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Les institutions politiques des régimes démocratiques contemporains (Parlements, gouvernements, présidents, partis politiques, etc.) ont un pouvoir normatif à nul autre pareil qui leur permet de classer, d'organiser et même d'officialiser l'existence des groupes sociaux et leurs différentes activités. Leur étude aide à mieux comprendre le fonctionnement des sociétés contemporaines.
Celles-ci soulève cependant un certain nombre de questions. Si, en effet, les institutions politiques sont créées en vue d'établir une coopération stable et pacifique entre des acteurs qui défendent des intérêts contradictoires, comment expliquer le changement ? Comment comprendre la distribution inégale du pouvoir dans nos sociétés ? Quel pouvoir les institutions politiques peuvent-elles bien avoir sur ceux qui les incarnent ? À ces questions, les sciences sociales n'apportent pas de réponse unanime. Mais le développement de l'analyse institutionnelle en France et outre Atlantique depuis une vingtaine d'années permet de faire une synthèse des connaissances sur cet objet.
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Collection : Repères n°602
Parution : juin 2012
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Prix : 10 €
ISBN : 9782707158611
Dimensions : 120 * 190 mm
Nb de pages : 128
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Delphine Dulong enseigne la science politique à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne où elle dirige le CRPS-CESSP. Elle est notamment l’auteure de Moderniser la politique. Aux origines de la Ve République (L’Harmattan, 1997) et de La Construction du champ politique (PUR, 2010).
Introduction
I / Le renouveau de l'analyse institutionnelle L'« ancien » institutionnalisme
Les institutionnalismes contemporains II / L'institution du politique : genèses et changements de régimes Des configurations politiques originelles aux processus de définition des institutions Les institutions politiques ne sont pas des arènes neutres - Un processus que personne nemaîtrise Les différentes temporalités du changement institutionnel Le temps court du changement - Le temps long du changement - Derrière la « façade », le changement perpétuel III / L'institution en représentations La légitimation des institutions
Les registres de mise en forme symbolique des institutions politiques Le registre de la continuité - Le registre légal - Le registre du sacré IV / L'incorporation des institutions L'« emprise » de l'institution Les débats sur les ressorts de l'obéissance - La complexité des rapports à l'institution Les variables de l'emprise institutionnelle L'histoire immédiate - L'histoire incorporée - L'histoire faite chose V / Les effets politiques et sociaux des institutions politiques Les institutions fondent l'action politique Un stock de ressources qui objectivent l'exercice du pouvoir - Un stock public de connaissances qui facilite la coordination de l'action Les institutions délimitent l'espace du possible
Les institutions politiques objectivent l'ordre social Conclusion
Repères bibliographiques.
Les institutions font l'objet d'un engouement certain de la part des chercheurs en sciences économiques et sociales depuis une vingtaine d'années. Un foisonnement qui, comme souvent, n'est pas sans entraîner un certain nombre de confusions. D'où l'intérêt de cette synthèse qui, comme son auteure, politiste, prend soin de le préciser, ne prétend pas à l'exhaustivité. En se focalisant sur les institutions formellement reconnues par les structures d'Etat, elle met en évidence un certain nombre de propriétés et d'effets de ces dernières. Loin d'être les lieux neutres et atemporels qu'elles s'efforcent de paraître, ces institutions contribuent en effet à délimiter l'espace du pensable en même temps qu'elles légitiment l'ordre établi. D'où la nécessité de les étudier, et ce en combinant les perspectives plutôt qu'en se cantonnant à l'une d'entre elles, comme l'utilitarisme ou le fonctionnalisme. 01/09/2012 - Igor Martinache - Alternatives Economiques
A SOCIOLOGY OF POLITICAL INSTITUTIONS
The political institutions of contemporary democratic regimes (Parliaments, Governments, Presidencies, political parties, etc.) are not ordinary organizations and institutions. Protected by special revision procedures, they have extraordinary normative power that allows them to classify, to appoint and organize all activities and social groups, while establishing hierarchies, setting priorities, etc.
Their study also raises a number of questions. How can these institutions have such power over individuals while they are only a product of their activity? If they are immutable frameworks of action, how does one explain political and institutional change? To what extent do they contribute to pacifying social relations considering their recruitment is particularly elitist? Delphine Dulong lectures in political science at the University Paris-I-Panthéon-Sorbonne where she directs the CRPS-CESSP. She is the author of Moderniser la politique. Aux origines de la Ve République (L'Harmattan, 1997) and La Construction du champ politique (PUR, 2010).
Contact : d.ribouchon@editionsladecouverte.com
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