acclimatation problématique
Tensions persistantes autour des « questions femmes »
9. Après 2002 : transformations et résistances
Modèle(s) de militantisme : coexistence plus que substitution
Militants multipositionnés et gardiens du temple
Le parti doit changer de bases
De la LCR au NPA : des cellules aux comités
Post-scriptum : les « passions joyeuses »
Conclusion
« Notre héritage n’est précédé d’aucun testament. »
« Quand les grandes espérances ont du plomb dans l’aile, les petites repoussent à ras de terre, dans les résistances prosaïques et les conspirations minuscules. »
« Yes, it is bread we fight for – but we fight for roses, too ! »
Annexes
Annexe 1. À propos de la LCR

La Jeunesse communiste révolutionnaire, ancêtre de la LCR
Au commencement était la révolte nue
La JCR au prisme des événements de mai-juin 1968
Les militantismes syndicaux et associatifs, facteurs de rémanence et de transformation
Changement de contexte et de stratégie politique
Annexe 2. Histoire d’enquête. Produire des données quantitatives pour étudier l’engagement militant
La constitution du fichier national des adhérents
L’enquête par questionnaire auprès des délégués au XVe congrès
L’enquête nationale par questionnaire auprès des militants
Annexe 3. Entretiens mobilisés dans le livre
Remerciements.
Florence Johsua explore les formes de ce combat anticapitaliste et révolutionnaire. Pour ce faire, elle a mené un long et patient travail d'observation et d'entretiens au sein de la LCR et suivi de près le lancement du Nouveau Parti anticapitaliste en 2009. Elle livre ainsi un tableau très fin des militants tout en mesurant leurs évolutions au fil des générations.

01/02/2016 - L'Histoire

 

Ce livre passionnant, issu d’une thèse de science politique, retrace l’histoire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en France, des années 1960 aux années 2000. Dans une perspective de sociologie historique, au croisement de la sociologie de l’engagement et de celle des partis politiques, Florence Johsua cherche à comprendre les mutations et les permanences d’une organisation partisane et du militantisme en son sein. Elle documente ainsi les transformations de l’engagement militant dans un courant plongé, depuis la fin des années 1970, dans une crise de longue durée. À partir du cas de la LCR, « il s’agit de rendre compte d’une aventure minoritaire et universelle : la contestation de l’ordre établi ».

13/10/2016 - Héloïse Nez - La Vie des idées

 

Dans son livre, Anticapitalistes. Une sociologie historique de l’engagement, rédigé à partir de sa thèse de doctorat soutenue en 2011, Florence Johsua éclaire de manière tout à fait passionnante la persistance en France, depuis mai 1968, d’un courant anticapitaliste. Entendant « redonner de la voix » (p. 10) aux militants mobilisés en faveur d’une cause minoritaire et universelle, l’anticapitalisme, l’auteure analyse les ressorts de l’engagement à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), créée en 1966 et auto-dissoute en 2009 pour être remplacée par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Pour ce faire, l’étude combine sociologie de l’engagement et sociologie des partis politiques – ce qui permet à la fois de travailler sur des trajectoires individuelles, de retracer des générations militantes et de saisir les évolutions organisationnelles – et mêle analyses quantitative et qualitative grâce à une enquête ethnographique et quarante-cinq entretiens biographiques. La focale choisie, les nombreux questionnements de l’auteure tout comme la richesse du matériel d’enquête font que l’on apprend dans ce livre quasiment tout, ou presque, d’une organisation partisane jusqu’alors délaissée par l’historiographie. (…)
Ainsi, au fil des pages, bien plus qu’une sociologie de l’engagement au sein de la LCR, se donne à voir une socio-histoire des espoirs, des crises, des mutations et des défis de toute la gauche radicale depuis le début des années 1970.

24/10/2016 - Vanessa Codaccioni - Revue française de science politique

 

En étudiant au long cours la LCR, de sa fondation jusqu’à sa transformation en NPA, la sociologue Florence Johsua rend compte de la persistance d’une aventure minoritaire mais universelle : la contestation de l’ordre établi.

30/11/2015 - Mathieu Dejean - Les inrocks.com

 

 
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