La révolte des pendus

B. TRAVEN

Dans ce roman, considéré par beaucoup comme le chef-d’œuvre de B. Traven, on retrouve ses sujets de prédilection : l’homme confronté à l’esclavage et à l’exploitation, la recherche de la dignité perdue. Dans les années 1920 au Mexique, Candido Castro, Indien tsotsil du Chiapas, va ainsi devenir l’un des héros de la révolte contre les Espagnols, les Ladinos, les maîtres tout-puissants qui exploitent les forêts pour leur seul profit, sans jamais compter les morts parmi les Indiens réduits en esclavage et pendus toute une nuit par les quatre membres lorsqu’ils n’ont pas abattu les trois ou quatre tonnes d’arbres quotidiennes…

Version papier : 12,50 €
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Détails techniques
Traduit de l'Anglais par A. LEHMAN
Collection : La Découverte Poche / Littérature et voyages n°317
Parution : février 2010
ISBN : 9782707159557
Nb de pages : 308
Dimensions : 125 * 190 mm
Façonnage : Broché

B. TRAVEN

B. Traven serait le pseudonyme de Ret Marut, né à Chicago le 5 mars 1890 de parents suédois, ou bien encore de Otto Max Feige, né le 23 février 1882 à Schwiebus (ville à l’époque allemande et aujourd’hui polonaise)… Il passe sa jeunesse en Allemagne, où il commence très tôt à écrire des textes anarchistes. En 1918, après l’échec de la République des conseils, il est contraint de quitter son pays. Il refait surface dans une prison anglaise, mène une vie d’errance à travers l’Europe, puis s’installe définitivement au Mexique, alors en pleine révolution. Connu surtout pour Le Vaisseau des morts et Le Trésor de la Sierra Madre (porté à l’écran par John Huston en 1947), il consacrera plusieurs livres aux Indiens du Chiapas, parmi lesquels Indios, La Charrette ou encore La Révoltedes pendus. Il meurt à Mexico le 26 mars 1969.

Table des matières

C'est de la littérature \"engagée\", ah ça oui, mais sans niaiserie, sans gommage des contradictions, sans mensonge, sans petits arrangements. Et c'est bouleversant. »
LA QUINZAINE LITTÉRAIRE

« La révolte des pendus pose de manière vivante le problème de la violence révolutionnaire, réponse à la sauvagerie de l'oppression dans un premier temps, nécessité d'affronter et de renverser le pouvoir de l'État dans un deuxième temps, pour empêcher le rétablissement des propriétaires. [...] tout est bon à lire de Traven. Humanité et révolte à fleur de peau, il ne juge pas, il dit simplement ce qui est. »
ROUGE

« Si B. Traven ne dissimule en rien ici ses préférences politiques et son dégoût des propriétaires, il dépeint surtout la vie atroce des Indiens à la veille de la révolution, ainsi que le racisme et le mépris dont font preuve les propriétaires terriens. [...] Si B. Traven demeure un personnage évanescent, il est agréable de lire ici des détails sur sa vie, connus de tous au Mexique, mais trop fréquemment laissés de côté en France, pour donner à l'auteur une aura de mystère artificielle. Pour tous ceux qu'intéressent la littérature et le Mexique, un texte indispensable. »
BULLETIN CRITIQUE DU LIVRE EN FRANÇAIS