
|
|
Ce livre marque une étape clef dans le projet que poursuit Bruno Latour : faire une anthropologie positive des sociétés occidentales. Il se compose de deux textes qui remettent en cause deux notions : celle de « croyance » et celle de « critique ». Le premier texte est le résultat d'un long stage dans la consultation d'ethnopsychiatrie du Centre Devereux, le second (inédit en français) est l'introduction au catalogue de l'exposition Iconoclash dont Bruno Latour a été le commissaire en 2002. Avec la notion de faitiche, Latour montre qu'il est possible de respecter les sciences sans avoir à les opposer aux délires de la subjectivité. Avec la notion d'iconoclash, il propose de suspendre le geste critique pour en étudier l'impact. Grâce à ces bricolages conceptuels, il devient possible de prendre pour objet d'étude deux des principales ressources que les modernes ont mis en oeuvre pour se distinguer des autres : la critique de la croyance et la croyance en la critique. Résultat : le monde ne se sépare plus entre ceux qui baigneraient dans de chaudes illusions et ceux qui ne connaîtraient que la froide raison. Avec ce mélange d'audace intellectuelle et d'humour qui en fait l'un des penseurs les plus connus au monde, Bruno Latour crée de nouveaux outils pour nous comprendre nous-mêmes et rouvrir la discussion avec les autres cultures.
| |
Collection : Les Empêcheurs de penser en rond
Parution : octobre 2009
|
|
Prix : 13,70 €
ISBN : 9782359250046
Dimensions : 125 * 190 mm
Façonnage : Broché
Nb de pages : 208
|
 | | Bruno Latour, philosophe et sociologue des sciences, est professeur à Sciences-Po Paris. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l’anthropologie du monde moderne. La plupart de ses ouvrages en français ont été publiés à La Découverte, dont Changer de société. Refaire de la sociologie (2006) et Petites Leçons de sociologie des sciences (2007). |
Avertissement Sur le culte des dieux faitiches Prologue I / Objets fées, objets-faits Comment les modernes fabriquent des fétiches chez ceux avec qui ils entrent en contact Comment les modernes parviennent à construire chez eux des fétiches Comment les modernes s'efforcent de distinguer les faits et les fétiches, sans y parvenir pour autant Comment faits et fétiches mélangent leurs vertus, même chez les modernes Comment le savoir-faire des « faitiches » échappe à la théorie Comment dresser le portrait d'un antifétichiste Comment dessiner les faitiches clivés des modernes II / Trans-frayeurs Comment se procurer, grâce aux migrants de banlieue, des divinités de contrebande Comment se passer de l'intériorité et de l'extériorité Comment dresser le « cahier des charges » des divinités Comment transférer les frayeurs Comment comprendre une action « dépassée par les événements » Conclusion Iconoclash Pourquoi les images engendrent-elles autant de passion ? Une exposition sur l'iconoclasme Religion, science et art : trois différents modèles de fabrique de l'image Quels objets sélectionner ? Une classification des gestes iconoclastes Au-delà de la guerre de l'image : la cascade des images Annexe : table des matières du catalogue.
« Je viens d’apprendre que le nouveau livre de Bruno Latour, celui dont je parlais il y a quelques jours sort en librairie en France le 15 octobre. C’est un évènement.Je ne sais plus par quel cheminement il m’est arrivé, bref, je vous livre ici à nouveau des passages, ceux qui en les détournant très légèrement de leur sujet initial, en les reliant à la thématique du phénomène extraterrestre, prennent un objectif différent. C’est justement dans ce léger décalage à effectuer sur ses textes, que la pensée de Bruno Latour prend toute son ampleur. » Les recherches de Kroïne
« Il faut se jeter sur le récent essai de Bruno Latour, Sur le culte des dieux faitiches, qui analyse précisément notre relation trouble à l'image, entre tentation iconoclaste et fascination; le philosophe français nommant "iconoclach" ce moment ambigu: l'iconoclash est une destruction constructive, toute idole brisée aboutissant à la création d'une multiplicité d'autres. Mettant sur le même plan les représentations religieuses, scientifiques et artistiques, un Latour faussement naïf pose une question qui jette sur les affaires précitées une lumière aveuglante: "Si les images sont si dangereuses, pourquoi en avons-nous autant ?" » BEAUX ARTS MAGAZINE
PRESSE
|
|