Le partage de la valeur ajoutée

Philippe ASKENAZY, Gilbert CETTE, Arnaud SYLVAIN

La question du partage de la valeur ajoutée entre revenus du travail et revenus du capital est abordée dans de nombreuses analyses concernant la croissance ou les inégalités. Mais la littérature économique fournit peu d’indications sur le partage qui pourrait être « optimal », par exemple pour dynamiser la croissance.
Le diagnostic sur l’orientation du partage de la valeur ajoutée dépend de l’indicateur retenu. De 1990 à 2007, dans le périmètre des sociétés non financières, ce partage fluctue en France autour d’un niveau qui paraît stabilisé alors que la part des salaires diminue dans certains pays, comme l’Allemagne, ou augmente dans d’autres, comme l’Italie. Parallèlement à ces évolutions, la part des revenus salariaux les plus élevés a partout nettement augmenté. La décomposition de la part du capital révèle également d’importants mouvements.
Finalement, depuis 2008, le partage a connu des évolutions différenciées selon les pays. Malgré une érosion du taux de marge, on observe en France une résistance particulière des revenus de la propriété.

Version papier : 10 €
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Détails techniques
Collection : Repères n°576
Parution : septembre 2012
ISBN : 9782707174451
Nb de pages : 128
Dimensions : 120 * 190 mm

Philippe ASKENAZY

Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS et professeur à l’École d’économie de Paris.

Gilbert CETTE

Gilbert Cette est directeur des études microéconomiques et structurelles de la Banque de France, Professeur associé à l’Université de la Méditerranée et membre du Conseil d’analyse économique. Il est l’auteur, dans la collection « Repères », de Productivité et croissance en Europe et aux États-Unis (2007).

Arnaud SYLVAIN

Arnaud Sylvain est chercheur associé à l’Université de la Méditerranée.

Extraits presse

Le partage de la valeur ajoutée, autrement dit, la répartition de la richesse produite entre le travail et le profit, est une question sensible qui alimente régulièrement débats et polémiques. Il faut rappeler que le second rapport du conseil d’analyse économique portait déjà sur cette question1, et qu’en 2009 le n° 41 de la revue L’Économie politique s’ouvrait sur un article de Denis Clerc titré « Où en est le partage de la richesse en France ? » auquel répondait dans la même revue, Michel Husson avec l’article « La part salariale n’a jamais été aussi basse » qui contestait la validité de la thèse principale du précédent sur la stabilité de longue période des deux grandes masses dans la valeur ajoutée. Le livre rédigé en commun par Philippe Askenazy, Gilbert Cette et Arnaud Sylvain vient donc à point nommé, non pas pour espérer clore tous les débats, mais pour en éclairer utilement les enjeux principaux. [...] On ne peut que conseiller la lecture de ce livre à tous les collègues qui souhaitent enrichir leur cours sur le partage de la valeur ajoutée.

01/06/2012 - Régine Kervarec - Economie et management

 

Table des matières

Introduction
I / La question du partage de la valeur ajoutée et ses théories
Un objet des débats politiques et économiques contemporains
Les premières théories du partage : de Ricardo à Kalecki
Ricardo : le conflit entre capitalistes et propriétaires fonciers - Marx : le conflit entre capital et travail - Kalecki : concentration du capital et matières premières
L’approche néoclassique
La Cobb-Douglas - Progrès technique neutre au sens de Harrod - Progrès technologique induit
L’approche postkeynésienne
Des propriétés inexpliquées
Les déterminants empiriques du partage de la valeur ajoutée
II / La mesure du partage de la valeur ajoutée
La mesure de la valeur ajoutée : aux coûts des facteurs plutôt qu’aux prix de base
La mesure de la valeur ajoutée : les multinationales et les prix de transfert
La mesure de la rémunération du travail et le problème des non-salariés
Le champ économique retenu pour l’analyse du partage de la valeur ajoutée
L’indicateur privilégié pour analyser le partage de la valeur ajoutée
III / Les évolutions du partage de la valeur ajoutée en France et à l’étranger
Les évolutions observées en France sur longue période
Les évolutions du taux de marge des sociétés non financières françaises depuis 1949 - Une décomposition comptable des évolutions observées du taux de marge en France
Comparaison internationale
Les grandes fluctuations du taux de marge depuis 1970 - Évolutions récentes : un impact significatif de la crise
IV / Une ventilation mouvante de la part du travail
Le partage entre niveau de qualification
Le poids des hautes rémunérations
Le poids des rémunérations de la finance
Du superbrut au net : le cas de la France
V / L’utilisation de la part des revenus du capital des sociétés non financières
Les revenus de la propriété versés
Taux d’épargne et taux d’autofinancement
Du partage de la valeur ajoutée à la rentabilité du capital
La répartition des profits
Conclusion
Repères bibliographiques.

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