Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République du monde, apparemment semblable à des dizaines d’autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l’un des pays le plus riches du monde. Aujourd’hui, Nauru est un État en ruine, une île littéralement dévastée. C’est le récit de cet incroyable effondrement qu’a entrepris Luc Folliet. Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce « cadeau de Dieu », dont l’exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter. Au début des années 1990, le phosphate s’épuise. Alors, l’île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques off-shore choisissent de s’installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n’y fait, Nauru devient l’un des États les plus pauvres au monde et loue sa terre à l’Australie voisine qui peut y « exporter » ses camps d’internement de réfugiés. On envisage même alors l’abandon de l’île et l’exil de ses habitants... Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l’histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.
Collection : Cahiers libres Parution : juin 2009 Nb de pages : 154
Prix : 12 € ISBN : 9782707158161 Dimensions : 125 * 190 mm Façonnage : Broché
Luc Folliet est journaliste indépendant et documentariste.
Avant-propos Prologue Chapitre 1 à chapitre 9 Conclusion Remerciements.
« Luc Folliet, l’auteur de Nauru, l’île dévastée, aux éditions La découverte dans la collection Cahiers libres, s’est rendu sur cette île, a interrogé les habitants, a reconstitué son histoire, a mené l’enquête. Le résultant : un livre documentaire et fouillé sur ce qui pourrait bien être l’exemple à ne pas suivre. D’emblée, Luc Folliet, par le sous-titre un tantinet provocateur mais parfaitement justifié, nous « met au parfum» : Comment la civilisation capitaliste a anéanti le plus riche pays du monde. » L'Ecologithèque
« Dans un large consensus, le jury, composé d’une trentaine d’étudiants en journalisme issus des 12 écoles reconnues par la profession, a récompensé le long travail d’enquête de Luc Folliet sur l’île de Nauru, lors de la soirée des Assises, organisée au musée d’art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg. Dans son ouvrage, le journaliste retrace l’histoire de ce minuscule îlot perdu dans le Pacifique, un temps pays le plus riche au monde grâce à l’extraction de son phosphate, avant de devenir une république ruinée, soumis aux paradis fiscaux et monnayant son territoire pour quelques dollars australiens. Une histoire incroyable, qui ressemble à s’y méprendre à une fable mais qui existe bel et bien. » Réinventer le journalisme
« Le prix du Premier livre de reportage et d’investigation a été décerné à Luc Folliet, auteur de Nauru, l’île dévastée. Le coup de cœur est unanime parmi les étudiants, qui ont lu ce livre « comme un roman ». » AIDJ
« L'ouvrage ne se contente pas de partir à la découverte d'un territoire lointain. Mais il raconte l'échec d'un système économique, mal appliqué et qui conduit par l'exploitation outrancière d'une seule ressource à une faillite certaine. Une leçon à méditer en pleine crise économique car Nauru, un jour même appelé "Naurutopia", est aussi un centre de globalisation. L'île fut tout à tour un enjeu pour la Grande-Bretagne, l'Australie, l'Allemagne, le Japon, les États-Unis. "Un laboratoire à ciel ouvert", résume l'auteur. » LES ECHOS
« Le sous-titre sent son actualité: Comment la civilisation capitaliste a anéanti le pays le plus riche du monde. A vrai dire, oeuvre documentée d'un journaliste indépendant, le bouquin a la valeur éternelle d'un conte philosophique: comment en effet, par folie des grandeurs, gabegie politique, dinguerie de la consommation, ce "pays"-là - un îlot perdu du Pacifique, Nauru, prononcez "Naourou", 21 km2, soit dix fois Monaco - a dilapidé sa prodigieuse cassette, s'est ensuite vendu sans vergogne aux plus offrants pour maintenir son exceptionnel niveau de vie, puis a sombré lamentablement, avant de tenter aujourd'hui, en serrant les paréos, une relance bienvenue mais délicate. Une histoire un peu connue, mais qui mérite d'être détaillée. » LE CANARD ENCHAÎNÉ
« Le journaliste Luc Folliet retrace l'histoire emblématique d'un développement économique accéléré d'un pays et de son effondrement spectaculaire. [...] Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques: si nous ne voulons pas que l'histoire de Nauru raconte aussi notre histoire, il faut agir très vite ! » L'ECOLOGISTE
« Dans Nauru, l'île dévastée, Luc Folliet raconte comment une île du Pacifique est passée d'une richesse digne d'un Emirat à la ruine totale. Un livre très intéressant qui fait penser à bien des égards à la Polynésie française. » LES NOUVELLES DE TAHITI
NAURU, THE WRECKED ISLAND
How Capitalist Civilisation ruined the richest country on earth
The Pacific Island of Nauru is the world's smallest Republic. In the 1970-1980's it was one of the wealthiest nations on earth thanks to the intensive mining of Phosphate. Nowadays Nauru is an ecological disaster where money laundering and political instability are rampant. Nauru has the world's highest level of type 2 diabetes and life expectancy there is plummeting. Nauru is an edifying parable of how the prosperity dream can turn into a nightmare in the course of a few years.
Luc Folliet is a free-lance journalist and documentary maker.