Sociologie des employés - Alain CHENU

Sociologie des employés

Alain CHENU

Il y a en France huit millions d’employés, dont six millions de femmes. Leurs fonctions professionnelles, dans l’administration, le commerce, les services aux personnes, diffèrent de celles des ouvriers, et leur condition sociale s’en est rapprochée. Leur prêter attention, c’est avancer dans la compréhension de ce que sont les classes populaires dans les sociétés post-industrielles. La secrétaire, le facteur, l’employé de banque, la caissière de grande surface, l’aide-soignante, l’assistante maternelle, la femme de ménage sont les figures les plus emblématiques du monde des employés : un monde stratifié, avec son aristocratie des emplois administratifs et son prolétariat des services, un monde ni plus ni moins hétérogène que le monde ouvrier, deux mondes aujourd’hui largement imbriqués, surexposés l’un comme l’autre au risque du chômage ainsi qu’aux conséquences de la globalisation et des fluctuations des politiques publiques.

Version papier : 10 €
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Détails techniques
Collection : Repères n°142
Parution : 13/10/2005
ISBN : 9782707146991
Nb de pages : 128
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : Broché

Alain CHENU

Alain Chenu, est professeur de sociologie à Sciences Po. Il dirige l’Observatoire sociologique du changement (CNRS et IEP de Paris) et est membre du Laboratoire de sociologie quantitative (CREST-INSEE).Il est l'auteur de L'accès aux emplois industriels (CEREQ), L'usine et la vie (avec Danielle Bleitrach, Maspero) et L'archipel des employés (INSEE). Il a réédité des textes de Frédéric Le Play (Les Mélouga, Nathan) et a récemment publié une série d’articles sur l’évolution des emplois du temps.

Extraits presse

« Un minutieux travail de décryptage social [...]. »
ENTREPRISES ET CARRIÈRES

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Table des matières

Introduction - I / Le monde des employés. Représentations communes et représentations savantes - Histoires de mots, histoires de professions - Les clercs, l’écriture, le sacré - « Nous sommes nos objets, nos décors… » - Appellations d’emplois et classements hiérarchiques - Les employés dans les actes de mariage du XIXe siècle - L’émergence de l’appellation d’« employé » - Les origines sociales des employés au XIXe siècle - Les employés dans les conventions statistiques - 1954 : « Employé », salarié subalterne non manuel - 1982 : un groupe d’« employés » aux contours élargis - Près de 8 millions d’« employés » en 1999 - « Les catégories socioprofessionnelles à l’épreuve de la réitération » - L’identification d’une employée est plus sûre que celle d’un employé - Les classements socioprofessionnels, particulièrement pertinents parmi les employés - Secrétaire, employé de banque, des identités floues -II / Le travail des employés - La mécanisation des « opérations de l’esprit » - Prony, Babbage : de la manufacture de logarithmes à l’analytical engine, - Outil, manufacture, machinisme, automation - Une série d’émancipations successives - Les spécificités du traitement de l’information - Le traitement de l’« humanité matérialisée » - Maurice Halbwachs : des budgets des ménages au travail des employés - Les caractères originaux du traitement des personnes - Activités tertiaires et productivité - L’organisation du travail dans les bureaucraties - Les employés, rouages des machines bureaucratiques - Le cas Siemens et Halske - Les « OS du tertiaire » -III / Les emplois administratifs - La fonction publique - Public-privé : une « grande différence » - Secrétaires et facteurs, les absents de la nomenclature officielle des emplois de la fonction publique - Le secrétariat, la comptabilité, l’informatique - Le secrétariat - La comptabilité - L’informatique - L’assurance et la banque - Déqualification et requalification des emplois - L’assurance - La banque - IV / Les emplois du commerce et des services - Les employés de commerce - Salarisation et concentration dans le secteur du commerce - Les changements dans les formes de distribution - L’invention du libre-service - Une nouvelle profession : caissière de grande surface - Une condition plus prolétaire pour les femmes que pour les hommes - Les emplois des services rendus aux personnes - Des emplois dont le nombre croît fortement - Une mise en valeur négative - La force des liens interpersonnels -« Petits boulots » et travail à temps partiel - Le sale boulot - Des statuts et des formes de rémunération très divers - Une faible formalisation du travail -V / La position sociale des employés - Mobilité sociale et fécondité - Arsène Dumont : « La capillarité sociale détruit la fécondité de la nation » - Le roman des employés : Au bonheur des dames - Les employés et la social-démocratie allemande - La sociologie française - Pierre Bourdieu et la « pente » suivie par la « petite bourgeoisie d’exécution » - La position sociale des employés et son évolution : quatre indicateurs - L’espérance de vie - Les employés et leurs études - Chômage et précarité - Les salaires des employés - Du salaire individuel au revenu des ménages - Environnement familial et trajectoires professionnelles - Ascendances et alliances des employés - Les employés et leurs carrières - Quatre conclusions -VI / Les employés et l’action collective - Une représentation partielle et émiettée - Entre employés et cols blancs plus qualifiés, un clivage particulièrement marqué en France - Très peu d’employés se sentent membres d’une catégorie à part - Les trois sources du syndicalisme des employés - Aux origines du syndicalisme employé : les grands magasins,- Du SECI à la CFTC : un syndicalisme chrétien tourné vers la promotion des couches moyennes salariées - Le tournant de 1936 : les employés massivement en grève pour la première fois - Une fragmentation syndicale accrue après 1947 - La syndicalisation des employés depuis 1975 - Les employés et la politique - Conclusion - Repères bibliographiques.

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