Mondialisation et compétition
Pourquoi certains pays émergents réussissent et d’autres non

Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA

Dans la mondialisation contemporaine, où la compétition entre États-nations est sévère, pourquoi certains pays à revenu moyen décollent-ils alors que les autres stagnent ? Dans ce livre original, Luiz Carlos Bresser-Pereira montre que les premiers ? en particulier les pays asiatiques ? ont développé une stratégie de développement nationale (que l’auteur qualifie de « nouveau développementisme »), alors que les seconds tentaient d’appliquer les recettes du « consensus de Washington ».
Dans l’optique du nouveau développementisme, explique l’auteur, l’équilibre macroéconomique, et notamment la préservation d’un taux de change compétitif, est essentiel. Pourtant, on observe dans la plupart des pays latino-américains une tendance à la surévaluation du taux de change, due en partie à des causes structurelles (dont la « maladie hollandaise ») et en partie à des politiques économiques inadaptées, comme l’appel à l’épargne externe. Dès lors, l’auteur préconise que les pays émergents rejettent l’ouverture financière, tablent sur l’épargne interne et s’efforcent de neutraliser la « maladie hollandaise », afin d’obtenir un taux de change compétitif permettant une stratégie de croissance extravertie.
Alors que l’hégémonie idéologique étasunienne ne semble plus pouvoir s’exercer comme dans les années 1990 et au vu des trajectoires exemplaires des États asiatiques, sans doute les autres pays émergents, notamment d’Amérique latine, peuvent-ils retrouver de nouvelles marges de manœuvre pour renouer avec la croissance.

Version papier : 24,50 €
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Détails techniques
Traduit de l'Anglais par Yann GUILLAUD
Collection : Textes à l'appui / Économie
Parution : février 2009
ISBN : 9782707156181
Nb de pages : 204
Dimensions : 135 * 220 mm
Façonnage : Broché

Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA

Luiz Carlos Bresser-Pereira est professeur émérite d’économie à la Fondation Getulio Vargas (Brésil) et donne régulièrement des cours à l’École de hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris). Il a été ministre des Finances sous la présidence de José Sarney (1987) et ministre de l’Administration fédérale et de la Réforme de l’État et ministre de la Science et de la Technologie sous la présidence de Fernando Henrique Cardoso (1995-1999).

Extraits presse

« Pourquoi certains pays émergents réussissent et d'autres non ? Cet essai tente de répondre à cette question, qui en est aussi le sous-titre. Son originalité tient à ce qu'il est écrit par un ancien ministre des finances du Brésil, sous la présidence Sarney (1987), également ministre en charge de la réforme de l'État, sous la présidence Cardoso (1995-1999). Sa réflexion est d'autant plus intéressante que le Brésil a expérimenté, depuis vingt ans, une grande variété de politiques économiques, qui autorise d'en faire le bilan. »
LE MONDE ÉCONOMIE

« Dans la mondialisation contemporaine, où la compétition entre les États-nations est sévère, pourquoi certains pays à revenu moyen décollent alors que d'autres stagnent ? C'est la question que pose Luiz Carlos Bresser-Pereira, ancien ministre des Finances du Brésil, dans un ouvrage où il met en parallèle deux stratégies de développement. D'un côté, il y a les pays qui ont collé, en particulier les pays asiatiques, en s'appuyant sur une stratégie de développement national que l'auteur qualifie de "nouveau développementisme". Cette recette s'appuie sur l'épargne interne, une politique budgétaire restrictive, des taux d'intérêt modérés et un taux de change compétitif permettant une stratégie de croissance extravertie. Ce sont des pays qui ont rejeté la mondialisation financière, tout en participant à la mondialisation commerciale. Les pays a revenus moyens qui végètent ont pour leur part tenté d'appliquer les recettes du "consensus de Washington", basé sur l'épargne externe, l'ouverture financière, des taux d'intérêts élevés et un taux de change surévalué pour combattre l'inflation. Parmi les pays sud-américains, seule l'Argentine a adopté une stratégie proche du nouveau développementisme, un choix dicté par les enseignements de la crise que ce pays a traversé en 2001. C'est une sorte de troisième voie que propose Bresser-Pereira, puisqu'il renvoie dosà dos, les tenants de l'idéologie néolibérale d'une part et la gauche altermondialiste d'autre part, qui considère la mondialisation comme l'obstacle majeur à la croissance économique. »
L'ÉCHO

« Pourquoi certains pays émergents réussissent-ils et d'autres non ? Très stimulante réflexion sur l'un des "mystères" de l'économie actuelle. »
L'EXPANSION

« Dans cet ouvrage sous-titré Pourquoi certains pays émergents réussissent et pas d'autres, l'ancien ministre des Finances du Brésil, sous la présidence de Sarney, approfondit la critique du fameux "consensus de Washington (la médecine infligée par le FMI aux pays émergents) en montrant comment les dragons asiatiques ont réussi leur rattrapage en se préservant du vampirisme des rentiers occidentaux. Au moment où les économies se renationalisent et les Etats reviennent au premier plan, un éclairage utile de cette nouvelle troisième voie pour qui ne se laissera pas rebuter par les détours théoriques. »
ENJEUX - LES ÉCHOS

« Il s'agit d'un livre important, on peut ne pas être d'accord avec tel ou tel point, mais là n'est pas le plus important. le plus important est qu'il rompt avec le main stream, ce que Bresser-Pereira nomme l'orthodoxie conventionnelle, propose un nouveau développementisme qui ne soit pas la pâle copie de l'ancien développementisme avec un objectif: que l'Amérique latine n'accentue le regard déjà pris face hier aux tigres asiatiques, aujourd'hui à la Chine et déjà demain à l'Inde. Un livre à lire. »
REVUE TIERS-MONDE

PRESSE

 

Table des matières

Préface : Du « consensus de Washington » à la « proposition de São Paulo » ?,par Robert Boyer - Une réflexion générale venue d’Amérique latine - Le continent latino-américain aux avant-postes de la recherche d’une nouvelle stratégie de développement - Le triptyque de la nouvelle politique économique - Une proposition qui vient à point nommé - Un plan sans doute nécessaire mais peut-être pas suffisant - Les conditions politiques d’une telle stratégie - Introduction - 1. État-nation, mondialisation et rattrapage - Le stade actuel du capitalisme Mondialisme - Le rôle stratégique de l’État-nation - Le déclin néolibéral - Mondialisation et rattrapage - Mondialisation commerciale et financière - 2. La stratégie nationale de développement, une institution-clé - Qu’est-ce qu’une stratégie nationale ? - Caractéristiques du côté de l’offre et de la demande - Nécessité d’une approche pragmatique - 3. Nouveau développementisme et orthodoxie conventionnelle - L’ancien développementisme en crise - Le « troisième discours » - La nécessaire évolution du développementisme - L’État, pomme de discorde entre le nouveau développementisme et l’orthodoxie conventionnelle -Comparaison empirique - 4. La tendance à la surévaluation du taux de change - Taux de change et croissance - Neutraliser la tendance à la surévaluation - 5. La « maladie hollandaise » - Le concept restreint - Un problème économique ou politique ? - Les deux taux de change d’équilibre - Enjeux et modalités de la neutralisation - Les symptômes - Les divers stades de la maladie - Le concept étendu - Quels dommages ? - En résumé - 6. L’épargne externe, par Luiz Carlos Bresser-Pereira et Paulo Gala - Substitution de l’épargne locale par l’épargne étrangère - Taux de change, salaires et profits - La substitution de l’épargne interne par l’externe - Le cas brésilien des années 1990 - Conclusion - Références bibliographiques.

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