La gauche est morte, vive la gauche !

REVUE MOUVEMENTS

Les numéros que Mouvements a consacrés à la gauche, chaque année d'élection présidentielle et législative depuis sa création en 1998, s'inscrivaient dans le projet fondateur de la revue : contribuer à la construction d'alliances politiques en vue de la victoire électorale d'une « gauche plurielle ».
Mais aujourd'hui les partis de gauche, désencastrés des mondes populaires qu'ils prétendent représenter, polarisés par le système électoral de la Ve République, sont incapables d'offrir une traduction politique aux mobilisations, luttes et initiatives apparues ces dernières années, qui dessinent de nouveaux clivages. La politique néolibérale et sécuritaire du Parti socialiste et de ses alliés depuis 2012 l’a montré : l’alternative ne viendra pas de la gauche partidaire. Ce dossier de Mouvements dresse le constat de ces impasses et revient sur les recompositions du champ partisan de gauche à l'œuvre en Europe et en Amérique, pour appeler à l’émergence d’un nouveau projet émancipateur articulant classe, genre et race.

Version papier : 15 €
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Détails techniques
Collection : Revue Mouvements (DEC.) n°89
Parution : mars 2017
ISBN : 9782707194527
Nb de pages : 176
Dimensions : 160 * 240 mm

REVUE MOUVEMENTS

Depuis novembre 1998, la revue Mouvementsalimente le débat social culturel et politique dans une perspective résolument ancrée à gauche. Elle est animée par une équipe pluraliste, tant par les profils socioprofessionnels que politiques.

Repenser la gauche

Mouvements scrute avec attention les transformations qui agitent notre société. Des questions aussi diverses que la flexibilité du travail, l’école, les transformations à l’Est, l’expertise, la famille, l'alternative au social-libéralisme, le Hip-Hop, l'humanitaire ont fait l’objet de dossier fouillés et originaux.

Mouvements travaille à sa façon à une refondation de la pensée de la gauche. Cela implique de promouvoir une démarche résolument réformatrice accrochée à un horizon radical de transformation sociale. Une démarche qui associe en permanence la résistance et le projet, la protestation et l'alternative, l'audace et le réalisme transformateur.

Des rubriques diversifiées

Outre un dossier thématique, on trouve dans chaque numéro des rubriques diversifiées permettant d'aborder les grands thèmes de la période aussi bien sur le plan politique que culturel ou de société dont un grand entretien avec un chercheur important, mais aussi un « journal européen » offrant un aperçu des débats en cours dans tel ou tel pays du continent.

Enfin, dans chaque numéro, l'actualité des livres est largement traitée.

Table des matières

Editorial
I / Décomposition

Dépassement ou effacement du Parti socialiste ? (2012-2017), par Rémi Lefebvre
L'évidement idéologique du Parti socialiste, par Rafael Cos
Pourquoi la gauche de gouvernement a-t-elle oublié le travail, par Dominique Méda
Un quinquennat contre l'écologie, par Patrick Farbiaz
La gauche et la diversité : une occasion manquée, de nouveau, par Vincent Tiberj
Républicanisme critique et religion, par Cécile Laborde
Paysage féministe après la bataille, Collectif
À gauche de la gauche. Des partis entre désenchantement social et vide stratégique : les « petits » partis de gauche et leurs échecs. Table ronde avec Ugo Palheta, Vanessa Jérôme, Paul Boulland et Julian Mishi
II / Recomposition et expériences : la gauche ailleurs
La social-démocratie en Europe : crise terminale ou nouveau champ de bataille, par Fabien Escalona
Podemos : l'irruption d'un nouveau parti politique en Espagne, par Héloïse Nez
Entre cigale et fourmi : regards sur la polituque économique de la gauche au Brésil. Entretien avec Pierre Salama
Face à Trump, quel avenir pour la gauche aux États-Unis ?, par Jim Cohen et Julien Tapin
Jeremy Corbyn et le parti travailliste, par Pierre Walthéry
Une barricade de mots pour défendre la ZAD
L'antiracisme politique et la gauche, une alliance possible ? Le point de vue d'Alcir, par Malika, Karen et Bertrand
Itinéraire
« Le travail, cet impensé de la gauche ». Entretien avec Danièle Linhart.