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La sale guerre
Le témoignage d'un ancien officier des forces spéciales de l'armée algérienne
Habib SOUAÏDIA
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La sale guerre
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Ancien parachutiste dans les forces spéciales de l'armée algérienne, Habib Souaïdia apporte dans ce livre le premier témoignage, à visage découvert, d'un officier ayant vécu au jour le jour la « sale guerre » qui a déchiré son pays dans les années 1990. Il raconte ce qu'il a vu : la torture, les exécutions sommaires, les manipulations, les assassinats de civils. Et, surtout, il lève le voile sur l'un des tabous les mieux gardés du drame algérien : le fonctionnement interne de l'armée. Il donne à voir le cynisme calculateur et la folie sanguinaire de certains généraux, le bourrage de crâne de leurs troupes, mais aussi le désespoir des soldats contraints à des actes barbares, les ravages de la drogue et des purges internes... Loin de la désinformation qui a trop souvent empêché l'opinion européenne de prendre conscience de la dimension effrayante de cette « sale guerre », ce témoignage exceptionnel, qui a connu un retentissement considérable lors de sa première publication en 2001, demeure un document historique sans équivalent.

« Je m'appelle Habib Souaïdia. Je suis un ancien officier ayant appartenu aux troupes spéciales de l'armée algérienne. Engagé volontaire, en 1989, dans les rangs de l'Armée nationale populaire (ANP), j'étais loin de penser que j'allais être un des témoins de la tragédie qui a frappé mon pays. J'ai vu des collègues brûler vif un enfant de quinze ans. J'ai vu des soldats se déguiser en terroristes et massacrer des civils. J'ai vu des colonels assassiner, de sang-froid, de simples suspects. J'ai vu des officiers torturer, à mort, des islamistes. J'ai vu trop de choses. Autant d'atteintes à la dignité humaine que je ne saurais taire. Ce sont là des raisons suffisantes, j'en suis convaincu, pour briser le mur du silence. »

Avant-propos à l'édition 2012
Préface,
par Ferdinando Imposimato
Introduction
1. Mes premiers pas sous l'uniforme
Ma vocation militaire
L'ère du multipartisme
La citadelle de Cherchell
La vie des élèves-officiers
Ma formation de tankiste
Abdelmadjid Chérif contre le « bélier »
1990 : la montée du FIS
2. « La société est gangrenée »
« Tempête du désert »
Dawla islamiya
« Traître ! », « Mécréant ! »
L'affaire de Guemmar
Et vint décembre...
3. La parenthèse Boudiaf
Les premières purges au sein de l'armée
L'apparition des groupes armés
Le mystère Boumaarafi
4. À l'école de Biskra
Premiers sauts
Un univers impitoyable
Guerre sans pitié aux islamistes
Chasse aux sorcières
5. Dans la guerre
Premiers contacts avec les « tangos » , premiers faits étranges
L'ordre « Bravo 555 »
Les hommes de main du général Smaïn Lamari
Des instructeurs nord-coréens pour la SM
«Kabous et carta»
« Vive l'Algérie ! »
6. La « société nationale de formation des terroristes »
Des militaires égorgeurs
« Exterminez-les tous ! »
« Je ne veux pas de prisonniers, je veux des morts ! »
Accrochages et embuscades
Été 1993 : la lutte se durcit
7. La descente aux enfers
Quinze jours de tortures
« Habtouh lel-oued ! »
Violences terroristes, sauvageries militaires
Les massacres de mai-juin 1994
Le régiment des assassins
Morts pour rien
La sinistre légende du colonel Hamana
8. La honte
Conflit entre les clans du pouvoir
Comme les Français...
Des équipements militaires français
Éliminations et désertions
La tête d'un déserteur sur le bureau de Mohamed Lamari
« Ramenez les têtes ! »
9. 1995, un tournant dans la guerre
Des bombes partout
Dans la merde
« Ennemi de Dieu ! »
Un terroriste impuni
Diviser pour mieux régner
10. Une armée de barbares
La déliquescence de l'armée
La drogue dans les casernes
Les seigneurs de la guerre
L'affaire de la Renault Express
L'opération de Khemis El-Khechna
Passeport pour l'enfer
11. Mon incarcération
Un procureur militaire aux ordres
Quatre ans de prison !
Une prison impitoyable
Injustices en série
Les damnés de Blida
12. Partir à tout prix
Sous la surveillance du DRS
Les faux repentis de la « concorde civile »
Des « officiers libres »
Un visa pour l'exil
Des massacres prémédités
En guise de conclusion
Les « forces spéciales » au premier rang
Les deux guerres
Quel bilan de la guerre ?
La France complice
Juger les coupables
Postface à l'édition de 2012.En finir avec l'impunité des généraux criminels
La riposte de la dictature après la parution de La Sale guerre
Les généraux brûlent la Kabylie
Puis arriva le 11 septembre
Que sont devenus les officiers assassins de la sale guerre ?
Le devoir de témoignage.
Annexes.

« La sale guerre n'est pas un livre de plus sur un conflit qui, né au début des années 1990 après la mise hors-la-loi des islamistes, semble défier la rationalité à deux heures d'avion de la France. L'ouvrage [...] est un réquisitoire implacable contre le pouvoir militaire accusé d'employer les mêmes méthodes que ses adversaires barbus. En Algérie, démontre l'auteur ce sont deux barbaries qui s'affrontent. Aucune n'est plus défendable que l'autre. Jamais jusqu'ici un officier n'avait raconté cette guerre au quotidien vécue en compagnie d'hommes de troupe sans conviction politique ferme. Et jamais les chefs de l'armée n'avaient été mis en cause nommément, exemples à l'appui, pour leur comportement [...]. Des épisodes dramatiques et dérangeants, le livre en fourmille jusqu'à la nausée [...]. C'est aussi un des mérites du livre d'évoquer de l'intérieur l'armée algérienne. »

LE MONDE


« Bien avant d'être sur les tables des libraires français, le livre de Habib Souaïdia était sur celles des généraux algériens, réels détenteurs du pouvoir. Toute leur armée, jalousement maintenue dans un secret absolu, est imprimé là, décortiquée en 202 pages, autopsiée jusqu'à la marque des chars d'assaut. »

LIBÉRATION


« La sale guerre n'est pas un simple livre de plus. Écrit de l'intérieur même de l'armée algérienne par un officier de ces unités d'élite placées dès 1992 aux premières lignes de la lutte antiterroriste, il impressionne par sa cohérence et sa rigueur, son rejet constant et sans ambiguïté de l'impasse et de la barbarie intégristes et surtout par l'extrême précision de ses informations [...]. En 200 pages d'une lecture éprouvante, parfois insoutenable, Habib Souaïdia dresse ainsi le constat d'une guerre qui a déjà fait plus de 150 000 morts. À travers le récit du combat quotidien d'un jeune homme plutôt idéaliste, engagé au sein d'une armée nationale et populaire pour défendre la République et bientôt contraint de se conduire avec une sauvagerie au moins égale à celle des tangos, ces terroristes qui lui font face. Car c'est d'abord cela que décrit le livre. La barbarie d'une armée agissant en dehors de toute règle. »

TÉLÉRAMA


« Dans cet ouvrage, le lieutenant Souaïdia raconte en détail ce qu'il a vu et vécu pendant trois années passées à combattre les groupes islamistes armés, en zigzaguant entre les manipulations, les ordres aberrants et les assassins en liberté. La situation algérienne est à ce point confuse qu'on a souvent l'impression que chacun a sa propre vérité. Habib Souaïdia livre la sienne. Et elle n'est pas à l'avantage de ses anciens supérieurs. »

CHARLIE HEBDO


« Le livre de Habib Souaïdia, La sale guerre, est le témoignage presque insupportable d'un lieutenant des forces spéciales algériennes. Il a vécu de l'intérieur le terrorisme d'État, les enlèvements, les massacres sous l'uniforme [...]. On ne sait pas trop bien ce qui impressionne le plus dans ce livre. L'horreur sans doute, mais aussi la profondeur du mal qui ronge l'armée algérienne, où tant de soldats et d'officiers boivent, se droguent, trafiquent [...]. La vérité avance. »

POLITIS


« Habib Souaïdia accuse à visage découvert l'armée algérienne d'avoir commis les mêmes crimes que les terroristes islamistes [...]. En tout cas, ceux qui ne savaient pas ont désormais la réalité sous les yeux . »

LIVRES HEBDO


« Sans chercher à se disculper à titre individuel, sans rejeter non plus la responsabilité de tous les massacres de civils sur le dos de l'armé en au profits des groupes islamistes armés, cet homme livre aujourd'hui une somme inédite de témoignage précis sur les exactions de l'armée algérienne. Au-delà de la chronique d'une guerre atroce, son livre est aussi un brûlot pour les généraux aux pouvoirs. »

LA TRIBUNE DE GENÈVE


« Un livre terrible publié aux Éditions La Découverte, implacable document écrit sans effet aucun [...]. Premier témoignage concret, à visage découvert, d'un ancien officier ayant vécu au jour le jour les terribles exactions menées par l'armée dès 1992, ce texte explique plus qu'il ne vitupère dans le vide, conduit le procès à charge d'une certaine manière de concevoir en Algérie le difficile métier de soldat supérieur. Loin d'être un va-t-en guerre avide de sang, Habib Souaïdia a choisi de porter l'uniforme par foi en son pays et grand respect pour les héros de l'Armée nationale populaire tels qu'on les présentait dans les manuels scolaires de son enfance. »

LA PROVENCE


« Dans son ouvrage paru aux Éditions La Découverte, M. Souaïdia, aujourd’hui réfugié en France, raconte comment l’armée algérienne manipulait les groupes islamistes et commettait elle-même des attentats pour asseoir sa domination dans le pays. »

L’INDÉPENDANT

 

 
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