Le vaisseau des morts - B. TRAVEN

Le vaisseau des morts

B. TRAVEN

Le bateau de Gerard Gale a quitté le port d’Anvers sans lui. Commence alors pour ce marin américain une odyssée à travers l’Europe des années 1920. Sans papiers, sans argent, il n’est plus rien, n’existe plus, chaque pays tente de se débarrasser de lui en lui faisant passer la frontière la plus proche en douce. Il s’embarque finalement sur la Yorikke, un vaisseau fantôme, un « vaisseau des morts », cercueil flottant voué au naufrage pour que l’armateur puisse toucher la prime d’assurance, et toujours assez bon, tant qu’il tient l’eau, pour se livrer à tous les trafics. Il y connaîtra l’enfer.
Premier roman de B. Traven, publié en Allemagne en 1926, Le Vaisseau des morts (proposé ici dans une traduction enfin intégrale) dénonce capitalisme et inégalités sociales sans fausse candeur. Si le burlesque l’emporte dans les premières pages, le réalisme s’impose bientôt pour décrire les conditions d’existence de ceux qui, dépouillés de tous leurs droits, morts vivants, acceptent les indignités les plus scandaleuses, sans pourtant cesser d’espérer.

Version papier : 13 €
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Détails techniques
Traduit de l'Allemand par Michèle VALENCIA
Collection : La Découverte Poche / Littérature et voyages n°316
Parution : février 2010
ISBN : 9782707159540
Nb de pages : 294
Dimensions : 125 * 190 mm
Façonnage : Broché

B. TRAVEN

B. Traven serait le pseudonyme de Ret Marut, né à Chicago le 5 mars 1890 de parents suédois, ou bien encore de Otto Max Feige, né le 23 février 1882 à Schwiebus (ville à l’époque allemande et aujourd’hui polonaise)… Il passe sa jeunesse en Allemagne, où il commence très tôt à écrire des textes anarchistes. En 1918, après l’échec de la République des conseils, il est contraint de quitter son pays. Il refait surface dans une prison anglaise, mène une vie d’errance à travers l’Europe, puis s’installe définitivement au Mexique, alors en pleine révolution. Connu surtout pour Le Vaisseau des morts et Le Trésor de la Sierra Madre (porté à l’écran par John Huston en 1947), il consacrera plusieurs livres aux Indiens du Chiapas, parmi lesquels Indios, La Charrette ou encore La Révoltedes pendus. Il meurt à Mexico le 26 mars 1969.

Extraits presse

« Dans une langue râpeuse et brutale, qui ressemble souvent à un cri de désespoir, Traven conte non sans humour une odyssée dans laquelle l'espoir n'a guère de place. Publié en 1926, ce premier roman, pour un coup d'essai, était un coup de maître. Il n'a rien perdu de sa vigueur. »
LES ÉCHOS

« C'est de la littérature "engagée", ah ça oui, mais sans niaiserie, sans gommage des contradictions, sans mensonge, sans petits arrangements. Et c'est bouleversant. »
LA QUINZAINE LITTÉRAIRE

« Baroudeur solitaire, arpentant les États-Unis ou l'Amazonie, [Traven] publie dès 1916 des textes enragés, engagés, tous merveilleusement naïfs, subversifs, anarchistes. Le Vaisseau des morts (ici pour la première fois traduit dans son intégralité) mêle les genres : roman maritime et livre d'aventures fracassantes, paphlet libertaire et cantique des illusions perdues. [...] Traven écrit un roman d'initiationpolitique, de critique du capitalisme avec une fièvre et un lyrisme attachants. »
TÉLÉRAMA

PRESSE

 

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