Sociologie des cadres

Paul BOUFFARTIGUE, Charles GADÉA

Depuis les années quatre-vingt-dix, il est question de " banalisation ", de " précarisation " et de " crise de confiance " des cadres. La société française est-elle en train de se défaire de cette catégorie sociale originale, construite avec succès des années trente aux années soixante-dix ? Assiste-t-on à la fin du compromis social qui unissaient les cadres aux directions d'entreprise ? Ce livre relance le regard sociologique sur ce groupe social, après une quinzaine d'années de désintérêt, en le focalisant sur les cadres d'entreprise. Il fait le point sur les grandes évolutions de l'emploi des cadres, de leurs caractéristiques sociales et de leurs modes de vie. Il interroge le devenir des voies d'accès au statut cadre en cours de vie active. Il traite des grandes dimensions d'une déstabilisation - du chômage aux comportements syndicaux en passant par le travail et les carrières - dont les implications demeurent incertaines : allons-nous vers l'éclatement, voire la disparition des cadres comme catégorie distincte au sein du salariat ?

Version papier : 10 €
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Détails techniques
Collection : Repères n°290
Parution : avril 2000
ISBN : 9782707131799
Nb de pages : 128
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : Broché

Paul BOUFFARTIGUE

Paul Bouffartigue est sociologue, chargé de recherches au CNRS,il travaille au LEST à Aix-en-Provence et dirige le Groupe de recherche (GDR) " Cadres, dynamiques, représentations, entreprises et sociétés ". Il a notamment publié Sociologie des cadres (avec Charles Gadea, La Découverte, 2000) et Cadres, la fin d'un modèle social (La Dispute, 2001).

Charles GADÉA

Charles Gadéa est chercheur associé au Centre Maurice-Halbwachs, membre de l’équipe PRO (Professions, organisations, réseaux). Il a notamment publié La Promotion sociale en France (en collaboration avec Claude Dubar, Presses universitaires du Septentrion, 1999).

Table des matières

Introduction - I. Genèse et affirmation d'un groupe social - 1. Une catégorie bien française - Le rôle des professionnels dans le monde anglo-saxon - Le rôle des \" employés \" en Allemagne - Le rôle du corporatisme d'entreprise au Japon - 2. Racines anciennes, \" invention \", et \" montée \" récentes - Des corps d'état à la direction des entreprises - Le tournant des années trente - La montée des cadres - 3. Les sociologie des cadres - Influences américaines - Cadres et classes sociales : le débat français - Une sociologie des professions qui ne prend plus les cadres comme objet - Les cadres comme salariés de confiance - II. Sociographie d'un groupe en croissance - 1. Un croquis d'ensemble - 2. Les progrès de la féminisation - Le rôle moteur de la scolarisation - Une poussée généralisée, mais différenciée - Des carrières moins valorisantes - Une féminité pas toujours neutralisée - 3. Les voies de reproduction du groupe - Formation initiale et hérédité sociale - Destinées des enfants de cadres - Les diplômes de l'enseignement supérieur ne garantissent plus l'accès au groupe - Formation continue et promotion sociale - Cadres et professions intermédiaires : une frontière à géométrie variable - 4. Mode de vie, revenus et consommation - Plus d'un tiers des cadres vivent en Île de France - La dissymétrie sociale des ménages de cadres - Une grande dispersion des rémunérations - Des pratiques spécifiques de consommation ? - Moyennisation ou maintien des inégalités ? - III. Le temps des déstabilisations - 1. Travail et temps de travail : la fin d'une époque - Un travail lui aussi divisé et coordonné - Activité prescrite et activité effective - Des tendances à transversalité - Le temps de travail - 2. Des carrières plus incertaines - Le chômage - Des carrières ralenties - 3. Des orientations syndicales et politiques banalisées ? - L'érosion d'un syndicalisme catégoriel - Des attitudes politiques qui se banalisent ? - Conclusion - Bibliographie.