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« Pour mortels et dangereux qu’ils soient, les bidonvilles ont devant eux un avenir resplendissant. » Des taudis de Lima aux collines d’ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille Ville de Pékin, on assiste à l’extension exponentielle des mégalopoles du tiers monde, produits d’un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de la pauvreté des années 1970 et 1980 – dopé par les thérapies de choc imposées par le FMI et la Banque mondiale – a ainsi transformé les bidonvilles traditionnels en « mégabidonvilles » tentaculaires, où domine le travail informel, « musée vivant de l’exploitation humaine ». Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux de reproduc-tion de la misère, à laquelle les gouvernements n’apportent aucune réponse adaptée. Désormais, les habitants mettent en péril leur vie dans des zones dangereuses, instables ou polluées. Parallèlement, la machine impitoyable de la rénovation urbaine condamne des millions d’habitants pauvres au désespoir des sombres espaces périurbains. Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki. Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l’échelle planétaire, un avenir cauchemardesque.
Mike Davis, né en 1946 à Fontana (Californie), ancien camionneur et ouvrier d'entrepôt frigorifique, enseigne aujourd'hui la sociologie urbaine. Chercheur indépendant doté d'une grande curiosité interdisciplinaire, i a publié un livre sur l'histoire de la classe ouvrière américaine, intitulé Prisoners of the American Dream. City of Quartz (La Découverte, 1998 ; nouvelle édition La Découverte/poche, 2000), Génocides tropicaux (La Découverte, 2003 ; nouvelle éditions 2006) et Au-delà de Blade Runner (Allia, 2006). Il a reçu le « Best Book Award de la American Social Science » et le prix 1998 « Lire la Ville ».
Remerciements - 1. La climatérique urbaine - Mégaville et « désakotas » - Retour à Dickens - 2. La prédominance des bidonvilles - Un recensement mondial des bidonvilles - Typologie des bidonvilles - a) La pauvreté en centre-ville - b) L'urbanisation pirate - c) Les locataires invisibles - d) La marge des parias - 3. La trahison de l'État - Empêcher les paysans d'entrer - Le déluge - Promesses brisées et rêves volés - 4. Illusions de l'autonomie - Les amis des pauvres - Impérialisme « soft » - Les profits de la pauvreté - La fin de la conquête urbaine ? - 5. Haussmann sous les tropiques - Éliminer les « obstacles humains » - La ville de beauté - Criminaliser le bidonville - « Off Worlds » - 6. L'écologie du bidonville - Catastrophes non naturelles - Pathologies urbaines - L'épuisement des réserves naturelles - Vivre dans la merde - Tueurs de bébés - Le double fardeau - 7. La mise au PAS du tiers monde - Le big bang de la pauvreté urbaine - Ajustement par le bas - La décennie utopique ? - « Success stories » ? - 8. Une humanité en trop ? - Mythes de l'informalité - Un musée de l'exploitation - Les petits sorciers de Kinshasa - Épilogue : Au bout de Vietnam Street - Notes.
« Mais l’ouvrage ne se contente pas de cette description apocalyptique. M.
Davis propose de voir dans la pauvreté urbaine […] l’émergence d’un
sous-prolétariat mondial créé par la richesse des centres urbains et par les
politiques d’ajustement structurels des organisations internationales des pays
du Nord. […] Ainsi, les “cellules fortifiées de la société d’abondance”
relèguent et utilisent à la fois cette main-d’œuvre urbaine corvéable à merci.
Comme toujours chez M. Davis, la réflexion est radicale, contestable, édifiante
et stimulante. » SCIENCES HUMAINES
« Personnage inclassable
de la gauche américaine, l'auteur est parti explorer ces territoires surpeuplés
de laisser-pour-compte de l'industrialisation et de la croissance économique.
» LE FIGARO
« Chercheur indépendant, personnalité inclassable
de la gauche américaine, Mike Davis explore l'avenir de ce monde dans un ouvrage
à paraître ce mois-ci. » LE MONDE DIPLOMATIQUE
« Cet essai
vigoureux offre une vision critique sur les origines du sous-développement.
» GEO
« Véritable tournant, en 2007: la Terre comptera plus
d'urbains que de ruraux. Un milliard d'entre eux s'entassent dans des
bidonvilles. Les mégalopoles saturent. » LE JOURNAL DU
DIMANCHE
« Ce nouvel essai [...] pose des questions essentielles.
» LE MONDE DE L'ÉCONOMIE
« Pour Mike Davis, la situation est
désespérée, le monde urbain sera irrémédiablement coupé en deux: les quartiers
réservés aux riches et une périphérie innommable pour les pauvres, entre les
deux l'armée. » URBANISME
« Mike Davis, le plus militant des
sociologues américains, confronte Hollywood et lutte des classes, Californie et
tiers-monde, catastrophes naturelles et désastres sociaux. » BEAUX
ARTS
« Dans le pire des mondes possibles, Mike Davis propose
un effrayanttableau de la prolifération des zones urbaines dans les pays en voie
de développement. Un phénomène qui va de pair avec un accroissement exponentiel
de la misère. Des alternatives existent pourtant, grâce, notamment, à la
mobilisation des habitants de ces régions. » POLITIS
« Ce
chercheur indépendant (Mike Davis), personnage atypique de la gauche
américaine, observe avec inquiétude l'évolution galopante du phénomène.
» LE PROGRÈS
« Dans son nouvel ouvrage [...], le sociologue
américain Mike Davis s'attache au tour particulier et déplorable qu'a pris la
croissance urbaine dans les pays du Sud (Amérique latine, Asie, Afrique).
» LA QUINZAINE LITTÉRAIRE
« Le propos du livre est l'occasion
d'une vaste réflexion sur les origines de la pauvreté des habitants des
bidonvilles. » LES CLIONAUTES
« Mike Davis interroge les
conditions de cet incessant accroissement de la population urbaine à la
répartition très inégalitaire. » PAGE
« Dans Le pire des
mondes possibles, le chercheur américain Mike Davis explore les divers
aspects de cette urbanisation aux allures de cauchemar. » JEUNE AFRIQUE -
L'INTELLIGENT
« Dans ce nouveau livre, il (Mike Davis) observe une
autre forme d'illimitation et de démesure, celle des bidonvilles qui se
multiplient moins à la marge, que "dans" les mégacités elles-mêmes.
» ESPRIT
« Les bidonvilles du Sud, champs de bataille
cauchemardesques du XXIème siècle ? » LE VIF/L'EXPRESS
« De
Mexico à Nairobi, de Bombay à Lagos, l'auteur déploie la terrifiante palette de
la pauvreté urbaine du sud. » ALTERNATIVES ECONOMIQUES
« Les
références sont impressionnantes, l'appareil de notes, instructif... On a bien
du mal à reprocher quelque chose à ce livre, si ce n'est, peut être, sa volonté
d'en dire trop... » PARUTIONS.COM
« Tous les maux de la misère:
Mike Davis pioche dans tous les travaux universitaires sur le sujet,
généralement inconnus en France, pour démontrer que la situation s'aggrave. La
pauvreté / famine des campagnes laisse place à une barbarie urbaine dont l'Irak
ne nous donne pas les pires images... À lire pour construire des cours ou
secouer le voisin. » L'AUTRE ÉCOLE
« Cet ouvrage hors du
commun a pour sujet le développement exponentiel des mégalopoles du tiers
monde, qui comptent à ce jour près d'un demi milliard de personnes. Mike Davis
traite, comme à son habitude, d'un sujet actuel en y combinant des
références pluridisciplinaires qui donnent à son récit une envergure
particulière. [...] Le ton est caustique, le réflexion engagée, militante et
nous amène à prendre conscience par le concret des conditions de vie dans les
"slums", "favelas" ou "barrios" sud-américains et autres bidonvilles. [...]
À lire... Mouchoirs en papier de circonstance. » LE
SOCIOGRAPHE
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