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À voir ou à revoir : Square(s) Idée avec Pierre-Jean Luizard et François Burgat
ce soir sur ARTE

* Square idée avec Pierre-Jean Luizard, auteur du Piège Daech, à 00 h45: "quelles sont les motivations qui animent de jeunes Occidentaux à s’engager dans le Djihad ?" avec la sociologue allemande, née à Istanbul, Nécia Kelek.

 

* Square idée avec François Burgat, auteur de Pas de printemps pour la Syrie, à 1 h 15 : débat autour de la question du terrorisme avec Florence Gaub, experte en stratégie et sécurité.

 

Ça veut dire quoi « faire son deuil » ?
Réécouter Vinciane Despret dans La Grande Table (France Culture)
Au-delà de cette injonction à rompre avec nos morts, à « faire sans », Vinciane Despret, philosophe et auteur de l'essai Au bonheur des morts, replace les défunts au coeur de la vie et explore les rituels singuliers des vivants pour les accueillir et leur permettre de continuer à habiter le présent.

 

Une belle conversation avec Caroline Broué et Mathieu Potte-Bonneville.

« Nos responsables politiques ont tendance à refuser toute explication »
Pour patienter : interview de Bernard Lahire par Marion Rousset à lire dans Télérama

« Depuis les attentats du 13 novembre, le flot des commentaires ne s'est pas tari. Certains d'entre eux – dans la classe politique notamment, et récemment encore dans la bouche de Manuel Valls – remettent en cause de façon plus ou moins directe les travaux de sociologie soupçonnés d'« excuser » les horreurs perpétrées par les auteurs des attentats. »

Le livre de Bernard Lahire, Pour la sociologie. Et pour en finir avec une prétendue « culture de l’excuse » (en librairie le 7 janvier 2016)

Pour lire l'interview...

Derniers jours pour l'exposition The Velvet Underground New York Extravaganza
à la Philharmonie de Paris
À partir de documents d’archives, inédits pour la plupart (photos, photogrammes de films, pochettes, affiches, fanzines, lettres, témoignages, poèmes), cette exposition à la Philharmonie de Paris restitue l’expérience sonore, visuelle, émotionnelle de la scène underground new-yorkaise, là où toutes les extravagances étaient permises.

 

Pour accompagner cette visite, le catalogue de l'exposition qui explore la genèse et l’histoire de ce groupe ignoré par le succès durant sa brève existence (1965-1970) malgré sa collaboration haute en couleur avec Andy Warhol. Ainsi que l'album, une version "48 pages" du catalogue regroupant les moments forts de l'exposition (en librairie le 14 avril).

 

Pour feuilleter le catalogue de l'exposition

ACTUALITÉ - Bruxelles condamnée pour son inaction dans le dossier des perturbateurs endoctriniens

« Il n’y a, bien sûr, pas de condamnation pécuniaire, mais le coup est rude. Le Tribunal de l’Union européenne a condamné la Commission européenne, mercredi 16 décembre, pour "avoir manqué à [ses] obligations" sur le dossier des perturbateurs endocriniens (PE). » écrit Stéphane Foucart pour Le Monde.
 
Mais pourquoi la Commission européenne n'a-t-elle toujours pas défini, et donc réglementé, les perturbateurs endocriniens pourtant lourdement suspectés de participer à l’augmentation des maladies « modernes » comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité ?
 
 
À (ré)écouter  : Terre à terre sur France Culture, présenté par Ruth Stegassy avec Stéphane Horel.
Bowie et nous

Pour tous ceux que David Bowie a accompagnés, nous avions publié en 2015 pour la Grande exposition qui lui était consacrée à  la Philharmonie de Paris :
Bowie, philosophie intime de Simon Critchley

« Comme ce fut le cas pour nombre d’adolescents anglais, tout a commencé le 6 juillet 1972. Ce jour-là, Bowie passait dans l’émission musicale culte de la BBC, Top of the Pops, pour chanter « Starman » - une performance à laquelle assista plus d’un quart de la population britannique. Lorsque cette créature aux cheveux orange, vêtue d’une combinaison de félin, passa son bras avec une nonchalance voluptueuse autour des épaules de Mick Ronson, je fus carrément sidéré. Ce ne fut pas tant la qualité de la chanson qui me frappa. Ce fut le look incroyable de Bowie. son aura sexuelle, son aplomb et son étrangeté. Ce mélange d’arrogance et de vulnérabilité était tout simplement hallucinant. L’expression de son visage trahissait une sorte de clairvoyance – une porte ouverte sur un monde de plaisir inconnus. […] J’avais douze ans. Ma vie venait de commencer. »

 

 

Bulletin #3
Retour sur les livres de la rentrée 2015

Retrouvez l'intégralité des livres parus entre août et décembre 2015 sous la forme de notre bulletin numérique.

 

Pour le feuilleter en ligne

 

Pour le télécharger et/ou l'imprimer

À offrir ou à s'offrir : L'usage du monde
Le livre culte de Nicolas Bouvier

À l'été 1953, un jeune homme de 24 ans quitte Genève et son université à bord de sa Fiat Topolino.

Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus long en Bourgogne, en Finlande, en Algérie, en Espagne, puis en Yougoslavie, via l'Italie et la Grèce. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l'Iran, Kaboul puis la frontière avec l'Inde.

Il est accompagné de son ami, Thierry Vernet, qui documentera l'expédition en dessins et croquis.

Retrouvez le récit de ce fabuleux voyage dans cette édition grand format de L'usage du monde, où les dessins de Thierry Vernet prennent toute leur ampleur.

 

Décembre 1915 : Neuville-Saint-Vaast
Le témoignage de Louis Barthas sur les fraternisations pendant la Première Guerre mondiale

Une nuit cependant qu’il pleuvait à torrents l’eau envahit l’abri et descendit en cascade les marches des deux escaliers. […]

 

Le lendemain 10 décembre en maints endroits de la première ligne les soldats durent sortir des tranchées pour ne pas s’y noyer ; les Allemands furent contraints d’en faire de même et l’on eut alors ce singulier spectacle : deux armées ennemies face à face sans se tirer un coup de fusil.

 

La même communauté de souffrances rapproche les cœurs, fait fondre les haines, naître la sympathie entre gens indifférents et même adversaires. Ceux qui nient cela n’entendent rien à la psychologie humaine.

 

Français et Allemands se regardèrent, virent qu’ils étaient des hommes tous pareils. Ils se sourirent, des propos s’échangèrent, des mains se tendirent et s’étreignirent, on se partagea le tabac, un quart de jus ou de pinard.

 

Ah ! si l’on avait parlé la même langue ! […]

 

Ah ! que n’étiez-vous là, rois déments, généraux sanguinaires, ministres jusqu’au-boutistes, journalistes hurleurs de mort, patriotards de l’arrière, pour contempler ce sublime spectacle !

 

Extrait de l'ouvrage Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918