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Comment former ces adultes que sont les syndicalistes ? Rolande Trempé et Marie-Noëlle Thibault avaient répondu en historiennes à cette question dans notre n°100. C'est aujourd'hui tout un numéro spécial pluridisciplinaire qui traite des trois âges de la formation syndicale en France.
L'âge de l'éducation ouvrière dure du XIXe siècle aux années 1950. Puis le terme de formation syndicale s'impose pour délimiter un domaine spécifique, l'enseignement du syndicalisme, distinct des autres activités syndicales et des autres pratiques éducatives. Il combine une offre de savoirs élaborés par les organisations et une demande des militants, l'une et l'autre encadrées par les grandes centrales. Depuis le début des années 1980, en un temps d'élévation de la qualification des responsables, de renouvellement générationnel, mais aussi de baisse d'effectifs, de transformation de la société et de mondialisation de l'économie, la formation syndicale s'éloigne de la philosophie de l'éducation populaire et réduit la fonction d'élaboration politique globale pour tenter de diffuser les droits des salariés, de retrouver une cohésion et de gérer les parcours des permanents. Partout les modèles de formation centralisés rencontrent difficultés et critiques, mais les oppositions internes peinent à leur trouver une alternative. À travers la diversité des organisations (CGT, CFDT-CFDT, FEN, FO, CGC) et des temps forts de l'histoire sociale de la France, la question est posée des contenus et des fonctions de la culture syndicale, entre conceptions des enseignants et des intellectuels des partis politiques et de l'État, et aspirations des femmes et des hommes, salariés ou chômeurs, qui s'engagent.
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Collection : Revue Le Mouvement social n°235
Parution : juin 2011
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Prix : 18,30 €
ISBN : 9782707169013
Dimensions : 155 * 235 mm
Façonnage : Broché
Nb de pages : 208
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Revue trimestrielle fondée par Jean Maitron en 1960, puis dirigée de 1971 à 1982 par Madeleine Rebérioux, Le Mouvement social est publié par l’association du même nom, avec le concours du CNRS et avec la collaboration du Centre d’histoire sociale du XXe siècle (ex-Centre de recherche historique des mouvements sociaux et du syndicalisme de l’université Paris-I-CRHMSS), et diffusé avec le concours du Centre national du livre. Le Mouvement Social rend compte des développements récents de l’histoire sociale : à l’histoire des engagements collectifs et des organisations professionnelles, qui constituait à l’origine sa raison d’être et qui demeure l’un de ses principaux centres d’intérêt, s’ajoutent d’autres approches d’histoire sociale et d’autres champs d’étude : l’histoire du travail et de l’économie, l’histoire sociale du politique et de l’État, l’histoire culturelle et des imaginaires sociaux, celle des rapports de genre, celle, aussi, de l’immigration et de toutes les formes de mobilité. La revue embrasse l’époque contemporaine dans toute son ampleur, des premières années du XIXe siècle au début du XXIe siècle.
Dossier : Les frontières de la formation syndicale,coordonné par Nathalie Ethuin, Yasmine Siblot et Karel Yon Les mutations de l'éducation syndicale : de l'établissement des frontières aux mises en dispositif, par Nathalie Ethuin et Karel Yonµ Les Bourses du travail : entre éducation politique et formation professionnelle (1895-1914), par David Hamelin Entre éducation populaire et propagande syndicale : les cours radiophoniques de la CGT sous le Front Populaire, par Morgan Poggioli Du cursus d'éducation syndicale aux parcours de formation des militants à la CGT (années 1950-2000), par Nathalie Ethuin et Yasmine Siblot De la fabrique des libres-penseurs à l'administration des dévouements : Force ouvrière et la mise en cursus de la formation syndicale (1948-1971), par Paula Cristofalo et Karel Yon Du « perfectionnement » professionnel à la « performance » de l'action syndicale. Formations et expertise à la CFE-CGC, par Corinne Delmas La formation des responsables à la CFTC-CFDT : de la « promotion collective » à la sécurisation des parcours militants (1950-2010), par Cécile Guillaume Le fétichisme de la formation et les enjeux politiques d'un dispositif centralisé. Le cas du Centre fédéral de formation de la FEN (1976-1982), par Guy Brucy À l'école de la dissidence : les usages de la formation par l'opposition CFDT, par Sophie Béroud La recension des archives de la formation syndicale française : des pistes de recherches renouvelées, par David Hamelin Notes de lecture . Histoire de l'éducation Former les hommes et les citoyens. Les réformateurs sociaux et l'éducation, 1830-1880, de A. Bataille et M. Cordillot, par J. Girault La Presse d'éducation et d'enseignement 1941-1990, de P. Caspard-Karydis et alii, par id. . Les modèles nationaux à l'épreuve L'impôt en France aux XIXe et XXe siècles, de M. Lévy-Leboyer et alii, par N. Delalande La crise du modèle social américain, de C. Sauviat et L. Lizé, par M. Debouzy L'entreprise en restructuration, de C. Didry et alii, par M. Tracol Deux siècles d'assurance mutuelle. Le groupe Azur, de P. Martin, par H. Joly . Communismes d'Europe et d'Asie Des hommes d'influences : les ambassadeurs de Staline en Europe 1930-1939, de S. Dullin, par S. Boulouque Datcha blues. Existences ordinaires et dictature en Biélorussie, de R. Hervouet, par A. Goujon Vie quotidienne et pouvoir sous le communisme, par N. Ragaru et alii, de M. Plessz Clubs politiques et perestroïka en Russie, de C. Sigman, par F. Daucé La dernière révolution de Mao, de R. Macfarquhar et M. Schoenhals, par A. Roux Rapports de genre, rapports de classe. Itinéraires de femmes et rapports de genre dans la Suisse de la Belle Epoque, de M. Pavillon, par M. Cross Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classes, rapports de sexes, de R. Pfefferkorn, par C. Chevandier Informations et initiatives Résumés Livres reçus À nos lectrices et à nos lecteurs.
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