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D’où viennent les idéaux républicains et que signifient-ils précisément ? La république (du latin res publica : la « chose publique»), qui réapparaît en Europe avec la Renaissance, incarne la liberté politique contre l’arbitraire : ses grands thèmes sont le primat de l’intérêt commun sur les intérêts particuliers, le gouvernement des lois, la vertu civique. On présente ici comment ces idées ont été reprises, de Machiavel et Rousseau jusqu’aux théoriciens de la IIIe République, qui ont élaboré un modèle républicain irréductible au libéralisme et au socialisme. L'idée républicaine est aujourd’hui au centre de nouvelles interrogations, aussi bien en France que dans le monde anglophone. Quelles réponses le républicanisme peut-il apporter aux difficultés des sociétés démocratiques, marquées par la montée de l’exclusion et la crise du lien social et politique ? Doit-il se transformer dans le contexte actuel de la globalisation, caractérisé par un affaiblissement des États-nations et la montée du multiculturalisme ? À partir d’une analyse des principales théories politiques contemporaines (Rawls, Skinner, Pettit, Habermas ou encore Taylor), l’ouvrage dégage la logique des positions en présence sur le sens et l’avenir de l’idée républicaine.
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Collection : Repères n°399
Parution : octobre 2004
Nb de pages : 128
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Prix : 9,50 €
ISBN : 9782707139092
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : Broché
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 | | Serge Audier, ancien élève de l’ENS-Ulm, agrégé et docteur en philosophie, est maître de conférences à l’université Paris-IV-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France. Il a notamment publié Les Théories de la république (La Découverte, « Repères », 2004), Henry Michel : l’individu et l’État (Corpus, n° 48, 2005 (dir.)), Machiavel. Conflit et liberté (Vrin, 2005), Le Socialisme libéral, La Découverte, 2006, Léon Bourgeois. Fonder la solidarité, Michalon, 2007 et Le Colloque Lippman. Aux origines du néo-libéralisme (Le Bord de l'eau, 2008). |
Introduction : le retour du républicanisme - I / Aux sources du républicanisme : les idéaux antiques et leurs reformulations à la Renaissance - Genèse de l’idée de res publica - Aristote : la cité, communauté de citoyens - Cicéron : la république comme « chose du peuple » - La reformulation des idéaux républicains à la Renaissance - L’humanisme florentin et la promotion de la « vita activa » - Le républicanisme conflictuel de Machiavel : une rupture historique - II / La consolidation du paradigme républicain : les postérités de Machiavel - Le républicanisme britannique : un retour à Machiavel ? - Le libéralisme de Montesquieu et l’héritage républicain - Rousseau : un républicanisme contractualiste - L’idéal républicain de la vertu et de la liberté par la loi - La fondation contractualiste de la République - De la Révolution américaine à la Révolution française : Paine et Condorcet - III / Libéralisme, socialisme, nationalités : la redéfinition de l’idée républicaine au XIXe siècle - Libéralisme et républicanisme : le cas Tocqueville - Socialisme républicain et mouvement des nationalités - Le socialisme démocratique, républicain et associationniste de Leroux - Républicanisme et mouvement des nationalités : Mazzini - La synthèse républicaine française : par-delà le clivage libéralisme/républicanisme ? - Socialisme et République : le solidarisme - La synthèse solidariste de Léon Bourgeois - IV / Le renouveau républicain - Le primat de la « vita activa » : Arendt, penseur républicain ? - Le néorépublicanisme : une alternative au libéralisme ? - Le modèle de l’« animal politique » selon Pocock - Le républicanisme « instrumental » de Skinner - Le patriotisme républicain comme antinationalisme (Viroli) - Républicanisme et libéralisme : vers une troisième voie libérale-républicaine ? - La démocratie délibérative de Habermas : dépasser le clivage républicanisme/libéralisme - Rawls et l’interprétation libérale du républicanisme - Socialisme associatif et républicanisme (Walzer) - Peut-on concilier républicanisme et multiculturalisme ? - La critique du républicanisme au nom de la « politique de la différence » (Young) - Un républicanisme ouvert au multiculturalisme est-il possible (Taylor) ? - Conclusion : quel républicanisme ? - Repères bibliographiques.
« Ce petit livre dense, précis, documenté, expose les théories républicaines
de la Renaissance à nos jours, sans jamais sacrifier à la vulgate. Le pari était
audacieux. Grâce à une maîtrise parfaire des clivages doctrinaux les plus fins
et à une connaissance approfondie des textes, tant italiens que français,
britanniques et américains, l'auteur circule avec aisance dans le dédale des
conceptions républicaines pour nous donner une vision à la fois globale et
subtile des grandes orientations politiques de l'âge moderne, axées sur le "bien
public". » PARUTIONS.COM
« Qu'elles portent sur Cicéron, sur Machiavel et l'héritage machiavélien à
l'âge classique, sur Rousseau, sur la pensée révolutionnaire française et
américaine, sur les évolutions du XIXe siècle [...], les analyses de l'ouvrage
insistent plutôt sur la diversité de ce courant, prêtant aux historiens
classiques du républicanisme une tendance à l'unification précipitée. Ce travail
[est] excellement informé, toujours clair et précis, toujours juste et
ferme dans ses formulations. » REVUE
PHILOSOPHIQUE
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